Catégorie : De l’Ile d’Yeu à Ambert

  • #2 : Bad Belzig 🚲 Wettin

    #2 : Bad Belzig 🚲 Wettin

    Après s’être couchés à 21h30 et avoir dormi comme des bébés, réveil matinal à 6h00 : parfait pour finaliser mon article de blog !

    On attaque la journée avec un petit-déjeuner pantagruélique : café au lait, grand bol de céréales, deux sandwichs au fromage frais maison (type Tartare) et charcuterie, œufs brouillés et bacon, yaourt aux fruits rouges maison, un autre café au lait et quelques verres de jus de fruits. Bon, c’est pas le tout, mais on doit encore pédaler plus de 110 km aujourd’hui !

    #Ready

    Départ à la fraîche à 8h20. On quitte rapidement le Brandebourg pour découvrir un nouveau Land : la Saxe-Anhalt.

    Oh, une cigogne !

    C’est tellement beau, les cigognes. Ça me rappelle les contes de mon enfance, un peu comme les vols d’oies sauvages dans Le Merveilleux Voyage de Nils Holgersson.

    Le soleil reste timide et la route agréable.

    #SurLaRoute

    On finit par quitter le bitume pour s’enfoncer dans la forêt en empruntant des chemins. Et c’est là que le concept de Gravel prend tout son sens… 

    #GravelBike

    En pleine forêt, un air me vient immédiatement en tête. Pour ceux qui me connaissent ou nous lisent régulièrement, vous l’avez peut-être déjà ? La Sorcière et l’Inquisiteur des Rita Mitsouko ! C’est certainement l’une de mes chansons préférées, et elle me revient en tête dès que je pénètre dans une forêt un peu sombre et humide.

    Le bonheur est fait de choses simples 🙃

    Sortis des bois, nous continuons notre chemin. Alors, amis lecteurs français, sachez que ça, c’est la rue principale d’un village du côté de chez nous…

    #Village

    Alors même à Montgheols les routes sont en meilleur état ! Je dis ça, je dis rien 😅 (pour ceux qui ne connaissent pas, je vous invite à regarder sur Google map).

    La route est calme et paisible, on ne croise que très peu d’âmes qui vivent, mis à part quelques vaches ou alpagas.

    C’est beau une vache 🥰
    #AlpagaPunk

    Après 55 km, nous arrivons à Dessau, une ville au cœur de la Saxe-Anhalt. C’est une cité surprenante, oscillant entre le baroque et l’architecture typique de l’ex-RDA.

    #CentreVille

    Le temps d’une pause déjeuner bien méritée : 

    “Le gras c’est la vie” 🙃

    On reprend la route, il reste encore environ 70 km avant d’arriver à destination. Trêve de gourmandise, allez, hop hop hop ! Le soleil se lève enfin, la route est toujours aussi calme et paisible. Oh, une vache !

    Prend ton temps ma belle, prend ton temps ☺️

    À noter que les Allemands ne manquent pas d’humour…

    #Distance2sécurité

    Amis automobilistes, merci de respecter les distances de sécurité ! 

    Encore quelques kilomètres… 

    Encore quelques chemins… 

    Et voilà ! Enfin arrivés à Wettin ! Alors, pourquoi Wettin ? Même si le village en lui-même n’est pas un petit bijoux perché sur les bords de la Saale, c’est le berceau de la maison de Wettin. Une très vieille famille (qui remonte aux alentours de l’an 1000) dont le prince Albert était un descendant direct, célèbre époux de la reine Victoria ! Tout simplement. D’ailleurs le Roi des Belges est lui aussi un Wetting. #MinuteCultureGenerale

    Voilà, 111,5 km plus tard, il est temps pour nous de savourer une bonne bière:

    #EinBierBitte

    Le temps pour Etienne d’observer son bronzage de cycliste 🤭

    #Désespoir

    Et de déguster un bon rôti de sanglier 😋

    #Diet

    Sans oublier les 5 fruits et légumes pas jour…

    … parce que tout notre corps est pour! 😋

    En bref ? Une grosse journée de vélo qui nous fait changer de Land pour entrer en Saxe-Anhalt. Entre pistes Gravel boueuses en forêt, traversée de Dessau et anecdotes historiques sur la famille royale de Wettin, les kilomètres ont défilé au rythme des rencontres avec les cigognes, les alpagas, les vaches… et les pavés locaux !

  • Étape 9 : De Saint-Fortunat à Chambon

    Étape 9 : De Saint-Fortunat à Chambon

    Avant-dernier jour de notre périple à vélo… et après une soirée délicieuse à Saint-Fortunat-sur-Eyrieux, on repart le cœur léger, mais les jambes un peu moins 😅

    Au programme : 80 km d’ascension sur la Dolce Via, cet ancien tracé ferroviaire devenu voie douce qui remonte la vallée de l’Eyrieux, entre tunnels, viaducs, rivières et points de vue à couper le souffle.

    #C’estBeau

    L’Ardèche déploie toute sa magie autour de nous. Le chemin est magnifique, l’ascension… interminable. Mais jamais nous ne faiblissons. Jamais nous ne cédons.

    Dans ma tête, King of the Road s’invite, découverte grâce à la BO de Brokeback Mountain, reprise du célèbre Roger Miller King of the Road par Teddy Thompson et Rufus Wainswright. Tres vite, cette chanson est suivie par de nombreuses chansons de Rufus Wainwright, et sa douce mélancolie, parfaitement raccord avec mon humeur contemplative du jour. Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous invite à découvrir!

    On avance, doucement mais sûrement, au rythme des gorges, des ponts et des tunnels. Le temps, tout semble suspendu.

