Catégorie : De l’Ile d’Yeu à Ambert

  • #10 : Kayserberg 🚲 Munster

    #10 : Kayserberg 🚲 Munster

    Bonjour amis lecteurs ! J’espère que vous avez passé une belle nuit. De notre côté, après ce dîner mémorable et doublement étoilé au Chambard, je vous confirme que le sommeil a été plus que réparateur ! 😁

    Aujourd’hui au menu : une mini-étape de transition de 35 km seulement. L’objectif ? Récupérer en douceur de nos précédentes journées d’efforts intensifs (et de nos expériences culinaires), tout en ménageant nos forces avant la grosse ascension du col de la Schlucht qui nous attend dès demain ! 

    #Prévisionnel

    Départ à 9h30… oui oui, on traînasse, on traînasse, c’est le privilège des petites étapes.

    #Ready

    Nous traversons les vignobles alsaciens, sous le soleil 🌞

    #DansLesVignobles

    Visiblement, la route est réputée et prisée : nous sommes loin d’être les seuls à pédaler de bon matin en ce dimanche 2 août !

    Pfff c’est pénible ce monde 😅

    Rapidement, après à peine 15 petits kilomètres, nous arrivons déjà à Colmar. Surnommée la « Capitale des vins d’Alsace », la ville possède une histoire fascinante. Épargnée par les grands conflits, son centre-ville médiéval et Renaissance est resté intact. C’est aussi la patrie d’Auguste Bartholdi, le créateur de la célèbre Statue de la Liberté de New York ! On pose les vélos, et hop, c’est parti pour un peu de marche à pied à la découverte de la ville. 

    #VélosPosés

    La cité est vraiment très belle, sa réputation n’est clairement pas usurpée. Les vitrines des magasins de bouche et des pâtisseries nous font de l’œil à chaque coin de rue… mais on résiste héroïquement, promis ! 😅

    #Cathédrale
    #LaPetiteVeniseAlsacienne

    Puisque nous sommes en mode mini-pause, nous en profitons pour nous offrir une véritable parenthèse culturelle avec la visite du célèbre Musée Unterlinden (oui ça change de la bouffe et du vélo, j’avoue 😅).

    Installé dans un ancien couvent de dominicaines, il héberge le chef-d’œuvre qu’est le Retable d’Issenheim (peint par Matthias Grünewald entre 1512 et 1516). Conçu à l’origine pour le couvent des Antonins (qui soignaient les malades atteints du terrible « mal des ardents »), ce polyptyque monumental aux volets mobiles est une claque visuelle et artistique !

    Le cœur du polyptyque
    Autre panneaux du polyptyque

    Force est admettre que je trouve les personnages, couleurs, scénographies d’une modernité saisissante !

    Après quelques heures de cette pause faite de découvertes et de flânerie, il est temps de remonter en selle. Direction : Munster !

    #SurLaRouteDeMunster

    Mais pourquoi Munster me direz-vous ?

    Alors, amis lecteurs, pour ceux d’entre vous qui randonnent ou font du cyclotourisme, vous le savez bien : un bel itinéraire, ça demande énormément de préparation en amont ! Cela fait des semaines entières qu’Étienne est sur le coup : on commence avec le point de départ et le point d’arrivée, après on sélectionne les grandes lignes. Plutôt le nord via Hambourg et les Pays-Bas, le centre via Aix-La-Chapelle et Liège, plutôt le Sud via l’Alsace et Strasbourg…? On regarde les lieux de découvertes, la topographie, le climat prévisionnel (pluie, vent…).

    Après on attaque le tracer des itinéraires, on découpe les étapes, on ajuste en fonction des sites à voir. Il s’agit de trouver le meilleur équilibre entre le kilométrage et le dénivelé… tout en garantissant un lieu d’hébergement et de quoi se nourrir !

    Tout cela semble d’une fluidité totale pour vous qui lisez nos aventures au jour le jour, et c’est tout aussi fluide pour moi qui me contente de suivre le guide ou de donner un avis 😅 Mais ça l’est beaucoup moins pour Étienne !

    Alors aujourd’hui, je pose ça là : UN GRAND MERCI À ÉTIENNE ! ❤️

    #QuandOnParleDuLoup 😅

    Nous continuons notre route les jambes extraordinairement légères, en nous enfonçant doucettement dans la superbe vallée de Munster… On aime beaucoup le décor !

    #Rivière

    Et comme l’étape est courte, on s’octroie encore des pauses, toujours des pauses ! C’est les vacances, faut bien en profiter un peu moi je dis 😅

    #Break
    #Break

    Finalement, au bout de nos 35 kilomètres, nous voilà arrivés à notre destination finale : Munster ! Le temps d’un petit tour de ville – c’est tout petit, bien que mondialement connu pour son fameux fromage de caractère.

    Église Saint-Léger

    Et pour couronner le tout… Oh, des cigognes nichées sur les toits ! L’Alsace dans toute sa splendeur pour clore cette belle journée de transition. 

    🥰🥰🥰

    Sans oublier la fameuse Flammekuche au Munster 😋

    Bon appétit moi 😋

    Demain, place à la montagne !

    #Strava
    #OnTheRoad
  • #8 : Heidelberg 🚲 Strasbourg

    #8 : Heidelberg 🚲 Strasbourg

    Aujourd’hui, départ à 8h15. Un peu moins matinal qu’hier, mais après tout, ce sont les vacances, il faut quand même en profiter un peu ! 😜

    On se motive !

    Au menu du jour : une étape XXL de plus de 135 km à travers le sud du Bade-Wurtemberg, la traversée du Rhin, nos premiers coups de pédale en France, et une chaleur de plomb avec pour destination finale Strasbourg ! L’itinéraire, préparé avec minutie par Étienne, nous offre une belle alternance de routes de campagne et de voies vertes, serpentant entre champs et forêts. 

    #Champ
    #PetiteForêt

    Il faut avouer que les paysages sont tout de même moins spectaculaires que la veille. On approche de la vallée du Rhin, la densité urbaine se fait sentir, mais le roulage reste très agréable. Petit à petit, nous nous approchons de Karlsruhe à une vitesse moyenne de 20 km/h. Un rythme plutôt honorable.

    #Champ
    #Forêt

    Pendant que les kilomètres défilent, mon esprit erre, comme à son habitude, sur fond de musique allemande. Un air me revient régulièrement en tête depuis le début du voyage, un air de liberté qui est devenu, à sa façon, le symbole de la chute du mur de Berlin. Vous l’avez ? Il s’agit bien évidemment du tube planétaire de Nena, 99 Luftballons (1983). Avis aux amateurs : Nena – 99 LuftBallons

    Sous ses airs de pop joyeuse, cette chanson raconte comment 99 ballons lâchés dans le ciel sont pris pour une attaque aérienne, déclenchant une guerre totale. Un rappel constant de la tension de la guerre froide.

    En fredonnant, je repense à tout notre périple depuis Berlin. Le Land de Berlin, le Brandebourg, la Saxe-Anhalt, la Thuringe, la Bavière… Je repense à cette ligne invisible que nous avons longée, à la chute du Mur. Soudain, je me revois lors de cette soirée d’hiver 1989. Ma mère nous avait appelés, mon frère et moi, pour que nous venions vite devant la télévision, un fait assez rare à la maison pour nous marquer (l’accès à la télé était très « maîtriser » 😅, et à raison).

