Catégorie : 2026: Berlin – Paris

  • Jour 15 : Provins 🚲 Paris

    Jour 15 : Provins 🚲 Paris

    Après une excellente nuit de sommeil bien au frais grâce à la climatisation, nous voilà sur nos vélos, parés pour l’ultime chapitre de cette épopée. Au programme du jour : 85 km (prévisionnels) à la conquête du Provinois et des portes de Paris !

    À 8h30, sous un très doux 14°C, nous donnons nos premiers coups de pédale.

    #PremiersCoups

    Les routes du Provinois sont agréables, bien qu’un peu monotones : des champs à perte de vue, coupés par quelques bosquets de bois.

    #DesChamps
    #DesChamps
    #DesBois

    En observant ce paysage qui défile, mon esprit vagabonde. Je repense à tout ce chemin parcouru depuis le premier jour, à nos aventures, nos doutes, nos fous rires, nos calories brûlées… Ce voyage a eu un air de pèlerinage moderne pour nous ramener vers notre ancien Heimat.

    La minute philo : C’est quoi le Heimat ?

    Ce mot allemand est quasiment intraduisible en français. C’est bien plus que la « patrie » ou la « maison » : le Heimat, c’est ce lieu refuge où l’on se sent profondément chez soi, lié par les souvenirs, les odeurs, les proches et l’histoire personnelle. En quittant Berlin pour pédaler jusqu’à Paris, nous avons tissé un pont physique entre notre Heimat d’adoption et notre Heimat de cœur.

    Rapidement, nous rejoignons le Chemin des Roses, cette superbe voie verte aménagée sur une ancienne ligne de chemin de fer.

    #CheminDesRoses

    En roulant sous ce tunnel de verdure, je pense à vous, chers lecteurs. C’est quand même une sacrée aventure : partir de Berlin, traverser des régions entières à la force des cuisses, pour finalement arriver à Paris et retrouver la famille, les beaux-parents, les amis… et surtout Odessa !

    #Odessa

    Sur fond de Love sis in the air , ma chanson officielle du jour,  je repense à notre petite poulette d’amour. Vous avez été tellement nombreux à nous demander des nouvelles d’elle tout au long de notre voyage ! (Ou de mes cheveux 🤣)

    Aujourd’hui, ces derniers kilomètres, on les pédale un peu pour vous, avec vous, et tout particulièrement pour elle. 🐶❤️

    #LoveIsInTheAir❤️

    Mais trêve d’émotion, l’appel du ventre me ramène à la réalité. À 12h00 précises, après 60 kilomètres au compteur, l’heure du tout dernier pique-nique du périple a sonné. Au menu : un classique sandwich à la rosette !

    #BonAppétit

    et surtout, surtout… un ultime flan pâtissier pour honorer la tradition jusqu’au bout !

    #PassionFlan

    Après cette pause gourmande, nous reprenons la route.

    #SurLaRoute

    Très vite, la tranquillité rurale s’efface : nous rattrapons l’agglomération parisienne. 

    #RegionParisienne

    Nous revoilà plongés dans les « joies » des aménagements cyclables de la banlieue : un patchwork un peu décousu où chaque municipalité y va de sa petite touche, ce qui ne facilite pas toujours la navigation, mais offre une immersion brute dans le décor urbain. 

    #Brut

    Et puis… enfin Paris !

    #BoisDeVincennes

    Le spectacle des arbres calcinés par les canicules successives nous fend le cœur.

    💔💔💔

    Des trémolos dans la gorge, les jambes qui tremblent légèrement sous le coup de l’émotion et de la fatigue, nous mettons le cap sur la place Félix Éboué.

    Et enfin… la rue du Rendez-Vous !

    Ce n’est pas sans une vive émotion que nous posons pour un selfie sous la plaque de cette rue parisienne où nous avons vécu pendant une quinzaine d’années, notre Heimat.

    Le temps de s’accorder un Perrier en terrasse, la tête pleine de souvenirs de notre ancienne vie ici, et nous repartons pour l’assaut final vers la Seine-Saint-Denis (le 93) pour les retrouvailles tant attendues avec Odessa.

    Il est 16h00. 95 kilomètres au compteur aujourd’hui. Et enfin, les retrouvailles ! 

    #LoveIsInTheAir

    Voilà, chers lecteurs : la boucle est bouclée.

    Depuis de nombreuses années, nous rêvions de réaliser ce périple. Un pèlerinage, un hommage à notre passé parisien et un salut à notre nouvelle vie berlinoise… Et nous l’avons fait !