    #DesGorges
    #DesPonts
    #DesTunnels

    Après 45 km, on trouve un petit coin parfait pour notre pique-nique : taboulé, sandwich de charcuterie locale et bon pain… on relève le niveau par rapport à la veille 😜

    #BonAppetit 😋

    Trêve de gourmandise, l’ascension doit se poursuivre. Entre beauté des lieux et fatigue accumulée, nous croisons nos amies les vaches.

    #Aubrac

    Quelles sont belles 🤩 on dirait qu’elles ont les yeux maquillés de khôl 🥰

    #QueTuEsBelle 🥰

    Puis nous nous accordons (encore) une petite pause au bout de 10km, une petite pause mentholée cette fois, parce que dans la vie, tout est question d’équilibre 😌

    #PerrierMenthe

    Cap ensuite vers le lac de Devesset, idéal pour tremper les mollets dans l’eau fraîche… mais on ne s’attarde pas trop. Le temps quand même de profiter de la beauté des lieux et de faire une petite trempette.

    #Trempette

    L’eau est trop fraîche pour Étienne qui préfère s’accorder un moment de détente en bord de lac.

    #Detente&Contemplation

    Pendant que moi, vous me connaissez, je ne saurais résister contre l’envie de piquer une tête dans le lac.

    #L’eauC’estFaitPourSeBaigner 😅

    Pour rejoindre le Chambon, il nous reste une dernière épreuve : le chemin de Sauron. Oui, amis lecteurs de Tolkien, le nom est mérité. Le chemin est tortueux et difficile, et surtout le pont au bout de chemin censé nous permettre de traverser la rivière pour rejoindre notre gîte du jour à été emporté !

    #Heu 😫

    Finalement, après réflexion, nous tentons une traversée à pieds ! Étienne traverse et se met de l’autre côté de la rive pour récupérer les vélos et sacoches, moi je reste sur la berge pour lui transférer notre matériel. Un petit numéro d’équilibriste, pas évident avec la fatigue cumulée.

    #WorkInProgress

    Forcément je n’ai pas pris beaucoup de photo, trop concentré sur le transfert du matériel sans le faire tomber dans la rivière 😅

    Mais finalement, nous aurons le sourire de triomphe au visage.

    #FierMaisCrevé

    Nous remontons une dernière portion de piste, croisant quelques vaches paisibles (trop mignonnes 🐮), avant de poser enfin pied à terre.

    #TroMignonnes

    Le Chambon-sur-Lignon, petit coin de paradis au bout de l’effort, perdu dans la verdure.

    Un accueil chaleureux, une nature reposante, et une soirée qui s’annonce douce.

    #SeulsAuMonde

    En bref ? 80 km d’ascension sur la magnifique Dolce Via, au cœur de l’Ardèche pour 1150m de dénivelé cumulé. Des paysages à couper le souffle, des tunnels, des viaducs, et de nombreux moments de douceurs. Et sur le chemin de Sauron, une final d’étape plutôt épique !

  • Étape 8 : Du mistral, des ponts, des chemins

    Étape 8 : Du mistral, des ponts, des chemins

    Après une bonne nuit de sommeil bien méritée, le réveil se fait aux aurores. Nous remontons en selle pour une nouvelle journée d’aventure, cap au nord, direction Saint-Fortunat-sur-Eyrieux, à proximité de Valence, en suivant la célèbre Via Rhona.

    #Orange

    A la sortie d’Orange et dès les premiers tours de roues, le décor est planté : des champs à perte de vue, et le mistral toujours bien décidé à nous tenir compagnie.

    #LesChamps

    On ne faiblit pas… mais lui non plus.

    #LeMistral

    Pour les amateurs de vidéos extrêmes, ne pas hésitez à monter le son! 😜

    Heureusement, la route finie par être plus variée que les digues monotones de la veille : un savant mélange de petites routes, de chemins agricoles et de berges du Rhône. Nous croisons quelques villages typiques, profitons des paysages vallonnés qui annoncent déjà les prémices de l’Ardèche.

    Et toujours, le Rhône impressionnant à nos côtés, traversé par de nombreux ponts suspendus.

    Le vent souffle sans discontinuer. Malgré quelques moments de découragement (et des cuisses en mode semi-flambées), nous poursuivons notre chemin. Après environ 60 km, nous tombons sur un petit coin tranquille à l’abri du vent pour une pause déjeuner…

    #CyclistesAffamés

    Oui, force est de constater que le niveau baisse. 🙄…mais nous mangeons tout de même avec appétit. Les cyclistes affamés ne sont pas difficiles 😁

    La route reprend, les jambes sont lourdes, mais l’espoir d’un vent plus clément persiste. Espoir vite balayé… au propre comme au figuré.

    #SousLeVent

    Le retour de la digue nous désespère un peu, le temps de pour nous de mettre nos AirPods et de trouver un peu de motivation dans la musique. Une chanson me vient en tête… 99 Luftballons. Merci Luc 😁

    Une bouffée d’énergie. Jusqu’à ce que la réalité me rattrape : un nouveau pont suspendu à traverser!

    #Pont

    Celui-là est magnifique : tourelles crénelées, vue à couper le souffle… mais aussi à donner le vertige. Plus long, plus haut, plus ajouré que le précédent. Des enfants s’amusent à le faire tanguer, le mistral le fait valser, et moi, je serre les dents derrière mes lunettes, le regard crispé et le souffle court. Mais il me faut passer. Alors je passe.

    #DefiPersonnel
    #OnFaitMoinsLeMalin

    Petit détour réflexif sur les chemins que nous avons empruntés jusqu’ici.

    Si vous avez suivi :

    Au sud, nous avons longé le chemin de Stevenson, emprunté par l’écrivain écossais Robert Louis Stevenson en 1878. Nous avons également croisé la Regordane, voie millénaire reliant Le Puy-en-Velay à Saint-Gilles, utilisée autrefois par les marchands, pèlerins… et les croisés. Aujourd’hui, nous progressons sur la Via Rhôna, une piste cyclable de plus de 800 km, qui relie le lac Léman à la Méditerranée, en longeant le Rhône. Nous en avons déjà parcouru un tronçon lors de notre périple Paris–Rome.