    Je me souviens de ses mots : « Les enfants ! Venez voir ! Vite ! ». Je me revois arriver en pyjama dans le salon, scotché devant les images de ces gens escaladant le mur, cette foule en liesse. J’entends encore ma mère nous dire : « C’est un moment historique comme on n’en voit qu’une fois dans sa vie ! ». 

    #Novembre1989
    #UnNouveauMonde

    Né à l’Est mais ayant grandi à l’Ouest, je repense à notre vie actuelle à Berlin, à toutes ces histoires de la division que nous découvrons au quotidien, et à cet écart architectural, économique, ou à ces routes pavées déglinguées de l’ex-RDA, qui subsiste encore parfois entre l’Est et l’Ouest de l’Allemagne.

    #Potsdam
    #Dessau
    #Iéna

    Il est 11h45. Le thermomètre affiche déjà 30°C et nous avons 55 km dans les jambes quand nous atteignons Karlsruhe. On ne va pas se mentir, la ville a peu de charme au premier abord. Comme Berlin, elle a énormément souffert de la Seconde Guerre mondiale : son centre-ville a été détruit à plus de 80 %, car Karlsruhe était un nœud ferroviaire et industriel hautement stratégique pour le Reich.

    #OnSeCroiraitDansLe93

    Pourtant, quelques vestiges du passé subsistent, à l’image de la Grenadierkaserne. Cet ancien complexe militaire du XIXe siècle, qui a vu passer des générations de soldats (badois, impériaux, puis la Wehrmacht et même l’armée française après-guerre), a aujourd’hui été très bien réhabilité.

    #GrenadierKaserne

    Pas de grosse pause déjeuner au programme, mais plutôt des petits breaks réguliers pour se sustenter et, surtout, s’hydrater! À 13h30, avec 75 km au compteur et 33°C à l’ombre, c’est l’heure du bretzel !

    #ÇaSentLaFarigue hein 😅

    Au-delà du cliché gourmand (et moi j’adore !), le bretzel est un véritable symbole culturel ici. Né au Moyen Âge dans les monastères du Sud de l’Allemagne, sa forme unique représenterait des bras croisés sur la poitrine pour la prière, et ses trois trous symboliseraient la Sainte Trinité. C’est le carburant officiel et sacré du cycliste en Allemagne !

    Encore quelques coups de pédale et voilà enfin les premiers panneaux indiquant la France !

    #BientôtLaFrance

    Nous longeons le Rhin sur les digues. Loin d’être un long fleuve tranquille et rectiligne servant de simple frontière politique, le Rhin sauvage offre ici des zones naturelles magnifiques, une alternance de bras morts, de petits lacs et de zones marécageuses… incroyable !

    #SurLesDigues

    Pour franchir le fleuve, nous empruntons un pont suspendu de « toute beauté ». Attention, amis qui avez le vertige, abstenez-vous ! 

    Heu vous êtes sûr de votre coup là? 😅
    Pas convaincu là 😅

    Et soudain… la France 🇫🇷 ! 

    Oui il fait très chaud là 😅

    Il nous reste une bonne trentaine de kilomètres pour atteindre notre but. On roule le long du du Rhin, alternant pistes paisibles, petits villages alsaciens et forêts accueillantes.

    #PasDésagreable

    Kilomètre 138 : enfin, Strasbourg ! Par 35°C, en sueur mais heureux !

    #SelfieNul

    Nous poussons nos vélos dans le centre-ville pour admirer ce petit bijou d’architecture.

    #Magnifique
    #Chaleur

    À 17h45, nous posons nos sacoches à l’hôtel. Inutile de vous dire que la douche n’est pas une option ! 😅

    À 18h30, nous savourons une bière bien méritée sur la place du Marché-Gayot. Cette petite place pavée et arborée est un véritable havre de paix.

    #BienMéritées

    À 19h45, direction Chez Yvonne, une véritable institution de la cuisine strasbourgeoise. Même s’il fait encore 30°C en terrasse, impossible de résister à l’appel du terroir : ce sera une choucroute royale pour tout le monde ! 

    #LaFrance 😋

    Pour digérer tout cela, nous nous offrons à 21h30 une petite balade nocturne dans le quartier historique de la Petite France, avec ses maisons à colombages.

    #PetiteFrance

    22h30. Il est l’heure pour nous de vous laisser après cette journée riche en émotions, en souvenirs et en coups de pédale. Que du bonheur !

    #EtapeDuJour

    À demain pour la suite !

    #Périple
  • #7 : Wertheim 🚲 Heidelberg

    #7 : Wertheim 🚲 Heidelberg

    Grosse vague de chaleur oblige, ce matin le réveil pique un peu : départ à 7h30 tapantes pour profiter un maximum des heures « fraîches ». Oui, on a un concept des vacances bien à nous ! 😅

    #OnTheRoad
    #JeFaisLeMalin

    L’itinéraire est toujours aussi calme, paisible et agréable. Au fil de nos coups de pédales, nous changeons discrètement de région. Bienvenue dans le Baden-Wurtemberg !

    #Baden-Wurtenberg

    Ce Land du sud-ouest de l’Allemagne est une terre de contrastes profonds, historiquement née de la fusion en 1952 de trois anciennes régions : le Bade, le Wurtemberg et la Prusse-Hohenzollern. C’est aujourd’hui le moteur économique et industriel du pays (le berceau de Porsche et Mercedes), mais aussi une région à la nature exubérante, célèbre pour sa Forêt-Noire et sa vallée du Neckar (merci ChatGPT 😊).

    Avec 117 km prévus et pas moins de 1 000 m de dénivelé cumulé, on sait que la journée va être longue. D’autant qu’à 9h30, le thermomètre affiche déjà 30°C… Allez, une petite pause contemplative en bord de rivière s’impose !

    #Break

    Au passage, les statues religieuses qui ornent les ponts et les chemins nous rappellent à chaque instant que nous roulons toujours dans le grand Sud catholique.

    #TerresCatholiques

    Le Bade-Wurtemberg se dévoile et il faut avouer que c’est très beau. Paysages vallonnés, forêts denses, rivières sinueuses et églises de charme…

    #Magnifique

    La grande particularité ici, c’est la pierre en grès rose (le fameux Bunthandstein). Typique de la région et extraite des carrières locales, elle habille les ponts, les églises et les maisons, donnant aux villages un cachet fou. Bon, certains Français chauvins diront que ça ne vaut pas les ocres de Roussillon, mais franchement, c’est très beau !

    Ensuite, le profil de l’étape se corse : ça monte, ça descend, ça monte, ça monte… exactement comme le thermomètre ! À 11h00, il fait déjà 34°C 🥵. Heureusement, nous avons déjà 50 km dans les jambes. On squatte les moindres coins d’ombre et de « fraîcheur » pour faire des pauses régulières. Avec cette chaleur écrasante, il faut ménager le cœur !

    Vous lisez les panneaux ? 😜

    Après une ascension particulièrement coriace… (voir topographie ci-dessous)

    #Elevation

    … nous débarquons dans un petit bled équipé de notre QG officiel : un supermarché Edeka. Le temps de chasser de quoi pique-niquer, puis de s’hydrater à l’abri du soleil qu’il nous faut déjà repartir.

    #TrainStation

    Objectif? En abattre un maximum avant que le mercure ne dépasse les 35°C.

    Pour la suite, nous empruntons une ancienne voie ferrée réhabilitée en piste cyclable.

    #GoGoGo 🥵

    C’est le moment idéal pour que mon cerveau enclenche le mode jukebox 😜

    36 Grad und es wird noch heißer,

    Mach den Beat nie wieder leiser,

    36 Grad, kein Ventilator 

    Das Leben kommt mir gar nicht hart vor

    Vous l’avez ? Bon je vous traduis !