    #DernierSelfie

    Mais pour le grand bilan, les chiffres fous et les anecdotes, ce sera dans un article dédié. Alors restez connectés ! 😉

    #RecapDuJour
    #Paris

  • Jour 14 : Chaource 🚲 Provins

    Jour 14 : Chaource 🚲 Provins

    Comme toujours, le réveil est matinal, au moins pour moi ! Je profite de la première fraîcheur matinale en observant le spectacle attendrissant du pré à côté : deux vaches en train de se faire des bisous. Un moment trop mignon que je savoure tout en buvant mon premier café au lait de la journée et en finalisant l’article de la veille.

    #LoveIsInTheAir

    Pour bien lancer la machine, on attaque ensuite avec un petit-déjeuner digne de ce nom. 

    #Nutella 😋

    Au programme du jour : une longue étape de 115 km pour rejoindre Provins, mais heureusement avec un dénivelé beaucoup plus clément que la veille ! #YavaitBesoinLà

    #GoGoGo

    Dès les premiers kilomètres, nous replongeons dans la « diagonale du vide », toujours et encore. De longs rubans d’asphalte perdus au milieu de nulle part.

    #SeulAuMonde

    Au passage, on croise quelques noms de lieux familiers qui nous font sourire… Armance, si tu nous lis, cette photo est pour toi ! 😜 

    Joyeux anniversaire 🎉

    Et le calme, toujours le calme.

    #SeulAuMonde

    Rapidement, nous arrivons à Troyes. Un peu de culture et d’architecture dans ce monde de brutes ne nous fera pas de mal !

    Cathédrale Saint-Pierre & Saint-Paul

    C’est parti pour une visite !

    La minute patrimoine : La cathédrale de Troyes est une merveille de l’art gothique, mondialement connue pour la richesse exceptionnelle de ses vitraux (plus de 1 500 m^2 de verrières !). Du XIIIe au XIXe siècle, les plus grands maîtres verriers y ont sculpté la lumière, créant une véritable bible de verre aux nuances de bleus et de rouges incomparables. 

    Tout simplement splendide

    C’est un lieu majestueux qui invite immédiatement à l’émerveillement, à la méditation et au recueillement. Dans le silence sous les voûtes, nous avons une pensée émue pour les proches que nous aimons et qui nous ont quittés, et nous brûlons chacun un cierge. 🙏🕯️

    Après cette parenthèse, nous remettons les casques et reprenons notre route. Le tracé nous mène cette fois le long du canal de Haute-Seine. Cet ancien canal de navigation, bordé d’arbres et de vieilles écluses, offre un cadre de roulage particulièrement zen et reposant. 

    #LeLongDuCanal

    À 11h45, au kilomètre 45, la sonnette de l’estomac retentit : l’heure du traditionnel sandwich (rosette-cornichons) a sonné !

    #Simple&Efficace

    À 12h45, kilomètre 60 : drame (ou presque) ! La première crevaison de tout notre périple ! Heureusement, nous sommes rodés, le changement de chambre à air est expédié dans les règles de l’art.

    #BricolBoy

    À 13h45, kilomètre 75 : l’heure du flan a sonné !

    #PassionFlan

    La minute gourmande : pour ceux qui suivent nos aventures depuis plusieurs années, vous n’êtes pas sans savoir que je voue un véritable culte au flan pâtissier et à toutes ses déclinaisons… Il fallait bien que ce moment sacré arrive sur le parcours ! Une pause gourmande validée à 100 %. 🍮😋 🤣

    On repart, l’esprit léger et le ventre plein, toujours le long du canal. C’est beau un canal : c’est calme, paisible… et surtout, c’est plat (ou presque !) 😅

    #Canal

    La minute histoire : le canal de Haute-Seine, pensé dès le Premier Empire par Napoléon Ier pour relier Paris à la Bourgogne et désenclaver l’Aube, le canal de Haute-Seine a été aménagé au XIXème siècle pour faciliter le transport du bois, du charbon et des marchandises vers la capitale. Jamais totalement achevé dans son projet initial et progressivement délaissé par la batellerie commerciale face au rail, il offre aujourd’hui aux cyclotouristes une voie d’eau paisible, bordée d’écluses pittoresques et d’une nature préservée.

    Étienne nous dégotte ensuite un petit itinéraire alternatif : une supposée « piste » qui s’avère être un chemin de terre bien sauvage. Heureusement que nous sommes équipés en Gravel ! 

    #SurLesChemins

    Même les arbres tombés en travers du passage ne parviennent pas à nous arrêter.

