Auteur : Julius

  • Jour 15 : Provins 🚲 Paris

    Jour 15 : Provins 🚲 Paris

    Après une excellente nuit de sommeil bien au frais grâce à la climatisation, nous voilà sur nos vélos, parés pour l’ultime chapitre de cette épopée. Au programme du jour : 85 km (prévisionnels) à la conquête du Provinois et des portes de Paris !

    À 8h30, sous un très doux 14°C, nous donnons nos premiers coups de pédale.

    #PremiersCoups

    Les routes du Provinois sont agréables, bien qu’un peu monotones : des champs à perte de vue, coupés par quelques bosquets de bois.

    #DesChamps
    #DesChamps
    #DesBois

    En observant ce paysage qui défile, mon esprit vagabonde. Je repense à tout ce chemin parcouru depuis le premier jour, à nos aventures, nos doutes, nos fous rires, nos calories brûlées… Ce voyage a eu un air de pèlerinage moderne pour nous ramener vers notre ancien Heimat.

    La minute philo : C’est quoi le Heimat ?

    Ce mot allemand est quasiment intraduisible en français. C’est bien plus que la « patrie » ou la « maison » : le Heimat, c’est ce lieu refuge où l’on se sent profondément chez soi, lié par les souvenirs, les odeurs, les proches et l’histoire personnelle. En quittant Berlin pour pédaler jusqu’à Paris, nous avons tissé un pont physique entre notre Heimat d’adoption et notre Heimat de cœur.

    Rapidement, nous rejoignons le Chemin des Roses, cette superbe voie verte aménagée sur une ancienne ligne de chemin de fer.

    #CheminDesRoses

    En roulant sous ce tunnel de verdure, je pense à vous, chers lecteurs. C’est quand même une sacrée aventure : partir de Berlin, traverser des régions entières à la force des cuisses, pour finalement arriver à Paris et retrouver la famille, les beaux-parents, les amis… et surtout Odessa !

    #Odessa

    Sur fond de Love sis in the air , ma chanson officielle du jour,  je repense à notre petite poulette d’amour. Vous avez été tellement nombreux à nous demander des nouvelles d’elle tout au long de notre voyage ! (Ou de mes cheveux 🤣)

    Aujourd’hui, ces derniers kilomètres, on les pédale un peu pour vous, avec vous, et tout particulièrement pour elle. 🐶❤️

    #LoveIsInTheAir❤️

    Mais trêve d’émotion, l’appel du ventre me ramène à la réalité. À 12h00 précises, après 60 kilomètres au compteur, l’heure du tout dernier pique-nique du périple a sonné. Au menu : un classique sandwich à la rosette !

    #BonAppétit

    et surtout, surtout… un ultime flan pâtissier pour honorer la tradition jusqu’au bout !

    #PassionFlan

    Après cette pause gourmande, nous reprenons la route.

    #SurLaRoute

    Très vite, la tranquillité rurale s’efface : nous rattrapons l’agglomération parisienne. 

    #RegionParisienne

    Nous revoilà plongés dans les « joies » des aménagements cyclables de la banlieue : un patchwork un peu décousu où chaque municipalité y va de sa petite touche, ce qui ne facilite pas toujours la navigation, mais offre une immersion brute dans le décor urbain. 

    #Brut

    Et puis… enfin Paris !

    #BoisDeVincennes

    Le spectacle des arbres calcinés par les canicules successives nous fend le cœur.

    💔💔💔

    Des trémolos dans la gorge, les jambes qui tremblent légèrement sous le coup de l’émotion et de la fatigue, nous mettons le cap sur la place Félix Éboué.

    Et enfin… la rue du Rendez-Vous !

    Ce n’est pas sans une vive émotion que nous posons pour un selfie sous la plaque de cette rue parisienne où nous avons vécu pendant une quinzaine d’années, notre Heimat.

    Le temps de s’accorder un Perrier en terrasse, la tête pleine de souvenirs de notre ancienne vie ici, et nous repartons pour l’assaut final vers la Seine-Saint-Denis (le 93) pour les retrouvailles tant attendues avec Odessa.

    Il est 16h00. 95 kilomètres au compteur aujourd’hui. Et enfin, les retrouvailles ! 

    #LoveIsInTheAir

    Voilà, chers lecteurs : la boucle est bouclée.

    Depuis de nombreuses années, nous rêvions de réaliser ce périple. Un pèlerinage, un hommage à notre passé parisien et un salut à notre nouvelle vie berlinoise… Et nous l’avons fait !

    #DernierSelfie

    Mais pour le grand bilan, les chiffres fous et les anecdotes, ce sera dans un article dédié. Alors restez connectés ! 😉

    #RecapDuJour
    #Paris

  • Jour 14 : Chaource 🚲 Provins

    Jour 14 : Chaource 🚲 Provins

    Comme toujours, le réveil est matinal, au moins pour moi ! Je profite de la première fraîcheur matinale en observant le spectacle attendrissant du pré à côté : deux vaches en train de se faire des bisous. Un moment trop mignon que je savoure tout en buvant mon premier café au lait de la journée et en finalisant l’article de la veille.