    36 degrés, et ça devient encore plus chaud

    Ne baisse plus jamais le tempo

    36 degrés, pas de ventilateur

    La vie ne me paraît pas si dure

    La chanson résume parfaitement notre état d’esprit et le ressenti du moment ! 

    2RaumWohnung – 36Grad

    On s’accorde une énième pause pour déguster un grand classique de la boulangerie allemande : le Stangengebäck ou Laugenstange (un genre de bretzel allongé, salé et ultra-moelleux). Guten Appetit ! 

    #Yummy

    Alors comme le dit ma mère… « c’est bon mais c’est un peu étouffe chrétiens ton truc » 🤣 mais moi j’adore, comme les bretzels 😋 #CitationDuJour

    Trêve de gourmandise, il faut pédaler sans relâche. La chaleur nous plonge en mode pilote automatique. Les jambes tournent, le cerveau surchauffe et divague, mais on avance. D’ailleurs, il n’y a pas que nous qui souffrons de la canicule : on croise même un cheval étalé de tout son long dans son pré, en mode pépère total, visiblement assommé par les degrés !

    #38Degrés
    #TropMignons

    Une fois l’ascension principale achevée, et la descente qui va avec, nous découvrons enfin la très belle vallée de la Neckar.

    #Vallée

    À ce stade, nous sommes sur un rythme de pause syndicale tous les 10 kilomètres : on boit, on pédale, on boit, on pédale.

    Finalement, après 117 km d’effort intense, Heidelberg se dévoile enfin à nous, dominée par son célébrissime château romantique. 

    #Heidelberg

    Suspendu au-dessus de la vieille ville, ce joyau en grès rose (tiens, encore lui !) est l’emblème absolu du romantisme allemand. Partiellement détruit par les troupes de Louis XIV au XVIIe siècle, ses ruines majestueuses ont fasciné des générations de poètes et d’artistes, de Goethe à William Turner.

    Le temps de prendre une douche (et là, croyez-moi, c’était une urgence absolue pour la survie du couple !), et nous voilà partis à la découverte de la ville et de ses spécialités.

    #ChateauRomantique

    Au menu ce soir pour recharger les batteries : une excellente bière bien fraîche:

    #Bières

    Et une assiette de Maultaschen !

    #Maultaschen

    C’est tout simplement une sorte de très gros raviolis, généralement farcis bœuf haché, chair à saucisse (oui ça reste le pays de la saucisse hein 😅), d’épinards, d’oignons, et de pain rassis. C’est typique du coin, et c’est très bon 😋

    Allez, à demain pour une étape majeure !

    #Etape
    #Periple

  • #6 : Pause thermale à Bad Kissingen & Cap sur Wertheim 🚲

    #6 : Pause thermale à Bad Kissingen & Cap sur Wertheim 🚲

    Mardi 29 Juillet : Amis lecteurs, vous avez beaucoup entendu parler de nos efforts, mais aujourd’hui, c’est par une pause bien méritée que cet article commence ! Après 5 jours de selle, plus de 500 km dans les pattes, 5 Länder traversés et une chaîne de dérailleur transformée en pignon fixe, un break s’imposait.

    Nous avons posé nos sacoches à Bad Kissingen. Cette somptueuse ville thermale bavaroise n’est pas n’importe quelle station de milieu de zone : elle est officiellement classée au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des « Grandes villes d’eaux d’Europe » (aux côtés de Vichy ou de Spa).

    Au programme ? L’art de vivre à la bavaroise : réparation officielle du vélo d’Étienne (ouf !), balades dans les parcs fleuris et, surtout, une déconnexion totale aux thermes. On a alterné les bains de cure entre 28°C et 35°C, profité des saunas, des hammams et des célèbres espaces naturistes (FKK obligent, on laisse le maillot au vestiaire !)

    #CentreVille
    #RivièreSaale
    #Biergarten

    Mais cette journée de détente n’a qu’assez duré… on est là pour faire du vélo !

    Mercredi 29 juillet : L’étape de la fournaise

    Il est 8h30. Le thermomètre affiche déjà 20°C au réveil et on sait qu’il ne faut pas traîner : Météo Allemagne annonce plus de 35°C cet après-midi ! La sortie de Bad Kissingen se fait sans encombres, en longeant la rivière Fränkische Saale. Surprise locale : la piste est bordée de palmiers. Autant vous dire qu’on ne se croit clairement pas à Berlin ! 

    #NotInBerlin

    La Bavière rurale se découvre un peu plus à chaque coup de pédale. Tout y est vert, paisible, ultra-tranquille, et surtout doté d’aménagements cyclables frôlant la perfection.

    #PasMal 😎

    Avec nos cuisses parfaitement reposées de la veille, des pistes lisses comme un billard, 22°C et un vent aux abonnés absents, les conditions de roulage sont optimales. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas s’arrêter. Après tout, ça reste les vacances !

    #Pause

    On traverse des villages pleins de charme et richement décorés : aucun doute, les calvaires et les églises baroques nous rappellent que nous sommes en terres profondément catholiques.

    #Village
    #TerresCatholiques
    #TerresCatholiques

    Trêve de rêvasserie, il faut pédaler. Alors on enchaîne les kilomètres et, comme d’habitude, mon esprit s’égare. Une musique commence à tourner en boucle dans ma tête : « Guten Morgen, Guten Morgen, Guten Morgen Sonnenschein… ». Vous l’avez ? Non ? Un grand classique de Nana Mouskouri en allemand qui ne me lâchera pas de la journée ! 😅

    Avis aux amateurs/amatrices : Nana Mouskouri – Guten Morgen

    Au kilomètre 40, il est temps d’anticiper le pique-nique. Arrêt obligatoire chez Edeka, le temple des supermarchés allemands. Bon, soyons honnêtes, ce n’est pas aussi bien que le Super U national pour y dénicher des Figolus (petite dédicace à Juliette), mais ça fait le job !

    #Figolu

    Kilomètre 55 : pause réglementaire au bord du Main (la fameuse rivière qui traverse Francfort).

    #LeMain

    Kilomètre 75 : C’est le moment idéal pour la minute gastronomique et notre pause dessert. Au menu : les fameux Quarkbällchen ! Mais qu’est-ce que c’est ? 

    #Miam

    Littéralement des « boules de fromage blanc ». Imaginez des petits beignets ronds, ultra-moelleux grâce au fromage frais (Quark) intégré à la pâte, frits et roulés généreusement dans le sucre. Ca ressemble un peu à des bugnes 😋. PS: celui-ci était en format XXL 🙈

    Oui, parce qu’on pédale beaucoup, mais il faut faire vivre la machine. Après tout, comme le dit une grande philosophe de chez nous (Cécile si tu nous lis 😜) : « Le gras, c’est la vie » ! #JournéeCitation

    Le thermomètre monte, monte, monte… Il fait désormais 35°C à l’ombre. On transpire à grosses gouttes, mais on garde le sourire !

    #Sellefie

    Au kilomètre 90, nouvel arrêt hydratation d’urgence. Par temps de canicule, la règle d’or est de boire. Pour l’occasion, on déguste un Johannisbeerschorle. Qu’est-ce que c’est ? 

    #Johannisbeerschorle

    Le Schorle, c’est la boisson reine en Allemagne : un jus de fruit coupé à l’eau gazeuse, ultra-désaltérant et pas trop sucré. Ici, il est au cassis (Johannisbeer), même si mon grand favori reste le Rhabarberschorle (à la rhubarbe).