    Petit test d’agilité 😅

    La fin de l’étape se fait à travers champs. Nous approchons doucement de la Seine-et-Marne rurale… et il faut dire que ça nous change des forêts vosgiennes ! 🌾

    Je suis quelque part au loin sur la photo hein 🙈

    Oh la jolie centrale nucléaire 😅

    Et finalement, après 116.5 kilomètres d’efforts et de découvertes, Provins se dévoile enfin ! La cité médiévale fortifiée est toujours aussi splendide. 🤩

    #Sellefie devant l’église Saint-Croix

    Le temps d’un petit tour de ville, et d’une bière parisienne bien méritée (la Gallia) :

    Il est beau hein ☺️

    Que voilà le temps de vous abandonner pour une bonne nuit de sommeil avant notre dernière étape : Paris !

    À demain pour notre dernière aventure !

    #RécapDuJour
    #RécapGénéral
  • Jour 13 : Langres 🚲 Chaource

    Jour 13 : Langres 🚲 Chaource

    Julien ayant pris une journée de retard, je prends le relai pour l’étape de ce jour. 

    Nous nous réveillons tous les deux bien fatigués par les agapes de la veille… Il nous faut pourtant reprendre la route, l’étape ne s’annonce pas de tout repos. Pas de gros cols mais les régions que nous traversons ne sont qu’une longue succession de coteaux.

    Dents de scie…

    Le départ est chaotique. J’ai du mal à trouver l’itinéraire, le GPS m’agace… je regrette (presque) les excès de la veille. Il en faut plus pour nous arrêter, et nous voilà vite prêts à attaquer la première côte.

    #CaGrimpe

    Le reste de la matinée se déroule bien. La campagne est belle et les villages nous semblent beaucoup plus riches que la veille.

    Magnifiques forêts
    #MaginfiqueVillage

    Nous nous arrêtons déjeuner au bord de l’Aube. C’est le retour du fameux taboulé !

    L’Aube
    #miam

    Nous reprenons la route. Toujours très belle. Nous souffrons beaucoup moins de la chaleur mais nous devons affronter un méchant vent d’ouest. La vue de la Seine nous donne un peu de baume au cœur et nous rappelle que nous approchons.

    #LaSeine

    Forcément, en cœur nous entonnons la fameuse chanson Vanessa Paradis & M – La Seine !

    Nous en sommes à la septième côte et nous atteignons les fameux vignobles de Champagne (Les Riceys). La vue est splendide.

    #Champagne !
    #Sellefie

    Amis lecteurs, merci Étienne pour ce soutien sans faille… mais pour le citer « c’est quand même du boulot d’écrire les articles ! »

    Après Les Riceys, la fatigue commence à se faire sérieusement sentir. Etienne avance envers et contre tout ou tous d’ailleurs 😅

    #IlEstQuelquePartAuLoin

    De mon côté, je me traîne, j’ai mal au jambes, aux genoux, à des parties de mon corps que je ne soupçonnais pas, le moral chute… j’ai l’impression que c’est sans fin !

    Mais est-ce vraiment une impression ? 😅

    Mais j’ai fait plus, nous avons avons franchi le col du Saint-Gothard, le col du Grand-Saint-Bernard, le col du Puy Mary, le col de la Schlucht… bref, il en faut plus pour nous arrêter !

    Etienne revient au clavier : Les lecteurs les plus observateurs auront remarqué qu’il s’agit de la troisième étape dans une ville connue pour son fromage, après Munster et Langres. Ce n’est pas un hasard ! Lorsque je prépare le trajet, mon œil s’arrête toujours sur les noms qui me sont familiers – que ce soit des noms de maison célèbre (la Maison de Wettin), des batailles (Iéna) ou des fromages, probablement également à cause d’une déformation très ambertoise.

    Après une douche bien nécessaire, c’est l’heure de la bière bien méritée, au vert.

    Julien écrit l’article d’hier…

    Et surtout le temps de déguster un spécialité du coin : l’andouillette (de Troyes) !

    Andouillette dans sa croustille 😋

    En bref ? Encore une belle étape très exigeante à la découverte du champenois !

    #QuandMemeHein 😅
    #Periple
  • Jour 12 : Ailleviller 🚲 Langres

    Jour 12 : Ailleviller 🚲 Langres

    Oyez, oyez, braves gens et fidèles lecteurs !

    C’est après une nuit d’orages et de tempêtes, en ce quatrième jour du mois d’août de l’an de grâce 2026, au chant du coq (ou plutôt au bip impitoyable du GPS) que nous prîmes la route pour la Comté !

    #Ready

    C’est le cœur vaillant, le corps ragaillardi et l’esprit apaisé (enfin, pas trop non plus après les coups de tonnerre de la nuit !) que nous nous élançâmes à la conquête de ces terres vallonnées, situées à la croisée des chemins entre les Vosges et le Pays de la Vôge. 