    #LoveIsInTheAir

    Pour bien lancer la machine, on attaque ensuite avec un petit-déjeuner digne de ce nom. 

    #Nutella 😋

    Au programme du jour : une longue étape de 115 km pour rejoindre Provins, mais heureusement avec un dénivelé beaucoup plus clément que la veille ! #YavaitBesoinLà

    #GoGoGo

    Dès les premiers kilomètres, nous replongeons dans la « diagonale du vide », toujours et encore. De longs rubans d’asphalte perdus au milieu de nulle part.

    #SeulAuMonde

    Au passage, on croise quelques noms de lieux familiers qui nous font sourire… Armance, si tu nous lis, cette photo est pour toi ! 😜 

    Joyeux anniversaire 🎉

    Et le calme, toujours le calme.

    #SeulAuMonde

    Rapidement, nous arrivons à Troyes. Un peu de culture et d’architecture dans ce monde de brutes ne nous fera pas de mal !

    Cathédrale Saint-Pierre & Saint-Paul

    C’est parti pour une visite !

    La minute patrimoine : La cathédrale de Troyes est une merveille de l’art gothique, mondialement connue pour la richesse exceptionnelle de ses vitraux (plus de 1 500 m^2 de verrières !). Du XIIIe au XIXe siècle, les plus grands maîtres verriers y ont sculpté la lumière, créant une véritable bible de verre aux nuances de bleus et de rouges incomparables. 

    Tout simplement splendide

    C’est un lieu majestueux qui invite immédiatement à l’émerveillement, à la méditation et au recueillement. Dans le silence sous les voûtes, nous avons une pensée émue pour les proches que nous aimons et qui nous ont quittés, et nous brûlons chacun un cierge. 🙏🕯️

    Après cette parenthèse, nous remettons les casques et reprenons notre route. Le tracé nous mène cette fois le long du canal de Haute-Seine. Cet ancien canal de navigation, bordé d’arbres et de vieilles écluses, offre un cadre de roulage particulièrement zen et reposant. 

    #LeLongDuCanal

    À 11h45, au kilomètre 45, la sonnette de l’estomac retentit : l’heure du traditionnel sandwich (rosette-cornichons) a sonné !

    #Simple&Efficace

    À 12h45, kilomètre 60 : drame (ou presque) ! La première crevaison de tout notre périple ! Heureusement, nous sommes rodés, le changement de chambre à air est expédié dans les règles de l’art.

    #BricolBoy

    À 13h45, kilomètre 75 : l’heure du flan a sonné !

    #PassionFlan

    La minute gourmande : pour ceux qui suivent nos aventures depuis plusieurs années, vous n’êtes pas sans savoir que je voue un véritable culte au flan pâtissier et à toutes ses déclinaisons… Il fallait bien que ce moment sacré arrive sur le parcours ! Une pause gourmande validée à 100 %. 🍮😋 🤣

    On repart, l’esprit léger et le ventre plein, toujours le long du canal. C’est beau un canal : c’est calme, paisible… et surtout, c’est plat (ou presque !) 😅

    #Canal

    La minute histoire : le canal de Haute-Seine, pensé dès le Premier Empire par Napoléon Ier pour relier Paris à la Bourgogne et désenclaver l’Aube, le canal de Haute-Seine a été aménagé au XIXème siècle pour faciliter le transport du bois, du charbon et des marchandises vers la capitale. Jamais totalement achevé dans son projet initial et progressivement délaissé par la batellerie commerciale face au rail, il offre aujourd’hui aux cyclotouristes une voie d’eau paisible, bordée d’écluses pittoresques et d’une nature préservée.

    Étienne nous dégotte ensuite un petit itinéraire alternatif : une supposée « piste » qui s’avère être un chemin de terre bien sauvage. Heureusement que nous sommes équipés en Gravel ! 

    #SurLesChemins

    Même les arbres tombés en travers du passage ne parviennent pas à nous arrêter.

    Petit test d’agilité 😅

    La fin de l’étape se fait à travers champs. Nous approchons doucement de la Seine-et-Marne rurale… et il faut dire que ça nous change des forêts vosgiennes ! 🌾

    Je suis quelque part au loin sur la photo hein 🙈

    Oh la jolie centrale nucléaire 😅

    Et finalement, après 116.5 kilomètres d’efforts et de découvertes, Provins se dévoile enfin ! La cité médiévale fortifiée est toujours aussi splendide. 🤩

    #Sellefie devant l’église Saint-Croix

    Le temps d’un petit tour de ville, et d’une bière parisienne bien méritée (la Gallia) :

    Il est beau hein ☺️

    Que voilà le temps de vous abandonner pour une bonne nuit de sommeil avant notre dernière étape : Paris !