    Allez, trêve de gourmandise, il nous reste quelques kilomètres et un dernier sursaut de dénivelé à travers les bois. Avec cette chaleur étouffante, l’ombre de la forêt est une bénédiction.

    #Dénivelé

    Après 104 km, 570 m de dénivelé cumulé, 5h30 de selle et par une température finale de 36°C, nous voilà enfin arrivés à Wertheim, blottie à la confluence du Main et de la Tauber.

    #Wertheim

    Le temps de prendre une douche salvatrice (et croyez-moi, il y en avait grandement besoin) et nous partons explorer cette ville magnifique. Le patrimoine médiéval avec son château en ruine qui surplombe les toits, le cadre fluvial, le climat… tout y est

    #Clichés
    #SoClichés

    Même la bière locale fraîche pour clore le chapitre !

    #BierZeit

    En bref? Plus on avance, plus on se régale 😊

    #EtapeDuJour
    #Périple
  • #5: Gehlberg 🚲 Bad Kissingen

    #5: Gehlberg 🚲 Bad Kissingen

    Départ à 8h30 après une bonne nuit de sommeil réparateur. La grisaille est de la partie ce matin, et la première section s’annonce comme la plus coriace du trajet : une belle et longue ascension pour se mettre en jambes ! 

    #OnGrimpe

    Étienne a un mérite fou avec son pignon fixe bricolé la veille, mais on y arrive coûte que coûte ! 🙃

    #DuckFace

    Pendant cette petite ascension, cet air dans ma tête: je n’ai qu’une philosophie, être accepté comme je suis… peut être la suite de mon inspiration de la veille? Vous l’avez? Amel Bent, Ma Philosophie

    C’est donc sur cet air entraînant que nous attaquons notre descente.

    La descente se fait via un chemin de forêt, non goudronné, attention !

    #Vacances2rêves

    Mais elle nous offre tout de même de jolis points de vue.

    #Point2vue

    Après un peu plus d’une heure à grelotter, nous arrivons à Suhl, sous une pluie battante.

    #TropBienLesVacances 😅

    Le relief est ici très différent de ce que nous avons traversé jusque-là : c’est un paysage de moyenne montagne, particulièrement vallonné.

    #SurLaRoute

    Après encore quelques kilomètres, la faim se fait sentir. On décide de s’arrêter pour ravitailler dans une zone d’activité commerciale au charme… tout relatif. Finalement, vu le déluge, ce sera achat express de sandwichs sous plastique, dégustés à la hâte sur le parking de supermarché. La vraie vie de bikepackers ! 😜

    #Cadre2rêve
    #RestauGastro

    Heureusement, la route qui suit est très belle. Toujours aussi vallonnée, elle serpente au cœur de la forêt de Thuringe, dont la réserve de biosphère est d’ailleurs classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

    #OnAvanceOnAvance

    Finalement, un petit rayon de soleil perce les nuages, et un banc perdu au milieu de nulle part nous tend les bras. Parfait pour une pause bien méritée avec déjà plus de 60 km dans les jambes. On s’installe, on grignote quelques chips en complément de nos sandwichs premier prix, et on observe les environs. 

    #Chips 😜

    Il faut avouer que c’est très beau. Mais soudain, une tourelle au loin, isolée au milieu des champs, interpelle notre regard. Qu’est-ce que c’est ?

    Quelques minutes d’observation et une rapide recherche sur Google plus tard, le verdict tombe : nous sommes pile sur la frontière invisible entre la Thuringe et la Bavière. Autrement dit, l’ancienne frontière interallemande entre l’ex-RDA et l’ex-RFA. Cette tourelle n’est rien d’autre qu’un ancien mirador de l’Est.

    #Mirador

    Plus loin, un poteau piteusement peint aux couleurs de l’Allemagne est un autre vestige de ce Rideau de fer, qui devait passer exactement là où se trouve la route que nous empruntons.

    #Frontière

    C’est fascinant… fascinant. Je ne trouve pas d’autre mot pour décrire cette impression étrange qui nous envahit en reprenant notre route, en circulant littéralement sur cette cicatrice de l’Histoire.

    À gauche l’Est, à droite l’Ouest

    Quelques mètres à peine qui ont séparé deux mondes que l’on a longtemps crus irréconciliables.

    Peut-être parce que je suis né à l’Est mais que j’ai grandi à l’Ouest que cette période me parle tout particulièrement, mais ce sentiment est indéfinissable. Se dire qu’il y a là deux villages, distants de seulement 5 km, qui partagent la même architecture, la même nourriture, où les habitants parlent la même langue et font souvent partie des mêmes familles… et que pendant 40 ans, ils ont été coupés du monde par un mur de barbelés et de mines ? C’est une prise de conscience vertigineuse sur la folie des hommes.

    Mais trêve de philosophie, pédaler il nous faut !

    En franchissant cette ligne, le changement de Land est presque instantané. Force est de constater que les routes de Bavière sont en bien meilleur état.

    #UnBillard

    Les villages bavarois ont eux aussi des pavés, mais de tout petits pavés parfaitement alignés, bien loin des gros blocs chaotiques de la RDA. 

    Ah la Bavière 😁

    Enfin, un détail ne trompe pas : les calvaires et les églises qui bordent la route nous rappellent que nous sommes désormais en terres catholiques, et plus protestantes.

    #TerresCatholique

    Une ancienne frontière, une simple route, et pourtant deux mondes qui affichent encore leurs différences après presque 40 ans de réunification.

    Le temps d’un selfie bavarois…

    #Sellefie

    Finalement, après 100,7 km et 750 mètres de dénivelé cumulé, nous arrivons enfin à destination : Bad Kissingen, une magnifique ville thermale bavaroise où l’on va pouvoir soigner les jambes… et le vélo !

    #BadKissingen

    Le temps d’une bonne bière et d’un bon repas qu’il nous faut nous laisser, prêts à savourer notre pause bien méritée !

    (Ça fait toujours sourire)

    À demain pour un premier bilan? 😜

  • #4 : Iéna 🚲 Ghelberg

    #4 : Iéna 🚲 Ghelberg

    Départ à 9h00 de Iéna, la faute à un petit-déjeuner tardif (l’hôtel n’ouvrait le buffet qu’à 8h00, un scandale pour des cyclistes affamés ! 🍳)

    #BonAppétit

    Il fait doux, le ciel est clément et nous mettons le cap sur Weimar pour commencer la journée.

    #SurLaRoute

    Après une vingtaine de kilomètres, nous voilà arrivés à Weimar. Cette ville d’environ 65 000 habitants est mondialement connue pour avoir été le cœur vibrant des Lumières allemandes, abritant les écrivains Goethe et Schiller, mais aussi pour avoir donné son nom à la fragile « République de Weimar » (1919-1933). Visuellement, la ville n’a rien d’extraordinaire au premier abord, mais ici, l’histoire résonne à chaque coin de rue.

    #Weimar

    Une histoire qui sait aussi se faire terriblement sombre, comme en témoigne ce panneau à la sortie de la ville indiquant la direction du camp de concentration de Buchenwald…

    #SombreHistoire

    Nous continuons notre route direction Erfurt. Pour vous, amis lecteurs, ce nom ne résonne peut-être pas. Pour nous, si ! Erfurt, c’est un peu le Saint-Pierre-des-Corps allemand : un nœud ferroviaire mondialement connu par tous les voyageurs qui traversent le pays en train, sans que personne ne sache vraiment ce qu’il s’y passe. 