    #SurLaRoute

    La nuance est subtile, amis lecteurs : la première est un département historiquement rattaché à la région Lorraine, tandis que la seconde nous fait basculer en Haute-Saône, terre de Franche-Comté !

    Ici, peu d’âmes y vivent. C’est le royaume où la fameuse « diagonale du vide » prend tout son sens. Au fil des kilomètres, nous croisons bien plus de cheptels que de figures humaines ! 

    #LesVaches

    Sur cette terre sacrée de Haute-Saône, terre ancestrale de mes aïeux, chaque coup de pédale résonne comme un hommage au passé. Un hommage à mon père, un hommage à mon grand-père. Traverser les forêts épaisses, franchir les ruisseaux et longer les prairies verdoyantes de mes ancêtres donne à notre périple une dimension presque mystique. Et le charme désuet des quelques hameaux assoupis que nous traversons ne manque pas de me plonger dans mes souvenirs d’enfance. 

    #CharmesDésuets

    Ici, tout n’est que calme et quiétude. 

    Le calme

    Chaque croisement de chemin me ramène à mes origines.

    Vesoul 😊

    Nous poursuivons notre chevauchée, le cœur vaillant, les jambes fortes et l’esprit à la rêverie. La solitude absolue de ces paysages sauvages y invite naturellement.

    #SeulAuMonde

    Après une cinquantaine de kilomètres (ou de lieues, devrais-je dire !), nous décidons de reposer nos fidèles destriers de métal et nos jambes éprouvées. 

    #Hâlte

    Ici, le temps semble littéralement s’être arrêté.

    Pour restaurer les forces des chevaliers du cycle, place au festin : le fameux Pâââté Lorrain (à prononcer avec l’accent traînant du charcutier et de mon grand-père !).

    #Miam

    La minute gourmande : Pour ceux qui l’ignorent, le Pâté Lorrain est la plus ancienne spécialité de la région (mentionnée dès 1392 !). Il s’agit de morceaux de porc et de veau marinés dans du vin blanc, de l’échalote et des herbes, le tout enveloppé dans une pâte feuilletée croustillante et dorée. Un régal qui tient bien au corps !

    Après cette halte salvatrice, nous reprîmes la route, toujours seuls au monde.

    Il fait chaud, très chaud. Le dénivelé cumulé commence à peser dans les cuisses et mon esprit commence doucement à délirer au rythme du pédalage sous le cagnard. Je me prends pour le Capitaine Haddock complètement déshydraté dans le désert dans Coke en Stock, voyant des mirages partout ! Puis je repense à Obélix qui chante « Quand l’appétit va, tout va ! » en voyant voler des cuisses de sanglier rôties… Pas de doute : j’ai soif, affreusement soif !

    Tout n’est que solitude et chaleur.

    Au kilomètre 70, nous croisons enfin quelques âmes humaines. Qu’à cela ne tienne ! Qu’importe qu’ils soient inconnus, je les aborde, alors qu’ils sont affairés à des tâches dans leur jardin, pour leur demander humblement s’ils n’auraient pas la bonté divine de remplir nos gourdes asséchées. Avec une immense gentillesse, ils s’exécutent. Me voilà paré pour la fin du voyage !

    Soif, boire 😆

    Au kilomètre 85, traversée d’une petite bourgade dotée d’un charmant Proxi Market. L’opportunité idéale pour acheter à boire, à boire et encore à boire (et un peu à grignoter), avant de s’offrir une pause bien méritée à l’ombre fraîche des marronniers sur la place de l’église. 

    Ça va mieux 😅

    Mais trêve de rêvasserie, la cité fortifiée de Langres, perchée sur son haut plateau imprenable, nous attend !

    C’est reparti pour les ultimes kilomètres sous un soleil de plomb. Et enfin… après plus de 100 kilomètres et 1090m de dénivelé cumulé, Langres se dresse devant nous !

    #Langres

    Une dernière ascension mémorable pour atteindre les remparts de la ville natale de Diderot, et nous voilà déjà attablés au restaurant gastronomique La Bulle d’Osier.

    La Bulle d’Osier est une pépite gastronomique qui rend hommage au patrimoine local. Le nom même du restaurant est un clin d’œil direct à la vannerie, savoir-faire séculaire et emblématique du pays de Langres. Dans une ambiance intime et raffinée, le chef (Valentin Loison) y propose une cuisine d’auteur créative, mettant à l’honneur les produits d’exception du terroir champenois et des producteurs passionnés de la région.

    Valentin Loison, 32 ans, chef doublement étoilé !

    Au menu ce soir : une formidable découverte culinaire du terroir champenois déclinée en 8 services.