    À demain pour notre dernière aventure !

    #RécapDuJour
    #RécapGénéral
  • Jour 13 : Langres 🚲 Chaource

    Jour 13 : Langres 🚲 Chaource

    Julien ayant pris une journée de retard, je prends le relai pour l’étape de ce jour. 

    Nous nous réveillons tous les deux bien fatigués par les agapes de la veille… Il nous faut pourtant reprendre la route, l’étape ne s’annonce pas de tout repos. Pas de gros cols mais les régions que nous traversons ne sont qu’une longue succession de coteaux.

    Dents de scie…

    Le départ est chaotique. J’ai du mal à trouver l’itinéraire, le GPS m’agace… je regrette (presque) les excès de la veille. Il en faut plus pour nous arrêter, et nous voilà vite prêts à attaquer la première côte.

    #CaGrimpe

    Le reste de la matinée se déroule bien. La campagne est belle et les villages nous semblent beaucoup plus riches que la veille.

    Magnifiques forêts
    #MaginfiqueVillage

    Nous nous arrêtons déjeuner au bord de l’Aube. C’est le retour du fameux taboulé !

    L’Aube
    #miam

    Nous reprenons la route. Toujours très belle. Nous souffrons beaucoup moins de la chaleur mais nous devons affronter un méchant vent d’ouest. La vue de la Seine nous donne un peu de baume au cœur et nous rappelle que nous approchons.

    #LaSeine

    Forcément, en cœur nous entonnons la fameuse chanson Vanessa Paradis & M – La Seine !

    Nous en sommes à la septième côte et nous atteignons les fameux vignobles de Champagne (Les Riceys). La vue est splendide.

    #Champagne !
    #Sellefie

    Amis lecteurs, merci Étienne pour ce soutien sans faille… mais pour le citer « c’est quand même du boulot d’écrire les articles ! »

    Après Les Riceys, la fatigue commence à se faire sérieusement sentir. Etienne avance envers et contre tout ou tous d’ailleurs 😅

    #IlEstQuelquePartAuLoin

    De mon côté, je me traîne, j’ai mal au jambes, aux genoux, à des parties de mon corps que je ne soupçonnais pas, le moral chute… j’ai l’impression que c’est sans fin !

    Mais est-ce vraiment une impression ? 😅

    Mais j’ai fait plus, nous avons avons franchi le col du Saint-Gothard, le col du Grand-Saint-Bernard, le col du Puy Mary, le col de la Schlucht… bref, il en faut plus pour nous arrêter !

    Etienne revient au clavier : Les lecteurs les plus observateurs auront remarqué qu’il s’agit de la troisième étape dans une ville connue pour son fromage, après Munster et Langres. Ce n’est pas un hasard ! Lorsque je prépare le trajet, mon œil s’arrête toujours sur les noms qui me sont familiers – que ce soit des noms de maison célèbre (la Maison de Wettin), des batailles (Iéna) ou des fromages, probablement également à cause d’une déformation très ambertoise.

    Après une douche bien nécessaire, c’est l’heure de la bière bien méritée, au vert.

    Julien écrit l’article d’hier…

    Et surtout le temps de déguster un spécialité du coin : l’andouillette (de Troyes) !

    Andouillette dans sa croustille 😋

    En bref ? Encore une belle étape très exigeante à la découverte du champenois !

    #QuandMemeHein 😅
    #Periple
  • Jour 12 : Ailleviller 🚲 Langres

    Jour 12 : Ailleviller 🚲 Langres

    Oyez, oyez, braves gens et fidèles lecteurs !

    C’est après une nuit d’orages et de tempêtes, en ce quatrième jour du mois d’août de l’an de grâce 2026, au chant du coq (ou plutôt au bip impitoyable du GPS) que nous prîmes la route pour la Comté !

    #Ready

    C’est le cœur vaillant, le corps ragaillardi et l’esprit apaisé (enfin, pas trop non plus après les coups de tonnerre de la nuit !) que nous nous élançâmes à la conquête de ces terres vallonnées, situées à la croisée des chemins entre les Vosges et le Pays de la Vôge. 

    #SurLaRoute

    La nuance est subtile, amis lecteurs : la première est un département historiquement rattaché à la région Lorraine, tandis que la seconde nous fait basculer en Haute-Saône, terre de Franche-Comté !

    Ici, peu d’âmes y vivent. C’est le royaume où la fameuse « diagonale du vide » prend tout son sens. Au fil des kilomètres, nous croisons bien plus de cheptels que de figures humaines ! 

    #LesVaches

    Sur cette terre sacrée de Haute-Saône, terre ancestrale de mes aïeux, chaque coup de pédale résonne comme un hommage au passé. Un hommage à mon père, un hommage à mon grand-père. Traverser les forêts épaisses, franchir les ruisseaux et longer les prairies verdoyantes de mes ancêtres donne à notre périple une dimension presque mystique. Et le charme désuet des quelques hameaux assoupis que nous traversons ne manque pas de me plonger dans mes souvenirs d’enfance. 