    #Erfurt

    Et là… c’est le drame. Étienne rencontre un problème technique majeur : son câble de dérailleur arrière lâche net. Conséquence immédiate : la chaîne se bloque sur le plus petit pignon, le braquet le plus dur possible. Le timing est parfait, sachant que nous sommes censés attaquer du gros dénivelé cet après-midi pour découvrir le parc naturel de la forêt de Thuringe ! 😱

    Le temps de se sustenter stratégiquement:

    #MacDo

    et me voilà reconverti en « Bricole Boy », moi qui suis d’ordinaire si « manuel ». Heureusement, mon coach perso (Gemini) à distance est là pour nous guider par message. Parce qu’en Allemagne, un dimanche à 13h00, autant vous dire que tout est fermé !

    #BricoleBoy

    Après quelques sueurs froides, nous réussissons l’opération de la dernière chance : bloquer mécaniquement le dérailleur sur un pignon intermédiaire à l’aide des vis de butée. Étienne se retrouve en pignon fixe / single-speed, mais il peut enfin pédaler ! C’est reparti !

    La route s’élève et le paysage se transforme. Les forêts deviennent plus denses, plus variées, plus feuillues. Les villages traversés se font plus coquets et même les clochers des églises changent de style… C’est fascinant de voir les micro-régions changer sous nos yeux.

    #Village

    On croise quelques rares cyclistes, et un troupeau de moutons qui nous regarde passer d’un air dubitatif. 

    #Tranquillou

    Mais le plus important, c’est qu’on garde le sourire !

    #Smile

    Parce que le vélo d’aventure, c’est aussi ça : des crevaisons, de la pluie, du vent de face, des canicules, des chaînes ou des câbles qui cassent. Mais en vrai ? Ce n’est pas l’essentiel. Ces imprévus nous apprennent beaucoup sur nous-mêmes. Chaque voyage nous fait grandir, et c’est dans l’adversité qu’on savoure le moment. Comme le disait une grande philosophe française contemporaine (Jenifer, pour ne pas la nommer) : « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort » ! Pour les amateurs : Au soleil

    Ah on me dit dans l’oreillette que la citation originale est de Nietzsche 😅

    Nous nous enfonçons toujours un peu plus dans la forêt de Thuringe en remontant la rivière Gera. Au passage, on croise quelques vestiges du passé : une vieille ferme abandonnée, puis les restes d’une authentique Trabant est-allemande complètement désossée. 

    #GermanStyle
    #DDRStyle

    Le coin est vraiment splendide. Même si notre « arrogance » de Français nous souffle parfois des petits airs de déjà-vu, on doit bien avouer que c’est très joli.

    #ToujoursLeSmile

    Pour les derniers kilomètres, le parcours nous réserve une surprise de taille : un petit chemin gravelonné avec des pentes entre 10 et 12 %… La cerise sur le gâteau après déjà 90 km dans les pattes ! Cette fois, Étienne posera pied à terre. Il faut dire qu’attaquer de tels pourcentages en pignon fixe, c’est surhumain !

    #PresqueFini!

    En vrai, il a même couru ! Je dis ça, je dis rien 🤐

    Finalement, après 93,9 km et 970 mètres de dénivelé positif cumulé, nous voilà arrivés à destination, dans un petit coin de paradis perdu au milieu de nulle part (tout ce qu’on aime !).

    Pas même le temps de prendre une douche qu’on se jette sur une bière bien fraîche. Il fait pas loin de 30 degrés à l’ombre, et je crois qu’on ne l’a pas volée celle-ci !

    #Deserved

    Après une bonne douche salvatrice (un peu de savoir-vivre quand même !), nous nous lançons dans une dégustation des grandes spécialités de Thuringe : la fameuse Rinderroulade (paupiette de bœuf locale) accompagnée de ses Thüringer Klöße (des boules de pommes de terre, proches des Knödel, mais beaucoup plus tendres et fondantes).

    #BonAppétit!

    En bref ? Encore une bien belle étape, entre histoire, paysages, mésaventures et bons appétits !

  • #3 : Wettin 🚲 Iéna (Jena)

    Départ à 8h30 après 8h30 de sommeil (oui oui, je bats tous les records de récupération en ce moment ! 💤) avec une jolie vue de Wettin au réveil.

    Le Château de Wettin
    #Selfie2départ

    L’étape du jour s’annonce plus vallonnée, mais surtout très ensoleillée.

    C’est avec le cœur léger que nous pédalons à travers la Saxe-Anhalt : Titi est branché sur son podcast et moi, j’ai carrément un best-of de Juliette Armanet qui tourne en boucle dans la tête ! 🙃

    Après quelques kilomètres, nous empruntons un bac pour traverser la Saale.

    #Bac

    Alors, je ne sais pas si c’est moi, mais j’adore les bacs ! Sur la Loire, sur le Danube… dès qu’il y a un bac, il faut qu’on le prenne ! 🚢

    Sur notre route, nous traversons ensuite la ville de Halle — qui a d’ailleurs donné son nom à la célèbre place Hallesches Tor à Berlin. Bon, pour être honnête, on n’est pas franchement emballés par l’architecture locale, qui conserve une ambiance très ex-RDA.

    #Halle

    Nous pédalons sans relâche (ou presque !), le temps de faire quelques petites pauses bien méritées dans des endroits… disons, très « coquets ». 

    #BestSpotEver

    La route est toujours aussi calme et paisible, et les vestiges de la RDA ne sont jamais bien loin. On se retrouve notamment sur une route/un chemin typique en plaques de béton, avec juste deux bandes pavées pour les roues des voitures. 

    #OnTheRoad

    C’est pas le tout, mais après 55 km de pédalage, l’heure du pique-nique a sonné. Seul petit hic : on n’a pas hyper bien anticipé le coup sur le ravitaillement ! Ce midi, ce sera donc minimaliste.

    Mais ce n’est pas ça qui va nous arrêter !

    #OnGardeLeSourire

    Au fil des kilomètres, le paysage devient de plus en plus vallonné et la végétation change. On abandonne les forêts de pins, de bouleaux et de hêtres typiques pour des forêts de feuillus plus denses. Pas de doute, nous venons de franchir les frontières de la Thuringe ! 

    #SurLesBords2laSaale

    Ce Land, souvent surnommé « le cœur vert de l’Allemagne », tranche radicalement avec les plaines du nord par son relief accidenté et ses petits villages bien plus coquets.

    C’est plutôt coquet 😊

    Sur la route : des vaches qui se baignent carrément dans la Saale.

    #TropMignonnes 🤩

    C’est qu’on n’a plus trop l’habitude de pédaler par plus de 20 degrés, nous ! 🤣

    Au détour d’un virage, surprise : des champs de tournesols éclatants !

    #Tournesol

    Quand je vous disais qu’on changeait de région… 🌻

    Enfin, après 113,4 km, nous arrivons à notre destination : Iéna (Jena) !

    #Jena

    Iéna est une ville fascinante, célèbre pour sa prestigieuse université où ont croisé Schiller et Goethe, mais aussi pour son rôle historique majeur. C’est ici qu’en 1806, Napoléon a écrasé l’armée prussienne. Une défaite si traumatisante pour la Prusse qu’elle a tout changé pour la suite. Bismarck résumera d’ailleurs cette revanche de l’histoire par une formule célèbre : « Sans Iéna, pas de Sedan » (rappelant que l’unification allemande et la guerre de 1870 découlaient directement du choc subi ici).