    Notre Top 4 de cette expérience exceptionnelle :

    Top #1
    L’Artichaut de saison, sublimé dans toute sa fraîcheur et sa délicatesse.
    Top #2
    L’Échalote macérée et sa soupe à l’oignon déstructurée, un hommage d’une finesse incroyable aux classiques du terroir.
    Top #3
    La selle d’agneau et ses abats, un véritable régal de cuisson et de saveurs concentrées.
    Top #4
    Le millefeuille de brocard (jeun cerf) et son curry vert, une association extraordinaire portée par un curry tout simplement magistral.

    Il ne me reste plus qu’à vous saluer, très chers et fidèles lecteurs. J’espère de tout cœur que vous aurez apprécié cette ode à la terre de mes ancêtres, à la beauté sauvage de la diagonale du vide et aux plaisirs simples – mais intenses ! – de la bicyclette.

    #RecapDuJour
    #RecapDuPériple
  • #11 : L’étape des 3 cols ⛰️

    #11 : L’étape des 3 cols ⛰️

    Bonjour à tous !

    Aujourd’hui, on passe aux choses sérieuses : le mode grimpeur est officiellement activé, comme vous l’aurez compris avec le titre ! Parce que les contreforts des Vosges c’est bien gentil, mais pour rejoindre Paris, il nous faut bien finir par les traverser ! 😅

    #Prévisionnel

    À 8h30, on attaque directement le plat principal avec le col de la Schlucht.

    #CestParti

    Au programme : une belle et grande ascension de 19 km de long pour avaler environ 1 000 m de dénivelé positif. Histoire de bien se mettre en jambes dès le matin ! C’est parti 😁.

    Les routes de montagne sont définitivement les plus belles, même si ce sont aussi les plus exigeantes.

    #OnAime

    Bon, voilà, nous on va tout là-haut… 

    Et avec le sourire SVP !

    Force est de constater que la route est absolument superbe. Ce n’est pas pour rien que la Schlucht est l’un des grands classiques du Tour de France ! Franchi pour la première fois par le peloton en 1931, ce col a vu passer les plus grandes légendes du cyclisme, d’Eddy Merckx à Thomas Voeckler. Non mais regardez-moi ces paysages !

    Avouez que c’est beau 🤩

    Allez, trêve de rêvasserie, on grimpe, on grimpe. À chaque kilomètre, la borne nous rappelle les kilomètres restants et le dénivelé déjà effectué. Allez, plus que 8 km et déjà 755 m de hauteur ! 

    #CestPasEncoreFini?

    Le thermomètre affiche déjà 28°C, on surchauffe, on transpire, mais qu’est-ce que c’est beau ! 🤩

    #OnSouffreMaisOnAimeÇa

    Et dans ma tête, « On avance, on avance, on avance… C’est une évidence, on n’a pas assez d’essence pour faire la route dans l’autre sens… ». C’est un peu la chanson du jour, non ?

    Avis aux amateurs : Alain Souchon – On Avance

    Allez, plus que 5 km et déjà 898 m d’altitude.

    #GoGoGo

    Mais que c’est beau !

    🤩🤩🤩

    Plus que 1 km et « déjà » 1 089 m.

    #FeelingLikeEddyMerxx

    Mais encore une fois, quelle vue !

    Cette vue 🤩

    Et voilà, sommet ! 19 km d’ascension bouclés en 1h49 pour moi, hors pauses GPS (parce qu’il ne faut pas déconner, on a 3 cols au programme aujourd’hui, j’ai pas envie de me gourer et d’en faire 5 ou 6 ! 😅).

    Étienne, lui, l’avale en 1h39 sans aucune pause (oui, c’est lui le boss du GPS ! 😅). Et hopla, comme on dit en alsacien !

    #TropDesStars

    Pour la minute culture générale, nous quittons ici officiellement l’Alsace pour pénétrer dans le département des Vosges. Entre 1871 et 1918, à l’époque où l’Alsace-Moselle était annexée par l’Empire allemand, ce col marquait la frontière physique et douanière entre la France et l’Allemagne. Pédaler ici, c’est rouler sur une ancienne ligne de démarcation impériale !

    Mais on n’est pas là pour rigoler, c’est parti pour le second col ! On redescend un peu, et hopla, on remonte ! Cette fois-ci, direction le col des Feignes sous Vologne, culminant à 954 m d’altitude.

    #OnEstPasLàPourRigoler

    Peu après le col, surprise : un bretzel sauvage qui se baladait au milieu des sapins !

    🥨🥨🥨

    Et hop, miam !