    Ces itinéraires que l’on parcourt aujourd’hui pour le plaisir ont été tracés par les hommes à travers les siècles, dans des contextes de commerce, de pèlerinage, de guerre, ou de survie. Et maintenant, à vélo, ils deviennent notre terrain d’aventure. C’est fascinant, non ?

    Mais trêve d’errance philosophique ! 125 km au programme, 80 km dans les jambes, et le paysage change à nouveau à l’approche de Valence. Les reliefs sont plus escarpés, la lumière plus chaude, l’Ardèche se révèle.

    🤩

    Et enfin, nous bifurquons vers la Dolce Via, quittant la Via Rhôna et le mistral au passage 🥳

    Nous entrons dans un autre monde : des paysages boisés, plus calmes, plus intimes. La Provence s’efface, l’Auvergne approche.

    Il est 18h, et nous posons enfin le pied à terre dans un havre de paix, perdu au milieu de nulle part. Une soirée simple, silencieuse, douce… comme on les aime après plus de 7 heures et plus de 120km de vélo.

    #OnEstPasBienLà?

    En bref ? Encore une très belle étape, même dans la souffrance du mistral, qui nous rapproche à chaque fois un peu plus de nos 1000km de bike trip, qui nous rappelle à chaque fois un peu plus la magie de la France.

  • Étape 7 : Des Saintes-Maries-de-la-Mer à Orange

    Étape 7 : Des Saintes-Maries-de-la-Mer à Orange

    Après une bonne nuit de sommeil à digérer mon anchoïade et mon aïoli de la veille (#intense), le réveil se fait en douceur. J’en profite pour accueillir les premiers rayons de soleil méditerranéen…

    #Sunset

    … et pour tremper une dernière fois les pieds dans la mer, comme un petit au revoir à ce doux rivage.

    #Trempette

    Nous quittons lentement mais sûrement la Camargue, profitant encore de quelques instants suspendus entre marais, flamants roses, chevaux blancs, et rizières.

    Assez vite, nous atteignons Arles, joyau de l’Antiquité, ancienne colonie romaine devenue lieu de pèlerinage pour les amateurs d’histoire, d’art, et de Vincent Van Gogh (qui y a peint certaines de ses toiles les plus célèbres). Arènes, théâtre antique, rues pavées : tout y est. Le temps d’un petit détour à pied pour admirer ce patrimoine… mais pas trop longtemps, car la journée s’annonce longue. Et venteuse. Très venteuse.

    #LesRues
    #MonFidele
    #LesArenes

    À la sortie d’Arles, nous rejoignons la ViaRhôna, un itinéraire cyclable qui relie le lac Léman à la Méditerranée, en longeant le Rhône sur plus de 800 kilomètres. Dit comme ça, ça fait rêver, non ?

    🧠 Minute “idée géniale sur le papier”

    Les pistes cyclables sur les digues du Rhône ? Concept top. Vraiment.

    Mais quand il fait 32°C, que l’ombre est une notion théorique, et que le mistral souffle de face à 40-50 km/h ? On appelle ça une punition médiévale. 🥵

    #OnEstBien 😅

    Mais nous tenons bon, sans faiblir. Aidés, il faut bien l’avouer, par quelques Figolu (eh oui, souvenirs d’enfance oblige) pour garder le moral face à ce mistral franchement pas gagnant.

    #Figolu 🤤

    Et forcément, deux chansons trottent dans ma tête :

    Mistral Gagnant de Renaud, évidemment!

    Sous le Vent de Céline Dion & Garou.

    Surtout ce passage : « Et tu crois que c’est fini, jamais, c’est juste une pause, un répit… » Oui Céline 💪

    Bref c’est dans cette alternance musicale que nous approchons enfin d’Avignon.

    La seule, l’unique, avec son célèbre pont Saint-Bénézet (celui qu’on traverse “en dansant”, même s’il ne mène plus nulle part), construit au XIIe siècle, et surtout sa cité des Papes, immense palais gothique édifié au XIVe siècle quand la papauté s’est installée ici.

    Petit clin d’œil à ceux qui suivent notre parcours, mais saviez-vous que Pierre Roger, moine à La Chaise-Dieu, n’est autre que le pape Clément VI, pape à Avignon? Il a visiblement utilisé sa puissance pontificale et ses ressources pour faire de La Chaise-Dieu un monument à sa gloire et à celle de l’Église. Il y est d’ailleurs enterré.

    Le temps d’un petit détour en ville pour admirer les lieux, et nous reprenons la route. Car non, nous ne sommes pas (que) là pour flâner, nous sommes attendus pour la fin d’étape.

    Retour sur la digue… toujours aussi monotone et venteuse.

    #SousLeVent

    Et là, la surprise du jour : des passerelles… suspendues!

    🧠 Minute “acrophobe s’abstenir”

    Imaginez des passerelles suspendues par des câbles, avec un sol en métal fin, ajouré comme une grille à barbecue, sans bordures… Un régal pour les amateurs de vertige. Autant vous dire que je ne faisais pas le malin 😅

    #PasseraPasseraPas?

    Mais bon, on n’est pas venus jusqu’ici pour renoncer maintenant. Alors on passe. Un pas après l’autre ou plutôt un coup de pédale après l’autre. Et toujours le vent, bien sûr 

    Et puis… Orange ! La dernière surprise du jour.

    La ville est surtout célèbre pour son théâtre antique, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est l’un des rares théâtres romains encore dotés de son mur de scène d’origine – impressionnant, même pour les non-historiens.