    Pour nous, le choc est surtout physique ! Il est grand temps de se remettre de nos 113,4 km et de nos 920 mètres de dénivelé positif cumulé. Au programme ce soir : une bonne bière fraîche !

    #EinBierBitte

    Et de déguster quelques spécialités culinaires thuringeoises.

    #BonAppétit

    En bref ? Cap au sud en suivant la Saale ! Une étape baignée de soleil et nettement plus vallonnée (920m D+) qui nous fait entrer en Thuringe. Entre traversées en bac, pauses insolites sous l’autoroute, pique-nique improvisé et vaches baigneuses, nous rejoignons la ville historique d’Iéna pour une soirée bière et spécialités locales bien méritée.

  • #2 : Bad Belzig 🚲 Wettin

    #2 : Bad Belzig 🚲 Wettin

    Après s’être couchés à 21h30 et avoir dormi comme des bébés, réveil matinal à 6h00 : parfait pour finaliser mon article de blog !

    On attaque la journée avec un petit-déjeuner pantagruélique : café au lait, grand bol de céréales, deux sandwichs au fromage frais maison (type Tartare) et charcuterie, œufs brouillés et bacon, yaourt aux fruits rouges maison, un autre café au lait et quelques verres de jus de fruits. Bon, c’est pas le tout, mais on doit encore pédaler plus de 110 km aujourd’hui !

    #Ready

    Départ à la fraîche à 8h20. On quitte rapidement le Brandebourg pour découvrir un nouveau Land : la Saxe-Anhalt.

    Oh, une cigogne !

    C’est tellement beau, les cigognes. Ça me rappelle les contes de mon enfance, un peu comme les vols d’oies sauvages dans Le Merveilleux Voyage de Nils Holgersson.

    Le soleil reste timide et la route agréable.

    #SurLaRoute

    On finit par quitter le bitume pour s’enfoncer dans la forêt en empruntant des chemins. Et c’est là que le concept de Gravel prend tout son sens… 

    #GravelBike

    En pleine forêt, un air me vient immédiatement en tête. Pour ceux qui me connaissent ou nous lisent régulièrement, vous l’avez peut-être déjà ? La Sorcière et l’Inquisiteur des Rita Mitsouko ! C’est certainement l’une de mes chansons préférées, et elle me revient en tête dès que je pénètre dans une forêt un peu sombre et humide.

    Le bonheur est fait de choses simples 🙃

    Sortis des bois, nous continuons notre chemin. Alors, amis lecteurs français, sachez que ça, c’est la rue principale d’un village du côté de chez nous…

    #Village

    Alors même à Montgheols les routes sont en meilleur état ! Je dis ça, je dis rien 😅 (pour ceux qui ne connaissent pas, je vous invite à regarder sur Google map).

    La route est calme et paisible, on ne croise que très peu d’âmes qui vivent, mis à part quelques vaches ou alpagas.

    C’est beau une vache 🥰
    #AlpagaPunk

    Après 55 km, nous arrivons à Dessau, une ville au cœur de la Saxe-Anhalt. C’est une cité surprenante, oscillant entre le baroque et l’architecture typique de l’ex-RDA.

    #CentreVille

    Le temps d’une pause déjeuner bien méritée : 

    “Le gras c’est la vie” 🙃

    On reprend la route, il reste encore environ 70 km avant d’arriver à destination. Trêve de gourmandise, allez, hop hop hop ! Le soleil se lève enfin, la route est toujours aussi calme et paisible. Oh, une vache !

    Prend ton temps ma belle, prend ton temps ☺️

    À noter que les Allemands ne manquent pas d’humour…

    #Distance2sécurité

    Amis automobilistes, merci de respecter les distances de sécurité ! 

    Encore quelques kilomètres… 

    Encore quelques chemins… 

    Et voilà ! Enfin arrivés à Wettin ! Alors, pourquoi Wettin ? Même si le village en lui-même n’est pas un petit bijoux perché sur les bords de la Saale, c’est le berceau de la maison de Wettin. Une très vieille famille (qui remonte aux alentours de l’an 1000) dont le prince Albert était un descendant direct, célèbre époux de la reine Victoria ! Tout simplement. D’ailleurs le Roi des Belges est lui aussi un Wetting. #MinuteCultureGenerale

    Voilà, 111,5 km plus tard, il est temps pour nous de savourer une bonne bière:

    #EinBierBitte

    Le temps pour Etienne d’observer son bronzage de cycliste 🤭

    #Désespoir

    Et de déguster un bon rôti de sanglier 😋

    #Diet

    Sans oublier les 5 fruits et légumes pas jour…

    … parce que tout notre corps est pour! 😋

    En bref ? Une grosse journée de vélo qui nous fait changer de Land pour entrer en Saxe-Anhalt. Entre pistes Gravel boueuses en forêt, traversée de Dessau et anecdotes historiques sur la famille royale de Wettin, les kilomètres ont défilé au rythme des rencontres avec les cigognes, les alpagas, les vaches… et les pavés locaux !

  • Étape 9 : De Saint-Fortunat à Chambon

    Étape 9 : De Saint-Fortunat à Chambon

    Avant-dernier jour de notre périple à vélo… et après une soirée délicieuse à Saint-Fortunat-sur-Eyrieux, on repart le cœur léger, mais les jambes un peu moins 😅

    Au programme : 80 km d’ascension sur la Dolce Via, cet ancien tracé ferroviaire devenu voie douce qui remonte la vallée de l’Eyrieux, entre tunnels, viaducs, rivières et points de vue à couper le souffle.

    #C’estBeau

    L’Ardèche déploie toute sa magie autour de nous. Le chemin est magnifique, l’ascension… interminable. Mais jamais nous ne faiblissons. Jamais nous ne cédons.

    Dans ma tête, King of the Road s’invite, découverte grâce à la BO de Brokeback Mountain, reprise du célèbre Roger Miller King of the Road par Teddy Thompson et Rufus Wainswright. Tres vite, cette chanson est suivie par de nombreuses chansons de Rufus Wainwright, et sa douce mélancolie, parfaitement raccord avec mon humeur contemplative du jour. Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous invite à découvrir!

    On avance, doucement mais sûrement, au rythme des gorges, des ponts et des tunnels. Le temps, tout semble suspendu.

    #DesGorges
    #DesPonts
    #DesTunnels

    Après 45 km, on trouve un petit coin parfait pour notre pique-nique : taboulé, sandwich de charcuterie locale et bon pain… on relève le niveau par rapport à la veille 😜

    #BonAppetit 😋

    Trêve de gourmandise, l’ascension doit se poursuivre. Entre beauté des lieux et fatigue accumulée, nous croisons nos amies les vaches.

    #Aubrac

    Quelles sont belles 🤩 on dirait qu’elles ont les yeux maquillés de khôl 🥰

    #QueTuEsBelle 🥰

    Puis nous nous accordons (encore) une petite pause au bout de 10km, une petite pause mentholée cette fois, parce que dans la vie, tout est question d’équilibre 😌

    #PerrierMenthe

    Cap ensuite vers le lac de Devesset, idéal pour tremper les mollets dans l’eau fraîche… mais on ne s’attarde pas trop. Le temps quand même de profiter de la beauté des lieux et de faire une petite trempette.

    #Trempette

    L’eau est trop fraîche pour Étienne qui préfère s’accorder un moment de détente en bord de lac.

    #Detente&Contemplation

    Pendant que moi, vous me connaissez, je ne saurais résister contre l’envie de piquer une tête dans le lac.