    Attention, je guette si j’en vois pas d’autres 😅
    Etienne est plus peace que moi sur ce coup 🥨

    Après cette pause roborative, on repart pour le troisième et dernier col de la journée. On descend à nouveau, et on remonte. La chaleur commence sérieusement à se faire sentir, le thermomètre affiche déjà 33°C. 

    On ne s’en lasse pas (enfin si un peu les jambes quand même hein)

    Enfin, au kilomètre 40, nous atteignons le col de la Croix des Moinats, à 891 m d’altitude.

    Ça mérite bien un petit selfie 🤳

    En basculant de l’autre côté, le thermomètre s’affole et grimpe à 35°C. Ici, malheureusement, tout est cramé par la chaleur, cela fait de la peine à voir. 

    C’est moins vert 😕

    Même les vaches cherchent désespérément un coin d’ombre pour se mettre à l’abri du soleil.

    Toutes à l’abri !

    Tout n’est que désolation : les ruisseaux sont à sec, l’herbe est totalement jaune, les arbres sont en souffrance et les bouleaux meurent sur pied… 😔

    😞😞😞

    Sous cette canicule, une pause s’impose pour ménager les organismes. Halte salvatrice de 20 minutes à Remiremont, l’occasion pour nous de s’enfiler pas moins d’un litre et demi de boisson fraîche, dont un excellent milkshake au chocolat. 

    #UnPeuDeFraicheur

    On reprend la route direction Plombières-les-Bains. Ce petit bijou architectural est une célèbre ville thermale dont les eaux étaient déjà prisées par les Romains, puis plus tard par Louis XIV, Napoléon III et Joséphine. C’est ici qu’a été signée la fameuse « entrevue de Plombières » en 1858, un accord secret pour l’unification de l’Italie. Malheureusement, la ville fait aujourd’hui de la peine à voir : beaucoup de bâtiments historiques semblent totalement laissés à l’abandon…

    Termes Stanislas, datant de 1295, reconstruit vers 1740 et à l’abandon
    #ArcadesDu19ème

    Après Plombières-les-Bains, nous reprenons une route un peu plus verte.

    #DuVert

    Nous franchissons une nouvelle frontière invisible et pénétrons en Bourgogne-Franche-Comté, la terre de ma famille paternelle !

    #Franche-Comté

    Je repense à mon grand-père, à Vesoul, à Bonnevent, à mon père qui nous a quitté, à toutes ces histoires qu’ils racontaient pendant les repas de famille, tous ces souvenirs d’enfant. Et sur cette grand route, sur la route de Vesoul, l’émotion.

    Finalement, après 85 km et 1 371 m de dénivelé positif cumulé, nous arrivons enfin à notre destination : Aillevillers-et-Lyaumont. Le temps pour nous de savourer une bonne bière fraîche :

    #EncoreUne 😜

    Et de déguster la grande spécialité locale : la carpe frite !

    #LeGrasCestLaVie

    A demain pour de nouvelles aventures !

    #Strava
    #Périple
  • #9 : Strasbourg 🚲 Kayserberg

    #9 : Strasbourg 🚲 Kayserberg

    On commence la journée avec un petit-déjeuner à 7h30. Oui, je sais, il y a un net relâchement après les deux dernières étapes XXL, mais ce sont les vacances, il faut quand même en profiter un peu ! 😜 Mon œil s’arrête immédiatement sur quelques spécialités bien de chez nous, et très locales. Au menu (entre autres) :

     • Mini-bretzel alsacien

    • Une « petite » (grosse) part de Kouglof

    • L’incontournable pain au chocolat (ou chocolatine pour les sudistes, mais on est en Alsace !)

    #Petit-déjeuner

    Y’a rien à dire, en France, et pour le coup en Alsace, on sait y faire avec le beurre et le sucre ! 😋

    À 8h45, nous sommes sur les vélos. Au programme du jour : un prévisionnel de 85 km et 480 m de dénivelé cumulé pour rejoindre le village de Kaysersberg. 

    #Previsionnel

    La sortie de Strasbourg est étonnamment calme et paisible malgré la taille de l’agglomération, un peu « à l’allemande » avec des aménagements bien pensés. 

    #Easy

    Nous longeons de longs canaux, à l’abri des platanes, avec un thermomètre qui affiche déjà un doux 23°C à 9h30. 

    #SurLesBordsDeCanal

    Pendant ce temps, mon esprit erre comme à son habitude. Je repense à mon Kouglof matinal, à mon pain au chocolat, à la choucroute royale d’hier soir, aux Maultaschen de l’avant-veille, à mon Rhabarberschorle adoré de Dessau… et forcément, un air entêtant et complètement absurde vient me bercer l’esprit : « Rhabarberbarbara ».