    #CharmesDésuets

    Ici, tout n’est que calme et quiétude. 

    Le calme

    Chaque croisement de chemin me ramène à mes origines.

    Vesoul 😊

    Nous poursuivons notre chevauchée, le cœur vaillant, les jambes fortes et l’esprit à la rêverie. La solitude absolue de ces paysages sauvages y invite naturellement.

    #SeulAuMonde

    Après une cinquantaine de kilomètres (ou de lieues, devrais-je dire !), nous décidons de reposer nos fidèles destriers de métal et nos jambes éprouvées. 

    #Hâlte

    Ici, le temps semble littéralement s’être arrêté.

    Pour restaurer les forces des chevaliers du cycle, place au festin : le fameux Pâââté Lorrain (à prononcer avec l’accent traînant du charcutier et de mon grand-père !).

    #Miam

    La minute gourmande : Pour ceux qui l’ignorent, le Pâté Lorrain est la plus ancienne spécialité de la région (mentionnée dès 1392 !). Il s’agit de morceaux de porc et de veau marinés dans du vin blanc, de l’échalote et des herbes, le tout enveloppé dans une pâte feuilletée croustillante et dorée. Un régal qui tient bien au corps !

    Après cette halte salvatrice, nous reprîmes la route, toujours seuls au monde.

    Il fait chaud, très chaud. Le dénivelé cumulé commence à peser dans les cuisses et mon esprit commence doucement à délirer au rythme du pédalage sous le cagnard. Je me prends pour le Capitaine Haddock complètement déshydraté dans le désert dans Coke en Stock, voyant des mirages partout ! Puis je repense à Obélix qui chante « Quand l’appétit va, tout va ! » en voyant voler des cuisses de sanglier rôties… Pas de doute : j’ai soif, affreusement soif !

    Tout n’est que solitude et chaleur.

    Au kilomètre 70, nous croisons enfin quelques âmes humaines. Qu’à cela ne tienne ! Qu’importe qu’ils soient inconnus, je les aborde, alors qu’ils sont affairés à des tâches dans leur jardin, pour leur demander humblement s’ils n’auraient pas la bonté divine de remplir nos gourdes asséchées. Avec une immense gentillesse, ils s’exécutent. Me voilà paré pour la fin du voyage !

    Soif, boire 😆

    Au kilomètre 85, traversée d’une petite bourgade dotée d’un charmant Proxi Market. L’opportunité idéale pour acheter à boire, à boire et encore à boire (et un peu à grignoter), avant de s’offrir une pause bien méritée à l’ombre fraîche des marronniers sur la place de l’église. 

    Ça va mieux 😅

    Mais trêve de rêvasserie, la cité fortifiée de Langres, perchée sur son haut plateau imprenable, nous attend !

    C’est reparti pour les ultimes kilomètres sous un soleil de plomb. Et enfin… après plus de 100 kilomètres et 1090m de dénivelé cumulé, Langres se dresse devant nous !

    #Langres

    Une dernière ascension mémorable pour atteindre les remparts de la ville natale de Diderot, et nous voilà déjà attablés au restaurant gastronomique La Bulle d’Osier.

    La Bulle d’Osier est une pépite gastronomique qui rend hommage au patrimoine local. Le nom même du restaurant est un clin d’œil direct à la vannerie, savoir-faire séculaire et emblématique du pays de Langres. Dans une ambiance intime et raffinée, le chef (Valentin Loison) y propose une cuisine d’auteur créative, mettant à l’honneur les produits d’exception du terroir champenois et des producteurs passionnés de la région.

    Valentin Loison, 32 ans, chef doublement étoilé !

    Au menu ce soir : une formidable découverte culinaire du terroir champenois déclinée en 8 services.

    Notre Top 4 de cette expérience exceptionnelle :

    Top #1
    L’Artichaut de saison, sublimé dans toute sa fraîcheur et sa délicatesse.
    Top #2
    L’Échalote macérée et sa soupe à l’oignon déstructurée, un hommage d’une finesse incroyable aux classiques du terroir.
    Top #3
    La selle d’agneau et ses abats, un véritable régal de cuisson et de saveurs concentrées.
    Top #4
    Le millefeuille de brocard (jeun cerf) et son curry vert, une association extraordinaire portée par un curry tout simplement magistral.

    Il ne me reste plus qu’à vous saluer, très chers et fidèles lecteurs. J’espère de tout cœur que vous aurez apprécié cette ode à la terre de mes ancêtres, à la beauté sauvage de la diagonale du vide et aux plaisirs simples – mais intenses ! – de la bicyclette.

    #RecapDuJour
    #RecapDuPériple
  • #11 : L’étape des 3 cols ⛰️

    #11 : L’étape des 3 cols ⛰️

    Bonjour à tous !

