DĂ©part Ă 8h30 aprĂšs 8h30 de sommeil (oui oui, je bats tous les records de rĂ©cupĂ©ration en ce moment ! đ€) avec une jolie vue de Wettin au rĂ©veil.


LâĂ©tape du jour sâannonce plus vallonnĂ©e, mais surtout trĂšs ensoleillĂ©e.
Câest avec le cĆur lĂ©ger que nous pĂ©dalons Ă travers la Saxe-Anhalt : Titi est branchĂ© sur son podcast et moi, j’ai carrĂ©ment un best-of de Juliette Armanet qui tourne en boucle dans la tĂȘte ! đ
AprĂšs quelques kilomĂštres, nous empruntons un bac pour traverser la Saale.

Alors, je ne sais pas si câest moi, mais jâadore les bacs ! Sur la Loire, sur le Danube⊠dĂšs quâil y a un bac, il faut quâon le prenne ! đą
Sur notre route, nous traversons ensuite la ville de Halle â qui a d’ailleurs donnĂ© son nom Ă la cĂ©lĂšbre place Hallesches Tor Ă Berlin. Bon, pour ĂȘtre honnĂȘte, on n’est pas franchement emballĂ©s par lâarchitecture locale, qui conserve une ambiance trĂšs ex-RDA.

Nous pĂ©dalons sans relĂąche (ou presque !), le temps de faire quelques petites pauses bien mĂ©ritĂ©es dans des endroits… disons, trĂšs « coquets ».

La route est toujours aussi calme et paisible, et les vestiges de la RDA ne sont jamais bien loin. On se retrouve notamment sur une route/un chemin typique en plaques de béton, avec juste deux bandes pavées pour les roues des voitures.

Câest pas le tout, mais aprĂšs 55 km de pĂ©dalage, lâheure du pique-nique a sonnĂ©. Seul petit hic : on n’a pas hyper bien anticipĂ© le coup sur le ravitaillement ! Ce midi, ce sera donc minimaliste.

Mais ce n’est pas ça qui va nous arrĂȘter !

Au fil des kilomĂštres, le paysage devient de plus en plus vallonnĂ© et la vĂ©gĂ©tation change. On abandonne les forĂȘts de pins, de bouleaux et de hĂȘtres typiques pour des forĂȘts de feuillus plus denses. Pas de doute, nous venons de franchir les frontiĂšres de la Thuringe !

Ce Land, souvent surnommĂ© « le cĆur vert de lâAllemagne », tranche radicalement avec les plaines du nord par son relief accidentĂ© et ses petits villages bien plus coquets.

Sur la route : des vaches qui se baignent carrément dans la Saale.

Câest quâon nâa plus trop lâhabitude de pĂ©daler par plus de 20 degrĂ©s, nous ! đ€Ł
Au dĂ©tour d’un virage, surprise : des champs de tournesols Ă©clatants !

Quand je vous disais quâon changeait de rĂ©gion… đ»
Enfin, aprÚs 113,4 km, nous arrivons à notre destination : Iéna (Jena) !

IĂ©na est une ville fascinante, cĂ©lĂšbre pour sa prestigieuse universitĂ© oĂč ont croisĂ© Schiller et Goethe, mais aussi pour son rĂŽle historique majeur. C’est ici qu’en 1806, NapolĂ©on a Ă©crasĂ© l’armĂ©e prussienne. Une dĂ©faite si traumatisante pour la Prusse qu’elle a tout changĂ© pour la suite. Bismarck rĂ©sumera d’ailleurs cette revanche de l’histoire par une formule cĂ©lĂšbre : « Sans IĂ©na, pas de Sedan » (rappelant que l’unification allemande et la guerre de 1870 dĂ©coulaient directement du choc subi ici).
Pour nous, le choc est surtout physique ! Il est grand temps de se remettre de nos 113,4 km et de nos 920 mÚtres de dénivelé positif cumulé. Au programme ce soir : une bonne biÚre fraßche !

Et de déguster quelques spécialités culinaires thuringeoises.

En bref ? Cap au sud en suivant la Saale ! Une Ă©tape baignĂ©e de soleil et nettement plus vallonnĂ©e (920m D+) qui nous fait entrer en Thuringe. Entre traversĂ©es en bac, pauses insolites sous l’autoroute, pique-nique improvisĂ© et vaches baigneuses, nous rejoignons la ville historique d’IĂ©na pour une soirĂ©e biĂšre et spĂ©cialitĂ©s locales bien mĂ©ritĂ©e.

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