    Minute musicale: Barbaras Rhabarberbar – enjoy !

    Trois choses à savoir :

    • les allemands sont fans de rhubarbe et moi aussi, d’où le Schorle à la Rhubarbe et la chanson,

    • la chanson a fait un buzz sur les réseau sociaux il y a quelques temps,

    • je trouve qu’elle a des airs de Bobby Lapointe en version remix 2025 et allemande 😅

    En fredonnant, je repense soudain à une réflexion de ma belle-maman, un hiver il y a quelques années, qui m’avait lancé : « Bah alors Julien, on fait pousser le bidou ? » 😅 #CitationDuJour

    PS: je l’avais mérité, je faisais 6 ou 7 kilos de plus qu’aujourd’hui hein 🙈

    Sur cet air musical entêtant, une question existentielle me traverse l’esprit : mais au fait, ton blog, c’est un blog de voyage à vélo ou un compte de foodporn ? 😅

    C’est là que je commence mes calculs mentaux de haute voltige. Alors, en moyenne, on brûle 450 kcal par jour en activité modérée, mais moi je brûle plutôt 900 en temps normal. En ce moment, sur nos étapes, je dois tourner autour de 2 300 kcal d’effort pur. Donc 3×9 = 24… attendez, si je retire 3… Bon, je m’y perds complètement, exactement comme quand j’essaie de compter mes longueurs à la piscine ! 😅

    #MeSolvingMaths

    Mais revenons à nos moutons ! Pourquoi est-ce que je parle autant de nourriture ? Déjà, ceux qui nous connaissent le savent : on aime ça, on ne va pas se mentir. Mais regardez un peu ce graphique très sérieux que j’ai créé avec Gemini.

    Avec tout ce qu’on pédale, on tourne à un équivalent métabolique de 6 repas par jour !!! Alors forcément, on pense beaucoup à la bouffe sur nos vélos et on engloutit tout ce qu’on trouve. #LaBonneExcuse 😅

    Mais bref de digression culinaire, pédaler il nous faut encore ! Nous croisons de très jolis villages typiques. 

    #JoliVillage

    Nous profitons de notre passage à Obernai pour flâner un peu et s’imprégner de la beauté de la région. Il faut dire que c’est vraiment splendide, avec ces maisons à colombages fleuries et ces ruelles pavées.

    Petite pause pour les vélos
    Centre-ville
    Église St Pierre St Paul

    On reprend la route. À 12h00, pile au kilomètre 50, une autre pause s’impose. Car oui, on pédale, mais il faut aussi vivre le moment présent ! Pour le déjeuner, ce sera un grand moment de gastronomie : un taboulé oriental de chez Carrefour Market, dégusté sur le pouce. 

    #J’adore #Epicurien

    Allez hop, encore 35 kilomètres. Nous repartons profiter des contreforts des Vosges, de ses coteaux viticoles verdoyants et de ses magnifiques villages typiques de la Route des Vins. Les Vosges sont magnifiques sous le soleil… on adore !

    #LesVosges
    Place du Marché à Barr

    On alterne coups de pédales réguliers et petites pauses stratégiques pour se préparer physiquement pour ce soir (attention suspens !).

    #Coups2pédales
    #Pause

    On profite un maximum malgré la chaleur qui s’est installée, enfin il ne fait pas si chaud mais il fait très très lourd 🥵

    #Sellefie
    #Pause

    Finalement, au bout de nos 85 km, la superbe cité médiévale de Kaysersberg se dévoile à nous, magnifique !

    #Centre-Ville
    #Petite-Riviere

    … Une fin d’étape magique ! Mais je vous avais parlé d’une surprise pour ce soir, non ?

    Pour clore cette journée en beauté (et honorer notre quota de 6 repas par jour), nous avons posé nos vélos pour nous attabler au Chambard, le restaurant doublement étoilé du chef Olivier Nasti, situé au cœur même du village. Autant vous le dire tout de suite : ce fut un moment exceptionnel, une claque gastronomique du début à la fin !

    Nous avons craqué pour le menu dégustation complet du chef. Si tout était parfait, notre Top 5 absolu revient sans aucun doute à :

    #1

    Le magistral Pithiviers de chevreuil d’été, exécuté à la perfection.
    #2
    Le surprenant tartare de cerf et caviar, un accord terre-mer d’une finesse incroyable.
    #3
    Son plat signature mythique : l’anguille fumée et farcie.
    #4
    Le premier dessert autour de la rhubarbe
    (et oui, encore de la rhubarbe, Barbara a encore frappé ! 🌾)
    #5
    Et pour finir, une incroyable tarte fine aux myrtilles sauvages des Vosges, accompagnée d’une déclinaison façon chou/croquembouche aux notes de myrtille et de sapin.