    #Orange

    Mais aujourd’hui, la plus belle des scènes n’est pas en pierre : c’est un petit moment en famille ❤️

    Le finish de l’étape se fait en compagnie de l’une de mes tantines d’amour, avec qui nous partageons un bon moment fait de potins familiaux, de grands éclats de rire, de souvenirs et de complicité.

    #Familia

    En résumé:

    Une longue étape, des paysages moins spectaculaires que les jours précédents, mais une belle tranche d’histoire, de Mistral, de persévérance, et surtout : un final doux et chaleureux en famille.

    Bref ? Une belle journée de plus. Et la suite promet encore de beaux moments.

  • Étape 6 – De la Grande Motte aux Saintes-Maries-de-la-Mer : cap sur la Camargue

    Étape 6 – De la Grande Motte aux Saintes-Maries-de-la-Mer : cap sur la Camargue

    Après une bonne nuit de sommeil bien méritée, nous enfourchons à nouveau nos fidèles vélos, toujours sans faiblir, pour partir à la découverte d’un nouveau territoire : la mystérieuse et sauvage Camargue.

    Il est 8h30, le ciel est couvert — ce qui, soyons honnêtes, n’est pas pour nous déplaire après la chaleur écrasante de la veille. Le chemin est calme, paisible, silencieux… bref, nous sommes bien.

    #NousSommesBiens

    Peu à peu, le soleil se fraie un chemin à travers les nuages. Les premiers rayons viennent caresser ces paysages si particuliers, faits de marais, d’étangs et d’horizons plats à perte de vue.

    #HelloSunshine

    Et déjà, une chanson s’invite dans mon esprit. Mais laquelle ? J’entends résonner une voix douce et mélodieuse, des instruments joyeux et des paroles qui réchauffent le cœur… le tout en allemand. Oui, vous l’avez peut-être deviné : c’est Guten Morgen de Nana Mouskouri. Cette ode à la douceur de vivre m’accompagnera tout au long de la journée, comme un écho joyeux à ces paysages baignés de lumière.

    Un peu plus tard, halte à Aigues-Mortes pour une petite pause culturelle et touristique.

    #L’arrivée

    🧠 Le sachais-tu?

    Aigues-Mortes, malgré son nom qui laisse entendre qu’il ne s’y passe pas grand-chose, est en réalité une ville fortifiée pleine d’histoire. Fondée par Saint Louis (oui, LE Saint Louis) pour lui permettre de partir en croisade, la ville a vu défiler marins, rois, Templiers… et aujourd’hui, deux cyclistes un peu transpirants. On aime.

    Aux portes
    Église Saint-Louis
    Place Saint-Louis
    Clairement pas en Poméranie 😁

    Nous reprenons la route à travers chemins, routes étroites, rizières et marais. Plus nous avançons, plus nous nous enfonçons dans cette Camargue aux paysages changeants et à la lumière unique.

    Chevaux blancs, taureaux noirs, rizières, cygnes… on coche peu à peu tous les clichés du coin. Et franchement, on valide. 🙃

    Les marais
    Les chevaux

    Sur la route, nous tombons sur un petit restaurant totalement perdu au milieu de nulle part — en même temps, nous sommes en Camargue 😁

    C’est l’occasion parfaite pour découvrir quelques spécialités locales. Au menu : déclinaison de charcuterie de taureau, typique du coin et franchement savoureuse.

    #Miam 🤤

    Le temps d’une bonne pause déjeuner, qu’il nous faut déjà repartir, direction le bac pour traverser le Petit Rhône.

    Et puis… les flamants roses !!! 🤩

    Qu’ils sont beaux ! Bon, les photos ne rendent pas justice à leur élégance, mais qu’ils sont majestueux, posés dans les marais, le cou enroulé, roses comme il faut. Nous faisons quelques arrêts pour les observer, le sourire aux lèvres.

    #Qu’ilsSontBeaux

    Et enfin, au bout de quelques kilomètres… la mer.

    L’occasion rêvée de poser nos vélos sur la plage, de se glisser dans l’eau, et de profiter du moment. Seuls, sur la plage, les yeux dans l’eau… comme le chantait Roch Voisine 😅

    #Repos

    Au programme : baignade, bain de soleil, et même un peu de naturisme. Franchement, je ne pensais pas qu’une plage vide en Méditerranée existait encore — autant dire qu’on en a bien profité.

    #SeulSurLeSable
    #LesPiedsDansL’eau
    #FKK

    Pour conclure cette belle journée, nous nous offrons encore quelques spécialités du coin, cette fois autour d’un bon aïoli – attention à l’haleine 😅

    #Aïli

    Le temps de quelques pas sur la jetée, qu’il est déjà temps pour nous de vous laisser sur ces mots de fin d’étape.

    En bref ? Une “petite étape”, mais de grands souvenirs.

  • Étape 5 – D’Alès à la Grande Motte : Cap sur la mer !

    Étape 5 – D’Alès à la Grande Motte : Cap sur la mer !

    Après une bonne nuit de sommeil bien méritée (et une digestion réussie de notre dîner d’exception de la veille) nous voilà repartis sur la route, direction la Méditerranée ! #OnVaVoirLaMer

    Il n’est pas encore 9h que le soleil tape déjà fort. Notre itinéraire alterne entre petites routes déclassées et anciennes voies ferrées réaménagées en pistes cyclables. Les paysages ne sont pas extraordinaires, mais chaque coup de pédale sous ce soleil nous rappelle qu’on est bien dans le Sud, à pédaler au rythme du chant des cigales.

    #AuSoleil

    Ce matin, je me sens en pleine forme, presque invincible. Une chanson tourne en boucle dans ma tête : Unstoppable de Sia! Et c’est un peu comme ça que je me vois (montée le son):

    #Humilite

    Bon la vérité ressemble plutôt à ça hein 🤣

    #VersusReality

    La route reste belle, même si moins spectaculaire que celle des Cévennes. Mais c’est l’occasion de traverser quelques villages typiques. Pour nous, petits Berlinois, soyons honnêtes : quel exotisme ! On adore, tout simplement.