    #L’eauC’estFaitPourSeBaigner 😅

    Pour rejoindre le Chambon, il nous reste une dernière épreuve : le chemin de Sauron. Oui, amis lecteurs de Tolkien, le nom est mérité. Le chemin est tortueux et difficile, et surtout le pont au bout de chemin censé nous permettre de traverser la rivière pour rejoindre notre gîte du jour à été emporté !

    #Heu 😫

    Finalement, après réflexion, nous tentons une traversée à pieds ! Étienne traverse et se met de l’autre côté de la rive pour récupérer les vélos et sacoches, moi je reste sur la berge pour lui transférer notre matériel. Un petit numéro d’équilibriste, pas évident avec la fatigue cumulée.

    #WorkInProgress

    Forcément je n’ai pas pris beaucoup de photo, trop concentré sur le transfert du matériel sans le faire tomber dans la rivière 😅

    Mais finalement, nous aurons le sourire de triomphe au visage.

    #FierMaisCrevé

    Nous remontons une dernière portion de piste, croisant quelques vaches paisibles (trop mignonnes 🐮), avant de poser enfin pied à terre.

    #TroMignonnes

    Le Chambon-sur-Lignon, petit coin de paradis au bout de l’effort, perdu dans la verdure.

    Un accueil chaleureux, une nature reposante, et une soirée qui s’annonce douce.

    #SeulsAuMonde

    En bref ? 80 km d’ascension sur la magnifique Dolce Via, au cœur de l’Ardèche pour 1150m de dénivelé cumulé. Des paysages à couper le souffle, des tunnels, des viaducs, et de nombreux moments de douceurs. Et sur le chemin de Sauron, une final d’étape plutôt épique !

  • Étape 8 : Du mistral, des ponts, des chemins

    Étape 8 : Du mistral, des ponts, des chemins

    Après une bonne nuit de sommeil bien méritée, le réveil se fait aux aurores. Nous remontons en selle pour une nouvelle journée d’aventure, cap au nord, direction Saint-Fortunat-sur-Eyrieux, à proximité de Valence, en suivant la célèbre Via Rhona.

    #Orange

    A la sortie d’Orange et dès les premiers tours de roues, le décor est planté : des champs à perte de vue, et le mistral toujours bien décidé à nous tenir compagnie.

    #LesChamps

    On ne faiblit pas… mais lui non plus.

    #LeMistral

    Pour les amateurs de vidéos extrêmes, ne pas hésitez à monter le son! 😜

    Heureusement, la route finie par être plus variée que les digues monotones de la veille : un savant mélange de petites routes, de chemins agricoles et de berges du Rhône. Nous croisons quelques villages typiques, profitons des paysages vallonnés qui annoncent déjà les prémices de l’Ardèche.

    Et toujours, le Rhône impressionnant à nos côtés, traversé par de nombreux ponts suspendus.

    Le vent souffle sans discontinuer. Malgré quelques moments de découragement (et des cuisses en mode semi-flambées), nous poursuivons notre chemin. Après environ 60 km, nous tombons sur un petit coin tranquille à l’abri du vent pour une pause déjeuner…

    #CyclistesAffamés

    Oui, force est de constater que le niveau baisse. 🙄…mais nous mangeons tout de même avec appétit. Les cyclistes affamés ne sont pas difficiles 😁

    La route reprend, les jambes sont lourdes, mais l’espoir d’un vent plus clément persiste. Espoir vite balayé… au propre comme au figuré.

    #SousLeVent

    Le retour de la digue nous désespère un peu, le temps de pour nous de mettre nos AirPods et de trouver un peu de motivation dans la musique. Une chanson me vient en tête… 99 Luftballons. Merci Luc 😁

    Une bouffée d’énergie. Jusqu’à ce que la réalité me rattrape : un nouveau pont suspendu à traverser!

    #Pont

    Celui-là est magnifique : tourelles crénelées, vue à couper le souffle… mais aussi à donner le vertige. Plus long, plus haut, plus ajouré que le précédent. Des enfants s’amusent à le faire tanguer, le mistral le fait valser, et moi, je serre les dents derrière mes lunettes, le regard crispé et le souffle court. Mais il me faut passer. Alors je passe.

    #DefiPersonnel
    #OnFaitMoinsLeMalin

    Petit détour réflexif sur les chemins que nous avons empruntés jusqu’ici.

    Si vous avez suivi :

    Au sud, nous avons longé le chemin de Stevenson, emprunté par l’écrivain écossais Robert Louis Stevenson en 1878. Nous avons également croisé la Regordane, voie millénaire reliant Le Puy-en-Velay à Saint-Gilles, utilisée autrefois par les marchands, pèlerins… et les croisés. Aujourd’hui, nous progressons sur la Via Rhôna, une piste cyclable de plus de 800 km, qui relie le lac Léman à la Méditerranée, en longeant le Rhône. Nous en avons déjà parcouru un tronçon lors de notre périple Paris–Rome.

    Ces itinéraires que l’on parcourt aujourd’hui pour le plaisir ont été tracés par les hommes à travers les siècles, dans des contextes de commerce, de pèlerinage, de guerre, ou de survie. Et maintenant, à vélo, ils deviennent notre terrain d’aventure. C’est fascinant, non ?

    Mais trêve d’errance philosophique ! 125 km au programme, 80 km dans les jambes, et le paysage change à nouveau à l’approche de Valence. Les reliefs sont plus escarpés, la lumière plus chaude, l’Ardèche se révèle.

    🤩

    Et enfin, nous bifurquons vers la Dolce Via, quittant la Via Rhôna et le mistral au passage 🥳

    Nous entrons dans un autre monde : des paysages boisés, plus calmes, plus intimes. La Provence s’efface, l’Auvergne approche.

    Il est 18h, et nous posons enfin le pied à terre dans un havre de paix, perdu au milieu de nulle part. Une soirée simple, silencieuse, douce… comme on les aime après plus de 7 heures et plus de 120km de vélo.

    #OnEstPasBienLà?

    En bref ? Encore une très belle étape, même dans la souffrance du mistral, qui nous rapproche à chaque fois un peu plus de nos 1000km de bike trip, qui nous rappelle à chaque fois un peu plus la magie de la France.

  • Étape 7 : Des Saintes-Maries-de-la-Mer à Orange

    Étape 7 : Des Saintes-Maries-de-la-Mer à Orange

    Après une bonne nuit de sommeil à digérer mon anchoïade et mon aïoli de la veille (#intense), le réveil se fait en douceur. J’en profite pour accueillir les premiers rayons de soleil méditerranéen…

    #Sunset

    … et pour tremper une dernière fois les pieds dans la mer, comme un petit au revoir à ce doux rivage.

    #Trempette

    Nous quittons lentement mais sûrement la Camargue, profitant encore de quelques instants suspendus entre marais, flamants roses, chevaux blancs, et rizières.

    Assez vite, nous atteignons Arles, joyau de l’Antiquité, ancienne colonie romaine devenue lieu de pèlerinage pour les amateurs d’histoire, d’art, et de Vincent Van Gogh (qui y a peint certaines de ses toiles les plus célèbres). Arènes, théâtre antique, rues pavées : tout y est. Le temps d’un petit détour à pied pour admirer ce patrimoine… mais pas trop longtemps, car la journée s’annonce longue. Et venteuse. Très venteuse.

    #LesRues
    #MonFidele
    #LesArenes

    À la sortie d’Arles, nous rejoignons la ViaRhôna, un itinéraire cyclable qui relie le lac Léman à la Méditerranée, en longeant le Rhône sur plus de 800 kilomètres. Dit comme ça, ça fait rêver, non ?