    Aujourd’hui, on passe aux choses sérieuses : le mode grimpeur est officiellement activé, comme vous l’aurez compris avec le titre ! Parce que les contreforts des Vosges c’est bien gentil, mais pour rejoindre Paris, il nous faut bien finir par les traverser ! 😅

    #Prévisionnel

    À 8h30, on attaque directement le plat principal avec le col de la Schlucht.

    #CestParti

    Au programme : une belle et grande ascension de 19 km de long pour avaler environ 1 000 m de dénivelé positif. Histoire de bien se mettre en jambes dès le matin ! C’est parti 😁.

    Les routes de montagne sont définitivement les plus belles, même si ce sont aussi les plus exigeantes.

    #OnAime

    Bon, voilà, nous on va tout là-haut… 

    Et avec le sourire SVP !

    Force est de constater que la route est absolument superbe. Ce n’est pas pour rien que la Schlucht est l’un des grands classiques du Tour de France ! Franchi pour la première fois par le peloton en 1931, ce col a vu passer les plus grandes légendes du cyclisme, d’Eddy Merckx à Thomas Voeckler. Non mais regardez-moi ces paysages !

    Avouez que c’est beau 🤩

    Allez, trêve de rêvasserie, on grimpe, on grimpe. À chaque kilomètre, la borne nous rappelle les kilomètres restants et le dénivelé déjà effectué. Allez, plus que 8 km et déjà 755 m de hauteur ! 

    #CestPasEncoreFini?

    Le thermomètre affiche déjà 28°C, on surchauffe, on transpire, mais qu’est-ce que c’est beau ! 🤩

    #OnSouffreMaisOnAimeÇa

    Et dans ma tête, « On avance, on avance, on avance… C’est une évidence, on n’a pas assez d’essence pour faire la route dans l’autre sens… ». C’est un peu la chanson du jour, non ?

    Avis aux amateurs : Alain Souchon – On Avance

    Allez, plus que 5 km et déjà 898 m d’altitude.

    #GoGoGo

    Mais que c’est beau !

    🤩🤩🤩

    Plus que 1 km et « déjà » 1 089 m.

    #FeelingLikeEddyMerxx

    Mais encore une fois, quelle vue !

    Cette vue 🤩

    Et voilà, sommet ! 19 km d’ascension bouclés en 1h49 pour moi, hors pauses GPS (parce qu’il ne faut pas déconner, on a 3 cols au programme aujourd’hui, j’ai pas envie de me gourer et d’en faire 5 ou 6 ! 😅).

    Étienne, lui, l’avale en 1h39 sans aucune pause (oui, c’est lui le boss du GPS ! 😅). Et hopla, comme on dit en alsacien !

    #TropDesStars

    Pour la minute culture générale, nous quittons ici officiellement l’Alsace pour pénétrer dans le département des Vosges. Entre 1871 et 1918, à l’époque où l’Alsace-Moselle était annexée par l’Empire allemand, ce col marquait la frontière physique et douanière entre la France et l’Allemagne. Pédaler ici, c’est rouler sur une ancienne ligne de démarcation impériale !

    Mais on n’est pas là pour rigoler, c’est parti pour le second col ! On redescend un peu, et hopla, on remonte ! Cette fois-ci, direction le col des Feignes sous Vologne, culminant à 954 m d’altitude.

    #OnEstPasLàPourRigoler

    Peu après le col, surprise : un bretzel sauvage qui se baladait au milieu des sapins !

    🥨🥨🥨

    Et hop, miam !

    Attention, je guette si j’en vois pas d’autres 😅
    Etienne est plus peace que moi sur ce coup 🥨

    Après cette pause roborative, on repart pour le troisième et dernier col de la journée. On descend à nouveau, et on remonte. La chaleur commence sérieusement à se faire sentir, le thermomètre affiche déjà 33°C. 

    On ne s’en lasse pas (enfin si un peu les jambes quand même hein)

    Enfin, au kilomètre 40, nous atteignons le col de la Croix des Moinats, à 891 m d’altitude.

    Ça mérite bien un petit selfie 🤳

    En basculant de l’autre côté, le thermomètre s’affole et grimpe à 35°C. Ici, malheureusement, tout est cramé par la chaleur, cela fait de la peine à voir. 

    C’est moins vert 😕

    Même les vaches cherchent désespérément un coin d’ombre pour se mettre à l’abri du soleil.

    Toutes à l’abri !

    Tout n’est que désolation : les ruisseaux sont à sec, l’herbe est totalement jaune, les arbres sont en souffrance et les bouleaux meurent sur pied… 😔

    😞😞😞

    Sous cette canicule, une pause s’impose pour ménager les organismes. Halte salvatrice de 20 minutes à Remiremont, l’occasion pour nous de s’enfiler pas moins d’un litre et demi de boisson fraîche, dont un excellent milkshake au chocolat. 