    #Exotisme
    #OnTheRoadAgain

    Il fait chaud, de plus en plus chaud, mais on garde le sourire!

    #Smile

    Et ce malgré une crevaison !

    #OnRepare

    Et hop, nous sommes devenus des professionnels de la réparation, Etienne au démontage pendant que je cherche le matériel dans les sacoches, moi au remontage pendant qu’Étienne range les sacoches = en 5 min le tour est joué 💪🏻

    Au bout d’une cinquantaine de kilomètres, nous tombons sur une petite boulangerie en bord de route, avec quelques tables. Parfait pour la pause déjeuner ! Et ce midi, on fait léger… 

    #LeGrasCestLaVie

    Et toujours la passion flan ! 😋

    #PassionFlan

    Mais trêve de gourmandises, l’appel de la mer se fait pressant. Il fait beau, il fait chaud 🥵 : 31 °C au thermomètre, 41 °C affichés sur le GPS d’Étienne. Oh ! Une fontaine ! L’occasion rêvée de se rafraîchir un peu. 😊

    #Rafraichissement

    Et puis, au bout de 90 km… la mer ! 🤩

    #LaMer

    Encore quelques kilomètres le long des dunes, et nous profitons d’une baignade bien méritée. Franchement…

    On est pas bien là?

    Après une pause baignade d’une heure trente (oui, ceux qui me connaissent savent qu’il me faut bien ça, hein 🙃), nous repartons pour quelques derniers kilomètres en direction de la Grande Motte. Une découverte pour moi, un pèlerinage pour Étienne. Il me fait visiter, me raconte ses souvenirs d’ado en vacances avec sa mamie Zette. #SequenceEmotion

    Pour le dîner, parce qu’il ne faut jamais perdre de vue l’appétit pantagruélique des cyclistes que nous sommes, nous profitons des bords de mer pour un repas… autour de la mer, forcément ! Il faut dire qu’à Berlin, à part du saumon et du hareng, l’offre poisson est plutôt limitée. Autant en profiter !

    Au menu : opéra de brandade, lotte, et baba au rhum. 😋

    #Brandade
    #Lotte
    #Baba 🤤

    Le temps d’une petite balade sur le port pour déguster quelques chichis (oui, j’avais encore un petit creux 😬)

    #PassionChichis

    Et d’admirer le coucher de soleil sur les pyramides de la Grande Motte…

    #Pyramides

    Et il est déjà l’heure de vous laisser, en attendant nos nouvelles aventures de demain !

    En bref? Encore une bien belle étape de 100km 👌🏻

  • Étape 4 – Du Pont de Montvert à Alès : entre cols, baignade et haute gastronomie

    Étape 4 – Du Pont de Montvert à Alès : entre cols, baignade et haute gastronomie

    En ce quatrième jour de notre périple, le réveil se fait à l’aube. L’occasion pour moi de terminer mon article de blog de la veille… et de tremper les pieds dans le Tarn pendant qu’Étienne dort encore profondément.

    Les pieds dans le Tarn 😁

    À l’Auberge des Cévennes, tout est parfaitement organisé. Notre petit-déjeuner nous attend à 7h30, ainsi qu’un petit panier repas pour le déjeuner. Après avoir pris des forces, nous voilà sur la route dès 8h30.

    On se motive, on se motive!

    Parce que nous n’avions pas assez grimpé la veille, nous attaquons d’entrée par une belle ascension : le col de Sapet. Au menu, 7,5 km de montée à 6,6 % de moyenne. De quoi bien réveiller les cuisses dès le matin 😅

    Heureusement, comme le dit le bon vieil adage « après la pluie vient le beau temps », ici, après les ascensions viennent les descentes. Mais prudence : la route est belle, certes, mais aussi très dangereuse. Magnifique, cela dit, c’est indéniable !

    C’est pas moi qui dit que c’est dangereux, c’est le panneau hein 😆

    À peine la descente terminée, il faut déjà penser à… remonter. Sans commentaires. 😅 Mais soyons honnêtes : ces paysages sont splendides.

    Régulièrement, pour ne pas dire à chaque virage ou presque, j’entretiens le vague espoir que la fin de la montée est proche. Mais que nenni, mes amis, que nenni.

    On grimpe, on grimpe!

    Une chanson finit par tourner en boucle dans ma tête, mélange de souvenirs de vacances et de métaphore de mon état : Rame, d’Alain Souchon. Comme il le chante si bien, « y a pas assez d’essence pour faire la route dans l’autre sens alors tais-toi et…. » pédale!  Et avec le sourire svp, même si on transpire 😅

    #Sellefie

    Sur la route, nous traversons quelques villages. Plus nous avançons, plus la végétation devient méditerranéenne : pins maritimes, cigales, chaleur écrasante.

    #Village

    Heureusement, après quelques kilomètres de plus, nous dénichons un spot idyllique pour le pique-nique, à l’ombre, au bord du Gardon.

    Étienne est installé 🙃

    Au menu : petite salade de riz et lentilles au thon, un œuf dur, une tranche de tomme de montagne, et un petit moelleux à la châtaigne. 

    Bon appétit nous 😋

    Après le déjeuner, impossible de résister à l’appel de la rivière. 

    L’appel de la rivière

    D’abord les pieds, puis, au bout de quelques minutes, je pars chercher les maillots pour une vraie baignade, tant l’eau est délicieuse. Finalement, notre pause s’étire sur plus d’une heure trente…

    Même à 26 degrés, etienne prend son temps 😅

    Alors, on ne l’a pas fait à l’allemande en mode FKK, car il y avait un peu de monde sur la plage (enfin juste une famille hein, y’avait pas foule non plus), mais bon on sait qu’en France c’est pas tout à fait la même ambiance qu’en Allemagne sur le sujet 😅

    Bref, il nous reste alors une quarantaine de kilomètres pour rejoindre Alès. La route est moins belle, plus passante, mais il faut dire que nous avions mis la barre très, très haute ce matin.