    🧠 Minute “idée géniale sur le papier”

    Les pistes cyclables sur les digues du Rhône ? Concept top. Vraiment.

    Mais quand il fait 32°C, que l’ombre est une notion théorique, et que le mistral souffle de face à 40-50 km/h ? On appelle ça une punition médiévale. 🥵

    #OnEstBien 😅

    Mais nous tenons bon, sans faiblir. Aidés, il faut bien l’avouer, par quelques Figolu (eh oui, souvenirs d’enfance oblige) pour garder le moral face à ce mistral franchement pas gagnant.

    #Figolu 🤤

    Et forcément, deux chansons trottent dans ma tête :

    Mistral Gagnant de Renaud, évidemment!

    Sous le Vent de Céline Dion & Garou.

    Surtout ce passage : « Et tu crois que c’est fini, jamais, c’est juste une pause, un répit… » Oui Céline 💪

    Bref c’est dans cette alternance musicale que nous approchons enfin d’Avignon.

    La seule, l’unique, avec son célèbre pont Saint-Bénézet (celui qu’on traverse “en dansant”, même s’il ne mène plus nulle part), construit au XIIe siècle, et surtout sa cité des Papes, immense palais gothique édifié au XIVe siècle quand la papauté s’est installée ici.

    Petit clin d’œil à ceux qui suivent notre parcours, mais saviez-vous que Pierre Roger, moine à La Chaise-Dieu, n’est autre que le pape Clément VI, pape à Avignon? Il a visiblement utilisé sa puissance pontificale et ses ressources pour faire de La Chaise-Dieu un monument à sa gloire et à celle de l’Église. Il y est d’ailleurs enterré.

    Le temps d’un petit détour en ville pour admirer les lieux, et nous reprenons la route. Car non, nous ne sommes pas (que) là pour flâner, nous sommes attendus pour la fin d’étape.

    Retour sur la digue… toujours aussi monotone et venteuse.

    #SousLeVent

    Et là, la surprise du jour : des passerelles… suspendues!

    🧠 Minute “acrophobe s’abstenir”

    Imaginez des passerelles suspendues par des câbles, avec un sol en métal fin, ajouré comme une grille à barbecue, sans bordures… Un régal pour les amateurs de vertige. Autant vous dire que je ne faisais pas le malin 😅

    #PasseraPasseraPas?

    Mais bon, on n’est pas venus jusqu’ici pour renoncer maintenant. Alors on passe. Un pas après l’autre ou plutôt un coup de pédale après l’autre. Et toujours le vent, bien sûr 

    Et puis… Orange ! La dernière surprise du jour.

    La ville est surtout célèbre pour son théâtre antique, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est l’un des rares théâtres romains encore dotés de son mur de scène d’origine – impressionnant, même pour les non-historiens.

    #Orange

    Mais aujourd’hui, la plus belle des scènes n’est pas en pierre : c’est un petit moment en famille ❤️

    Le finish de l’étape se fait en compagnie de l’une de mes tantines d’amour, avec qui nous partageons un bon moment fait de potins familiaux, de grands éclats de rire, de souvenirs et de complicité.

    #Familia

    En résumé:

    Une longue étape, des paysages moins spectaculaires que les jours précédents, mais une belle tranche d’histoire, de Mistral, de persévérance, et surtout : un final doux et chaleureux en famille.

    Bref ? Une belle journée de plus. Et la suite promet encore de beaux moments.

  • Étape 6 – De la Grande Motte aux Saintes-Maries-de-la-Mer : cap sur la Camargue

    Étape 6 – De la Grande Motte aux Saintes-Maries-de-la-Mer : cap sur la Camargue

    Après une bonne nuit de sommeil bien méritée, nous enfourchons à nouveau nos fidèles vélos, toujours sans faiblir, pour partir à la découverte d’un nouveau territoire : la mystérieuse et sauvage Camargue.

    Il est 8h30, le ciel est couvert — ce qui, soyons honnêtes, n’est pas pour nous déplaire après la chaleur écrasante de la veille. Le chemin est calme, paisible, silencieux… bref, nous sommes bien.

    #NousSommesBiens

    Peu à peu, le soleil se fraie un chemin à travers les nuages. Les premiers rayons viennent caresser ces paysages si particuliers, faits de marais, d’étangs et d’horizons plats à perte de vue.

    #HelloSunshine

    Et déjà, une chanson s’invite dans mon esprit. Mais laquelle ? J’entends résonner une voix douce et mélodieuse, des instruments joyeux et des paroles qui réchauffent le cœur… le tout en allemand. Oui, vous l’avez peut-être deviné : c’est Guten Morgen de Nana Mouskouri. Cette ode à la douceur de vivre m’accompagnera tout au long de la journée, comme un écho joyeux à ces paysages baignés de lumière.

    Un peu plus tard, halte à Aigues-Mortes pour une petite pause culturelle et touristique.

    #L’arrivée

    🧠 Le sachais-tu?

    Aigues-Mortes, malgré son nom qui laisse entendre qu’il ne s’y passe pas grand-chose, est en réalité une ville fortifiée pleine d’histoire. Fondée par Saint Louis (oui, LE Saint Louis) pour lui permettre de partir en croisade, la ville a vu défiler marins, rois, Templiers… et aujourd’hui, deux cyclistes un peu transpirants. On aime.

    Aux portes
    Église Saint-Louis
    Place Saint-Louis
    Clairement pas en Poméranie 😁

    Nous reprenons la route à travers chemins, routes étroites, rizières et marais. Plus nous avançons, plus nous nous enfonçons dans cette Camargue aux paysages changeants et à la lumière unique.

    Chevaux blancs, taureaux noirs, rizières, cygnes… on coche peu à peu tous les clichés du coin. Et franchement, on valide. 🙃

    Les marais
    Les chevaux

    Sur la route, nous tombons sur un petit restaurant totalement perdu au milieu de nulle part — en même temps, nous sommes en Camargue 😁

    C’est l’occasion parfaite pour découvrir quelques spécialités locales. Au menu : déclinaison de charcuterie de taureau, typique du coin et franchement savoureuse.

    #Miam 🤤

    Le temps d’une bonne pause déjeuner, qu’il nous faut déjà repartir, direction le bac pour traverser le Petit Rhône.

    Et puis… les flamants roses !!! 🤩

    Qu’ils sont beaux ! Bon, les photos ne rendent pas justice à leur élégance, mais qu’ils sont majestueux, posés dans les marais, le cou enroulé, roses comme il faut. Nous faisons quelques arrêts pour les observer, le sourire aux lèvres.

    #Qu’ilsSontBeaux

    Et enfin, au bout de quelques kilomètres… la mer.

    L’occasion rêvée de poser nos vélos sur la plage, de se glisser dans l’eau, et de profiter du moment. Seuls, sur la plage, les yeux dans l’eau… comme le chantait Roch Voisine 😅

    #Repos

    Au programme : baignade, bain de soleil, et même un peu de naturisme. Franchement, je ne pensais pas qu’une plage vide en Méditerranée existait encore — autant dire qu’on en a bien profité.

    #SeulSurLeSable
    #LesPiedsDansL’eau
    #FKK

    Pour conclure cette belle journée, nous nous offrons encore quelques spécialités du coin, cette fois autour d’un bon aïoli – attention à l’haleine 😅

    #Aïli

    Le temps de quelques pas sur la jetée, qu’il est déjà temps pour nous de vous laisser sur ces mots de fin d’étape.

    En bref ? Une “petite étape”, mais de grands souvenirs.