    #UnPeuDeFraicheur

    On reprend la route direction Plombières-les-Bains. Ce petit bijou architectural est une célèbre ville thermale dont les eaux étaient déjà prisées par les Romains, puis plus tard par Louis XIV, Napoléon III et Joséphine. C’est ici qu’a été signée la fameuse « entrevue de Plombières » en 1858, un accord secret pour l’unification de l’Italie. Malheureusement, la ville fait aujourd’hui de la peine à voir : beaucoup de bâtiments historiques semblent totalement laissés à l’abandon…

    Termes Stanislas, datant de 1295, reconstruit vers 1740 et à l’abandon
    #ArcadesDu19ème

    Après Plombières-les-Bains, nous reprenons une route un peu plus verte.

    #DuVert

    Nous franchissons une nouvelle frontière invisible et pénétrons en Bourgogne-Franche-Comté, la terre de ma famille paternelle !

    #Franche-Comté

    Je repense à mon grand-père, à Vesoul, à Bonnevent, à mon père qui nous a quitté, à toutes ces histoires qu’ils racontaient pendant les repas de famille, tous ces souvenirs d’enfant. Et sur cette grand route, sur la route de Vesoul, l’émotion.

    Finalement, après 85 km et 1 371 m de dénivelé positif cumulé, nous arrivons enfin à notre destination : Aillevillers-et-Lyaumont. Le temps pour nous de savourer une bonne bière fraîche :

    #EncoreUne 😜

    Et de déguster la grande spécialité locale : la carpe frite !

    #LeGrasCestLaVie

    A demain pour de nouvelles aventures !

    #Strava
    #Périple
  • #10 : Kayserberg 🚲 Munster

    #10 : Kayserberg 🚲 Munster

    Bonjour amis lecteurs ! J’espère que vous avez passé une belle nuit. De notre côté, après ce dîner mémorable et doublement étoilé au Chambard, je vous confirme que le sommeil a été plus que réparateur ! 😁

    Aujourd’hui au menu : une mini-étape de transition de 35 km seulement. L’objectif ? Récupérer en douceur de nos précédentes journées d’efforts intensifs (et de nos expériences culinaires), tout en ménageant nos forces avant la grosse ascension du col de la Schlucht qui nous attend dès demain ! 

    #Prévisionnel

    Départ à 9h30… oui oui, on traînasse, on traînasse, c’est le privilège des petites étapes.

    #Ready

    Nous traversons les vignobles alsaciens, sous le soleil 🌞

    #DansLesVignobles

    Visiblement, la route est réputée et prisée : nous sommes loin d’être les seuls à pédaler de bon matin en ce dimanche 2 août !

    Pfff c’est pénible ce monde 😅

    Rapidement, après à peine 15 petits kilomètres, nous arrivons déjà à Colmar. Surnommée la « Capitale des vins d’Alsace », la ville possède une histoire fascinante. Épargnée par les grands conflits, son centre-ville médiéval et Renaissance est resté intact. C’est aussi la patrie d’Auguste Bartholdi, le créateur de la célèbre Statue de la Liberté de New York ! On pose les vélos, et hop, c’est parti pour un peu de marche à pied à la découverte de la ville. 

    #VélosPosés

    La cité est vraiment très belle, sa réputation n’est clairement pas usurpée. Les vitrines des magasins de bouche et des pâtisseries nous font de l’œil à chaque coin de rue… mais on résiste héroïquement, promis ! 😅

    #Cathédrale
    #LaPetiteVeniseAlsacienne

    Puisque nous sommes en mode mini-pause, nous en profitons pour nous offrir une véritable parenthèse culturelle avec la visite du célèbre Musée Unterlinden (oui ça change de la bouffe et du vélo, j’avoue 😅).

    Installé dans un ancien couvent de dominicaines, il héberge le chef-d’œuvre qu’est le Retable d’Issenheim (peint par Matthias Grünewald entre 1512 et 1516). Conçu à l’origine pour le couvent des Antonins (qui soignaient les malades atteints du terrible « mal des ardents »), ce polyptyque monumental aux volets mobiles est une claque visuelle et artistique !

    Le cœur du polyptyque
    Autre panneaux du polyptyque

    Force est admettre que je trouve les personnages, couleurs, scénographies d’une modernité saisissante !

    Après quelques heures de cette pause faite de découvertes et de flânerie, il est temps de remonter en selle. Direction : Munster !

    #SurLaRouteDeMunster

    Mais pourquoi Munster me direz-vous ?

    Alors, amis lecteurs, pour ceux d’entre vous qui randonnent ou font du cyclotourisme, vous le savez bien : un bel itinéraire, ça demande énormément de préparation en amont ! Cela fait des semaines entières qu’Étienne est sur le coup : on commence avec le point de départ et le point d’arrivée, après on sélectionne les grandes lignes. Plutôt le nord via Hambourg et les Pays-Bas, le centre via Aix-La-Chapelle et Liège, plutôt le Sud via l’Alsace et Strasbourg…? On regarde les lieux de découvertes, la topographie, le climat prévisionnel (pluie, vent…).