    #SurLaRoute

    À 17h, nous arrivons à Alès. Le temps d’une petite trempette dans la piscine (parce que manifestement, celle du midi ne suffisait pas 😅), puis d’une douche rapide avant de filer au restaurant Saint Hilaire.

    #Trempette

    Le Saint Hilaire, c’est un restaurant étoilé Michelin #NousSommesSimples 😆

    Nous dînons en terrasse, sous un olivier centenaire. Le service est adorable, et le menu découverte en huit plats (oui, il faut bien ça pour rassasier des cyclistes affamés) est tout simplement exceptionnel. Je ne vais pas tout vous détailler, mais voici notre Top 3… même si le débat reste ouvert ! 😁

    #FiletDeRouget
    #Pigeon
    #GateauDeRizRevisite +++

    Cerise sur le gâteau : nous avons eu le privilège de déguster l’un des huit plats directement en cuisine, avec l’équipe, et d’échanger avec le chef. Et quel chef!

    #LeChef

    En résumé ? Encore une très belle étape de plus de 95 km. Pas de douleur majeure, même si les jambes commencent à tirer un peu. Une journée faite de plaisirs simples. Bref, la belle vie. 😊

  • Day 3: La Garde-Guerin – Pont de Montvert

    Day 3: La Garde-Guerin – Pont de Montvert

    Réveil à l’aube, en ce troisième jour de notre périple, le 12 juillet de l’an de grâce 2025. Nous partîmes le cœur vaillant, prêts à affronter quelques cols au cœur des Cévennes.

    Avec nos fidèles destriers, nous nous enfonçons dans ces montagnes à la découverte d’un patrimoine unique au monde.

    #MonFidèle

    Chaque coup de pédale nous rapproche un peu plus du Mont Lozère. Chaque mètre d’ascension nous mène vers notre objectif : le Pont de Montvert.

    Sans surprise, les paysages sont époustouflants.

    Sans surprise aussi : nous grimpons, grimpons, grimpons.

    Plus nous avançons, plus une musique trotte dans ma tête, au rythme de mes pédales : La sorcière et l’inquisiteur, des Rita Mitsouko. Cette chanson me revient systématiquement dès que j’approche des montagnes, des forêts, de ces paysages un peu isolés. Pour ceux qui ne la connaissent pas, je vous invite à la découvrir en cliquant sur le lien suivant, certainement l’une de mes chansons préférées!

    La Sorcière & L’inquisiteur

    Chaque lacet nous emmène ailleurs, à la découverte de nouveaux trésors. Étienne a même la chance de croiser un bébé renard, pendant que je m’arrête, admiratif, devant le château du Champ, une bâtisse datant du XIIIe siècle, remaniée aux XVe et XVIIIe siècles.

    #ChateauDuChamp

    Mais trêve de rêverie : il nous faut poursuivre notre ascension jusqu’au col des Tribes.

    #NousGrimponsToujoursEtEncore
    #ColDesTribes

    Après une petite halte pour acheter quelques victuailles, nous repartons, le cœur toujours aussi léger… mais la faim en plus ! Finalement, c’est au col de la Loubière que nous décidons de nous poser, pour un pique-nique bien mérité. Sandwichs, paysages magnifiques… même si quelques nuages commencent à s’installer.

    #OnEstPasBienLà?
    #ColDesTribesAvecPapillon

    Mais pas question de trop flâner : la route est encore longue jusqu’à notre destination du jour. Après l’enchaînement des cols du matin, nos destriers se reposent un peu, nos cuisses aussi, grâce à quelques descentes en lacets du plus bel effet.

    #CestPlusFacileEnDescente 😅

    Sur la route, nous croisons d’autres cyclistes, quelques randonneurs, et même quelques bovidés 🥰

    #Friends

    Puis, très vite, le dénivelé positif revient nous rappeler que nous sommes bien dans les Cévennes.

    #GoGoGo

    Entre nuages et éclaircies, les paysages restent superbes.

    #Eclaircies
    #Nuages

    Enfin, après 91 km et plus de 1 500 m d’ascension, nous atteignons le Pont de Montvert. Toujours aussi beau, même après toutes ces années.

    #PontDeMontVert

    Minute culture générale : pour ceux qui ne le sauraient pas, nous étions déjà passés par le Pont de Montvert en 2017, lors d’un autre périple à vélo. À l’époque, nous étions partis d’Ambert pour rejoindre Arcachon via les gorges du Tarn.

    Le Pont de Montvert se trouve sur le fameux chemin de Stevenson, tracé par l’écrivain écossais Robert Louis Stevenson, qui voyageait accompagné de son ânesse Modestine. Ce chemin, long de 272 km (du Puy-en-Velay à Alès), est un parcours initiatique offrant une expérience unique de découverte naturelle et culturelle, au cœur du Parc National des Cévennes, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

    Après une petite balade découverte,

    #Découverte

    une bière bien fraîche,

    #Bière

    Et un repas bien mérité,

    #Fricandeau

    Il est temps pour moi de vous quitter… direction les bras de Morphée. 😴

  • Day 2: Du Puy-en-Velay à la Garde-Guerin

    Day 2: Du Puy-en-Velay à la Garde-Guerin

    En ce second jour de notre voyage à vélo, la fatigue ne se fait pas encore trop sentir. On part à la fraîche, à 8h30.

    Aujourd’hui, nous quittons Le Puy-en-Velay en empruntant une ancienne voie de chemin de fer réhabilitée en piste cyclable. Calme et quiétude sont au rendez-vous… mais attention, ça grimpe !

