Mardi 29 Juillet : Amis lecteurs, vous avez beaucoup entendu parler de nos efforts, mais aujourd’hui, c’est par une pause bien mĂ©ritĂ©e que cet article commence ! AprĂšs 5 jours de selle, plus de 500 km dans les pattes, 5 LĂ€nder traversĂ©s et une chaĂźne de dĂ©railleur transformĂ©e en pignon fixe, un break s’imposait.
Nous avons posĂ© nos sacoches Ă Bad Kissingen. Cette somptueuse ville thermale bavaroise n’est pas n’importe quelle station de milieu de zone : elle est officiellement classĂ©e au patrimoine mondial de lâUNESCO au titre des « Grandes villes d’eaux d’Europe » (aux cĂŽtĂ©s de Vichy ou de Spa).
Au programme ? L’art de vivre Ă la bavaroise : rĂ©paration officielle du vĂ©lo d’Ătienne (ouf !), balades dans les parcs fleuris et, surtout, une dĂ©connexion totale aux thermes. On a alternĂ© les bains de cure entre 28°C et 35°C, profitĂ© des saunas, des hammams et des cĂ©lĂšbres espaces naturistes (FKK obligent, on laisse le maillot au vestiaire !)



Mais cette journĂ©e de dĂ©tente nâa qu’assez durĂ©… on est lĂ pour faire du vĂ©lo !
Mercredi 29 juillet : L’Ă©tape de la fournaise
Il est 8h30. Le thermomĂštre affiche dĂ©jĂ 20°C au rĂ©veil et on sait qu’il ne faut pas traĂźner : MĂ©tĂ©o Allemagne annonce plus de 35°C cet aprĂšs-midi ! La sortie de Bad Kissingen se fait sans encombres, en longeant la riviĂšre FrĂ€nkische Saale. Surprise locale : la piste est bordĂ©e de palmiers. Autant vous dire qu’on ne se croit clairement pas Ă Berlin !

La BaviĂšre rurale se dĂ©couvre un peu plus Ă chaque coup de pĂ©dale. Tout y est vert, paisible, ultra-tranquille, et surtout dotĂ© d’amĂ©nagements cyclables frĂŽlant la perfection.

Avec nos cuisses parfaitement reposĂ©es de la veille, des pistes lisses comme un billard, 22°C et un vent aux abonnĂ©s absents, les conditions de roulage sont optimales. Mais ce nâest pas une raison pour ne pas sâarrĂȘter. AprĂšs tout, ça reste les vacances !

On traverse des villages pleins de charme et richement décorés : aucun doute, les calvaires et les églises baroques nous rappellent que nous sommes en terres profondément catholiques.



TrĂȘve de rĂȘvasserie, il faut pĂ©daler. Alors on enchaĂźne les kilomĂštres et, comme d’habitude, mon esprit s’Ă©gare. Une musique commence Ă tourner en boucle dans ma tĂȘte : « Guten Morgen, Guten Morgen, Guten Morgen Sonnenschein… ». Vous lâavez ? Non ? Un grand classique de Nana Mouskouri en allemand qui ne me lĂąchera pas de la journĂ©e ! đ
Avis aux amateurs/amatrices : Nana Mouskouri – Guten Morgen
Au kilomĂštre 40, il est temps d’anticiper le pique-nique. ArrĂȘt obligatoire chez Edeka, le temple des supermarchĂ©s allemands. Bon, soyons honnĂȘtes, ce nâest pas aussi bien que le Super U national pour y dĂ©nicher des Figolus (petite dĂ©dicace Ă Juliette), mais ça fait le job !

KilomÚtre 55 : pause réglementaire au bord du Main (la fameuse riviÚre qui traverse Francfort).

KilomĂštre 75 : C’est le moment idĂ©al pour la minute gastronomique et notre pause dessert. Au menu : les fameux QuarkbĂ€llchen ! Mais qu’est-ce que c’est ?

LittĂ©ralement des « boules de fromage blanc ». Imaginez des petits beignets ronds, ultra-moelleux grĂące au fromage frais (Quark) intĂ©grĂ© Ă la pĂąte, frits et roulĂ©s gĂ©nĂ©reusement dans le sucre. Ca ressemble un peu Ă des bugnes đ. PS: celui-ci Ă©tait en format XXL đ
Oui, parce quâon pĂ©dale beaucoup, mais il faut faire vivre la machine. AprĂšs tout, comme le dit une grande philosophe de chez nous (CĂ©cile si tu nous lis đ) : « Le gras, c’est la vie » ! #JournĂ©eCitation
Le thermomĂštre monte, monte, monte… Il fait dĂ©sormais 35°C Ă l’ombre. On transpire Ă grosses gouttes, mais on garde le sourire !

Au kilomĂštre 90, nouvel arrĂȘt hydratation d’urgence. Par temps de canicule, la rĂšgle d’or est de boire. Pour l’occasion, on dĂ©guste un Johannisbeerschorle. Qu’est-ce que c’est ?

Le Schorle, c’est la boisson reine en Allemagne : un jus de fruit coupĂ© Ă l’eau gazeuse, ultra-dĂ©saltĂ©rant et pas trop sucrĂ©. Ici, il est au cassis (Johannisbeer), mĂȘme si mon grand favori reste le Rhabarberschorle (Ă la rhubarbe).
Allez, trĂȘve de gourmandise, il nous reste quelques kilomĂštres et un dernier sursaut de dĂ©nivelĂ© Ă travers les bois. Avec cette chaleur Ă©touffante, l’ombre de la forĂȘt est une bĂ©nĂ©diction.

AprÚs 104 km, 570 m de dénivelé cumulé, 5h30 de selle et par une température finale de 36°C, nous voilà enfin arrivés à Wertheim, blottie à la confluence du Main et de la Tauber.

Le temps de prendre une douche salvatrice (et croyez-moi, il y en avait grandement besoin) et nous partons explorer cette ville magnifique. Le patrimoine mĂ©diĂ©val avec son chĂąteau en ruine qui surplombe les toits, le cadre fluvial, le climat… tout y est


MĂȘme la biĂšre locale fraĂźche pour clore le chapitre !

En bref? Plus on avance, plus on se rĂ©gale đ



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