    Après on attaque le tracer des itinéraires, on découpe les étapes, on ajuste en fonction des sites à voir. Il s’agit de trouver le meilleur équilibre entre le kilométrage et le dénivelé… tout en garantissant un lieu d’hébergement et de quoi se nourrir !

    Tout cela semble d’une fluidité totale pour vous qui lisez nos aventures au jour le jour, et c’est tout aussi fluide pour moi qui me contente de suivre le guide ou de donner un avis 😅 Mais ça l’est beaucoup moins pour Étienne !

    Alors aujourd’hui, je pose ça là : UN GRAND MERCI À ÉTIENNE ! ❤️

    #QuandOnParleDuLoup 😅

    Nous continuons notre route les jambes extraordinairement légères, en nous enfonçant doucettement dans la superbe vallée de Munster… On aime beaucoup le décor !

    #Rivière

    Et comme l’étape est courte, on s’octroie encore des pauses, toujours des pauses ! C’est les vacances, faut bien en profiter un peu moi je dis 😅

    #Break
    #Break

    Finalement, au bout de nos 35 kilomètres, nous voilà arrivés à notre destination finale : Munster ! Le temps d’un petit tour de ville – c’est tout petit, bien que mondialement connu pour son fameux fromage de caractère.

    Église Saint-Léger

    Et pour couronner le tout… Oh, des cigognes nichées sur les toits ! L’Alsace dans toute sa splendeur pour clore cette belle journée de transition. 

    🥰🥰🥰

    Sans oublier la fameuse Flammekuche au Munster 😋

    Bon appétit moi 😋

    Demain, place à la montagne !

    #Strava
    #OnTheRoad
  • #9 : Strasbourg 🚲 Kayserberg

    #9 : Strasbourg 🚲 Kayserberg

    On commence la journée avec un petit-déjeuner à 7h30. Oui, je sais, il y a un net relâchement après les deux dernières étapes XXL, mais ce sont les vacances, il faut quand même en profiter un peu ! 😜 Mon œil s’arrête immédiatement sur quelques spécialités bien de chez nous, et très locales. Au menu (entre autres) :

     • Mini-bretzel alsacien

    • Une « petite » (grosse) part de Kouglof

    • L’incontournable pain au chocolat (ou chocolatine pour les sudistes, mais on est en Alsace !)

    #Petit-déjeuner

    Y’a rien à dire, en France, et pour le coup en Alsace, on sait y faire avec le beurre et le sucre ! 😋

    À 8h45, nous sommes sur les vélos. Au programme du jour : un prévisionnel de 85 km et 480 m de dénivelé cumulé pour rejoindre le village de Kaysersberg. 

    #Previsionnel

    La sortie de Strasbourg est étonnamment calme et paisible malgré la taille de l’agglomération, un peu « à l’allemande » avec des aménagements bien pensés. 

    #Easy

    Nous longeons de longs canaux, à l’abri des platanes, avec un thermomètre qui affiche déjà un doux 23°C à 9h30. 

    #SurLesBordsDeCanal

    Pendant ce temps, mon esprit erre comme à son habitude. Je repense à mon Kouglof matinal, à mon pain au chocolat, à la choucroute royale d’hier soir, aux Maultaschen de l’avant-veille, à mon Rhabarberschorle adoré de Dessau… et forcément, un air entêtant et complètement absurde vient me bercer l’esprit : « Rhabarberbarbara ».

    Minute musicale: Barbaras Rhabarberbar – enjoy !

    Trois choses à savoir :

    • les allemands sont fans de rhubarbe et moi aussi, d’où le Schorle à la Rhubarbe et la chanson,

    • la chanson a fait un buzz sur les réseau sociaux il y a quelques temps,

    • je trouve qu’elle a des airs de Bobby Lapointe en version remix 2025 et allemande 😅

    En fredonnant, je repense soudain à une réflexion de ma belle-maman, un hiver il y a quelques années, qui m’avait lancé : « Bah alors Julien, on fait pousser le bidou ? » 😅 #CitationDuJour

    PS: je l’avais mérité, je faisais 6 ou 7 kilos de plus qu’aujourd’hui hein 🙈

    Sur cet air musical entêtant, une question existentielle me traverse l’esprit : mais au fait, ton blog, c’est un blog de voyage à vélo ou un compte de foodporn ? 😅

    C’est là que je commence mes calculs mentaux de haute voltige. Alors, en moyenne, on brûle 450 kcal par jour en activité modérée, mais moi je brûle plutôt 900 en temps normal. En ce moment, sur nos étapes, je dois tourner autour de 2 300 kcal d’effort pur. Donc 3×9 = 24… attendez, si je retire 3… Bon, je m’y perds complètement, exactement comme quand j’essaie de compter mes longueurs à la piscine ! 😅

    #MeSolvingMaths

    Mais revenons à nos moutons ! Pourquoi est-ce que je parle autant de nourriture ? Déjà, ceux qui nous connaissent le savent : on aime ça, on ne va pas se mentir. Mais regardez un peu ce graphique très sérieux que j’ai créé avec Gemini.