    Sur les voies du Chemin de Fer Français

    Le faux plat oscille entre 3 et 4 % sur plusieurs dizaines de kilomètres. On traverse de longs tunnels, quelques kilomètres quand même hein, mais au bout du tunnel… la lumière!

    On franchit d’anciens viaducs, amis au vertige, ce bout de chemin est pour vous.

    #Viaduc

    Et on profite de magnifiques panoramas sur la région du Velay.

    #VuePano

    Entre le dénivelé et les chemins gravillonnés, notre vitesse de croisière reste modeste, autour de 13 km/h. Mais qu’importe : nous ne sommes pas là pour la perf, mais pour profiter ! Et profiter, nous en profitons. Nous ne croisons quasiment personne. Les paysages sont splendides, le temps est idéal… Bref, on se régale !

    Au kilomètre 35, petite pause pour recharger les batteries. On déguste de délicieuses pâtes de fruits de la pâtisserie Au Moine Gourmand de La Chaise-Dieu. Un vrai régal 😋. Il faut dire que les kilomètres parcourus ouvrent l’appétit ! 😆

    #PassionPatesDeFruits 😋

    Au kilomètre 55, nous atteignons Langogne, petite ville perdue au cœur des monts du Velay. Parfait pour un ravitaillement en vue du pique-nique. À la sortie de la ville, on trouve un spot avec une superbe vue panoramique pour déjeuner. Au menu : sandwichs aux pâtes, petit taboulé, quelques chips et une banane. Simple et efficace ! 😋

    #LesGorgesDeL’Allier

    À peine le temps de déguster sur bon pique-nique, que nous voilà repartis sur la route. Nous croisons des chevaux qui ont décidé de monopoliser la chaussée.

    #bouchons

    Magnifiques, ils nous accompagnent même sur quelques mètres, comme s’ils voulaient partager un bout de voyage avec nous.

    Ils sont beaux 🤩
    Bon le blanc a plutôt l’air motivé pour une pause gourmande hein 😆

    Mais trêve de plaisanterie, nous sommes là pour pédaler! Nous croisons de petits villages, à la découverte du patrimoine français. Plus les kilomètres défilent, plus les paysages évoluent. Nous approchons des Cévennes et, petit à petit, les villages changent de physionomie. Nous quittons l’Auvergne pour entrer en Occitanie.

    Luc

    Nous alternons, entre routes et chemins.

    #Routes
    #Chemins

    Parce que nous n’avions pas encore assez grimpé aujourd’hui, un dernier petit col se dresse sur notre route. Pas le plus impressionnant, mais l’arrivée au sommet fait toujours son petit effet. #fierté

    Bon c’est pas la col du Grand Saint Bernard, ni le Saint Gothard, mais quand même 💪🏻

    Enfin, quelques kilomètres plus loin, nous atteignons notre destination : La Garde-Guérin, village médiéval classé parmi les plus beaux villages de France. Un véritable bijou.

    À l’approche
    Dans le village, nos fidèles vélos se reposent enfin!
    Le village 🤩

    Le temps d’une petite douche, et nous repartons déjà pour une courte randonnée à la découverte des gorges de Chassezac. C’est juste magnifique !

    Les gorges

    Le temps d’un petit dîner, que nous voilà reparti à la découverte du village au coucher du soleil. La vérité est que si nous remontons en chambre, nous nous nous écroulons de fatigue, mais il n’est que 21:00! 😅

    C’est l’occasion de faire connaissance avec des amis moutons.

    #TropMignons

    Et de profiter du coucher de soleil sur les fameuses gorges.

    Le genre de moment où on se dit que nous ne sommes quand même pas grand chose face à ces merveilles.

    En bref? 95km de pur bonheur, 1200m de dénivelé cumulé, de belles rencontres, quelques moments gourmands… et surtout, toujours autant de plaisir face à tant de beautés.

  • #11 – Mimizan 🚴 Le Cap Ferret

    #11 – Mimizan 🚴 Le Cap Ferret

    En ce beau matin d’août, nous nous levons à la fraîche et reprenons la route pour notre dernière étape.

    Le soleil brille, nous sentons les embruns de la mer, malgré la fatigue nous sommes biens ☺️

    Nous retrouvons les voies vertes des Landes et de la Gironde qui longent les dunes, qui longent l’océan.

    #VoiesVertes

    Les souvenirs sont toujours très présents, j’aime cette nostalgie portée par les odeurs de bruyères et les embruns marins.

    Rapidement nous découvrons le lac de Biscarrosse et ses environs.

    #LeLac

    L’endroit est très beau, même si les infrastructure locales, telles que les parkings, laissent imaginer un tumulte de pleine saison qui ne nous fait pas rêver. En même temps, on a adoré le Cantal donc bon 😉

    La route est agréable et nous pédalons sans relâche en direction d’Arcachon.

    Les paysages sont peu variés, et parfois nous avons l’impression de pédaler en plein désert.

    et nous découvrons les conséquences des grands feux de 2022.

    Le soleil cogne, beaucoup plus qu’à Berlin.

    Je repense à nos 1000km déjà parcourus, aux 9 départements traversés, à l’ascension du Puy Marie, aux villes et villages découverts comme Aurillac, Figeac, Saint-Cirq-Lapopie… à la vallée du Lot, au Gers, aux bastides, et même à mes flans 😅

    Je repense à mon enfance, ma rencontre avec Etienne, mon père, et tant d’augures choses qui m’ont forgé. Je repense à tout ce chemin parcouru, au sens propre comme au sens figuré, et je suis fier, heureux et fier.

    L’approche d’Arcachon me sort de mes pensées. Nous découvrons les conséquences des grand feux de 2022.

    Une terre désolée

    Enfin, au bout de 95km, Arcachon. Le temps d’attendre le bac pour traverser le bassin, que notre périple touche déjà à sa fin.

    #SurLeBac

    Les vélos sont en sécurité sur le toit du bateau.