    Un véritable régal qui restera gravé dans les mémoires de ce voyage. On s’est fait plaisir, et après tant de kilomètres, on s’est dit qu’on l’avait bien mérité ! 😋✨

    (Oui mon Strava deconne un peu et montre toujours un peu plus de kilomètres 😅)
    #Périple
  • #1: Berlin 🚲 Bad Belzig

    #1: Berlin 🚲 Bad Belzig

    Et voilà, c’est parti pour la première étape de ce périple 2026 !

    Aujourd’hui, c’est un peu plus de 85 km (86,34 km très exactement !) qui nous attendent au cœur du Brandebourg. Au menu : des lacs, des rivières, des forêts et des champs.

    Le départ se fait à 9h30 sous la grisaille et dans la fraîcheur.

    C’est parti!

    Avec 15 degrés au thermomètre, certains diraient qu’il fait même froid 🥶

    On débute avec la sortie de Berlin, direction Wansee! Ville tristement célèbre pour sa conférence, mais aussi très prisée des berlinois pour ses lacs au coeur de la forêt de Grünewald.

    #Wansee

    Rapidement, nous quittons le Land de Berlin et pénétrons dans le Brandebourg, région de l’ex-RDA, direction Potsdam.

    Potsdam, capitale du Brandebourg, est une ville que j’aime beaucoup. Elle est à la croisée des chemins entre le baroque (notamment connu avec le château de Sans-Souci) et son architecture typique de l’ex-RDA.

    #Architecture

    En traversant la ville, comme souvent en ex-Allemagne de l’Est, force est de constater que nous n’avons guère fait mieux dans certains départements français… Mais laissons les polémiques de côté et profitons des vestiges du passé.

    #1976

    Le temps d’une halte pour acheter de quoi faire un poquer-nique, que nous voilà reparti, entre forêts, lacs, champs et silence.

    Au kilomètre 50, c’est décidé, nous nous arrêtons déjeuner! Au menu?

    Des chips 😋

    “Un pique-nique sans chips, c’est pas un pique-nique” il paraît 😆

    Petits sandwichs au pain noir, et surtout, surtout, un Zimtschneke 😋

    #Zimtschneke

    Alors, qu’est-ce que c’est?

    Le Zimtschnecke (plus facile à manger qu’à prononcer, pas d’inquiétude !) c’est une brioche roulée d’origine nordique qui est très populaire en Allemagne. Elle est garnie d’un mélange de beurre, de sucre et de cannelle, puis cuite jusqu’à être moelleuse et légèrement dorée. En bref ? C’est juste trop bon 🤤.

    Allez, trêve de gourmandise, il nous reste encore une trentaine de kilomètres à parcourir. Tout est calme et paisible. C’est extrêmement reposant malgré l’effort physique et… malgré le vent ! Car oui, nous l’avons de face depuis ce matin, et c’est parti pour durer. Faut avouer que le vent qui souffle en continu, c’est un peu saoulant !

    #SousLeVent

    Kilomètre 65 : une petite pause s’impose, surtout que le soleil se lève enfin, alors il faut en profiter !

    #Time4Break

    Bon, on rêvasse, mais il faut pédaler quand même et le vent est toujours de la partie. Mais on garde le sourire ! Mais on garde le sourire 😃

    #Smile

    C’est fascinant, le Brandebourg c’est quand même pas très beau, pas très riche, peu de ressources naturelles, quelques champs mais des terres peu fertiles, un climat peu clément et pourtant, ce land est cœur de l’histoire européenne moderne :

    • Berceau de la puissance prussienne
    • Siècle des lumières
    • Folie nazie
    • Ligne de front de la guerre froide
    • Reconstruction de l’Europe d’après-guerre

    En gros, sous ses airs calmes, plats et forestiers, le Brandebourg a été le théâtre des plus grandes ambitions, des plus grands drames et des décisions qui ont façonné le monde dans lequel on vit aujourd’hui. Une sacrée dose d’Histoire à méditer en donnant des coups de pédale face au vent !

    En parlant d’histoire moderne, quelques vestiges de la folie humaine…

    Monument aux morts de la première guerre mondiale, rajout d’une stèle sur le côté gauche pour la seconde guerre mondiale, et d’une autre sur le côté droit pour la guerre froide 😞

    Au bout de 86km, nous voilà arrivés à destination. Le temps de se relaxer au spa et d’une bonne bière qu’il me faut déjà vous laisser !

    #Spa

    À demain pour de nouvelles aventures 😉