    #VélosEnSécurité

    Marie-Hélène et Noël nous attendent à l’arrivée, prêts à nous accueillir et profiter des quelques jours de détente en famille.

    Il est donc temps pour moi de vous laisser, mais aussi de vous remercier pour votre assiduité dans le suivi de ce blog.

    Un voyage magnifique, simple et beau, et pour nous qui sommes désormais berlinois, très exotique! À très bientôt pour de nouvelles aventures.

  • #10 – Biarritz 🚴 Mimizan

    #10 – Biarritz 🚴 Mimizan

    En ce lundi 26 aout 2024, il est temps de partir sur les routes des Landes. Au menu, 113km nous attendent !

    Comme à notre habitude, le départ se fait matinal. Etant donné la distance cela nous semble plus prudent… et nous attaquons par la côte basque.

    La côte basque

    Nous profitons de la vue sur l’océan.

    La vue sur l’océan

    Puis, rapidement nous quittons les falaises escarpées du Pays Basque pour rejoindre les voies vertes des Landes. Nous retrouvons les pinèdes, les bruyères et arbousiers, les senteurs, le calme et la quiétude, loin du brouhaha de la ville.

    Les pinèdes des Landes

    Rapidement mon esprit vagabonde, porté par les effluves, je me souviens de mon enfance, de mon père. Tout, dans ce voyage, me fait penser à lui. Au depart de ce périple, je l’imagine prendre son café le matin en demandant à ma mère le contenu de la première étape, tout en regardant sur une carte notre trajet. En Auvergne, je me souviens de nos séjours et des randonnées, des trajets tendus sur les lacets d’Auvergne avec la caravane. Dans la vallée du Lot, je me souviens nos trajets estivaux quittant l’Auvergne et rejoindre les Landes en faisant une pause gustative dans le Lot, ou quelque part dans le coin. À Dax, je me souviens les ferias. Sur la route de Lit-et-Mixe, je me souviens nos essaies infructueux pour séjourner à Léon, Contis… pour finalement découvrir Lit-et-Mixe et décider d’y retourner les 10 années suivantes.

    Dans les pinèdes

    À mesure que je pédale dans les pinèdes immenses, je comprends pourquoi mon père affectionnait autant cette région. Elle est à son image, simple et paisible, douce et nature, tranquille.

    Nous arrivons à Lit-et-Mixe, lieu chargé d’histoire pour moi, car en plus de mes souvenirs d’enfance, c’est aussi le lieu de rencontre avec celui qui m’accompagne depuis 21 ans, Etienne 🥰

    Au Cap de l’Homy

    Le lieu n’a pas changé, nous non plus 🙈

    Je me souviens avoir jeté mon regard sur lui, dans son petit short de bain Adidas, de ses lunettes, de ses cheveux frisés et dorés par le soleil. Tant de souvenirs, tant d’émotions.

    La plage du cap

    Mais comme dirait Étienne, nous ne sommes pas là pour rêvasser, il faut encore pédaler ! 😅

    Nous repartons, le cœur et l’esprit émus, à travers ces pinèdes sans fin qui me rappellent tant de choses.

    Les pinèdes infinies des Landes

    Et puis, après 113km, Mimizan, fin de cette belle étape riche en émotion.

    Après 113km, j’ai bien mérité quelques chichis pour me remettre 😋
  • #9 – Dax 🚴 Biarritz

    #9 – Dax 🚴 Biarritz

    En ce dimanche 25 août, neuvième jour de notre périple, nous gardons le rythme et partons sous la grisaille matinale.

    #Grisaille

    Loin des beautés majestueuses du Cantal ou de la Vallée du Lot, nous découvrons toujours un peu plus la quiétude et la douceur de vivre des Landes.

    Loin de la circulation, sur une voie verte, nous croisons des cyclistes, des joggeurs du dimanche, et des chevaux.

    #PetitCheval

    Ce beau cheval viendra me voir et renifler ma sacoche de guidon à la recherche d’une friandise. Très mal à l’aise que je suis, il repartira bredouille 😅

    Rapidement il est rejoint par des compagnons de prés.

    #FêteDuCheval

    Nous continuons notre route, loin de la civilisation, loin du monde, au calme et paisibles. Nous longeons les bords de l’Adour, avec pour objectif de rejoindre Biarritz.

    #Adour

    Les paysages peuvent paraître quelque peu montons, mais le trajet est des plus agréable. Encore une fois, le calme et la douceur de vivre que l’on sent à l’odeur des pins et des bruyères sont des plus agréables. Ces odeurs qui me rappellent mon enfance, des vacances dans les Landes, qui me rappellent de nombreuses souvenirs de famille, qui me rappellent mon père.

    Nous continuons notre avancée sans trouver de lieu de repos pour le déjeuner.

    #LeVide

    Il nous faudra attendre Bayonne pour trouver de quoi nous sustenter, déjà 70km quand même, la faim se fait sentir 😆

    Finalement, à l’entrée de Bayonne, nous trouvons une petite boulangerie qui nous offre une petite formule sandwich et son dessert local.

    #GateauBasque

    Ça me change du flan, mais ça ne vaut pas un bon flan 😋

    Nous repartons rapidement, puis découvrons Bayonne.

    Dans les rues de Bayonne

    Nous réalisons alors que Biarritz est dans la même aire urbaine, et qu’en fait il nous reste moins de 15km. Le timing est parfait pour profiter de la ville et de l’océan !

    Le temps d’une baignade, car ce n’est pas un peu de grisaille qui va m’arrêter, qu’il nous faut rejoindre l’Impertinent, un restaurant étoilé dans lequel nous nous régalerons 😋

    #HomardBleu

    En bref? Encore une belle étape au cœur du terroir français, au cœur des Landes et du Pays-Basque pour ces 85km de douceur de vivre.