    Avec tout ce qu’on pédale, on tourne à un équivalent métabolique de 6 repas par jour !!! Alors forcément, on pense beaucoup à la bouffe sur nos vélos et on engloutit tout ce qu’on trouve. #LaBonneExcuse 😅

    Mais bref de digression culinaire, pédaler il nous faut encore ! Nous croisons de très jolis villages typiques. 

    #JoliVillage

    Nous profitons de notre passage à Obernai pour flâner un peu et s’imprégner de la beauté de la région. Il faut dire que c’est vraiment splendide, avec ces maisons à colombages fleuries et ces ruelles pavées.

    Petite pause pour les vélos
    Centre-ville
    Église St Pierre St Paul

    On reprend la route. À 12h00, pile au kilomètre 50, une autre pause s’impose. Car oui, on pédale, mais il faut aussi vivre le moment présent ! Pour le déjeuner, ce sera un grand moment de gastronomie : un taboulé oriental de chez Carrefour Market, dégusté sur le pouce. 

    #J’adore #Epicurien

    Allez hop, encore 35 kilomètres. Nous repartons profiter des contreforts des Vosges, de ses coteaux viticoles verdoyants et de ses magnifiques villages typiques de la Route des Vins. Les Vosges sont magnifiques sous le soleil… on adore !

    #LesVosges
    Place du Marché à Barr

    On alterne coups de pédales réguliers et petites pauses stratégiques pour se préparer physiquement pour ce soir (attention suspens !).

    #Coups2pédales
    #Pause

    On profite un maximum malgré la chaleur qui s’est installée, enfin il ne fait pas si chaud mais il fait très très lourd 🥵

    #Sellefie
    #Pause

    Finalement, au bout de nos 85 km, la superbe cité médiévale de Kaysersberg se dévoile à nous, magnifique !

    #Centre-Ville
    #Petite-Riviere

    … Une fin d’étape magique ! Mais je vous avais parlé d’une surprise pour ce soir, non ?

    Pour clore cette journée en beauté (et honorer notre quota de 6 repas par jour), nous avons posé nos vélos pour nous attabler au Chambard, le restaurant doublement étoilé du chef Olivier Nasti, situé au cœur même du village. Autant vous le dire tout de suite : ce fut un moment exceptionnel, une claque gastronomique du début à la fin !

    Nous avons craqué pour le menu dégustation complet du chef. Si tout était parfait, notre Top 5 absolu revient sans aucun doute à :

    #1

    Le magistral Pithiviers de chevreuil d’été, exécuté à la perfection.
    #2
    Le surprenant tartare de cerf et caviar, un accord terre-mer d’une finesse incroyable.
    #3
    Son plat signature mythique : l’anguille fumée et farcie.
    #4
    Le premier dessert autour de la rhubarbe
    (et oui, encore de la rhubarbe, Barbara a encore frappé ! 🌾)
    #5
    Et pour finir, une incroyable tarte fine aux myrtilles sauvages des Vosges, accompagnée d’une déclinaison façon chou/croquembouche aux notes de myrtille et de sapin.

    Un véritable régal qui restera gravé dans les mémoires de ce voyage. On s’est fait plaisir, et après tant de kilomètres, on s’est dit qu’on l’avait bien mérité ! 😋✨

    (Oui mon Strava deconne un peu et montre toujours un peu plus de kilomètres 😅)
    #Périple
  • #8 : Heidelberg 🚲 Strasbourg

    #8 : Heidelberg 🚲 Strasbourg

    Aujourd’hui, départ à 8h15. Un peu moins matinal qu’hier, mais après tout, ce sont les vacances, il faut quand même en profiter un peu ! 😜

    On se motive !

    Au menu du jour : une étape XXL de plus de 135 km à travers le sud du Bade-Wurtemberg, la traversée du Rhin, nos premiers coups de pédale en France, et une chaleur de plomb avec pour destination finale Strasbourg ! L’itinéraire, préparé avec minutie par Étienne, nous offre une belle alternance de routes de campagne et de voies vertes, serpentant entre champs et forêts. 

    #Champ
    #PetiteForêt

    Il faut avouer que les paysages sont tout de même moins spectaculaires que la veille. On approche de la vallée du Rhin, la densité urbaine se fait sentir, mais le roulage reste très agréable. Petit à petit, nous nous approchons de Karlsruhe à une vitesse moyenne de 20 km/h. Un rythme plutôt honorable.

    #Champ
    #Forêt

    Pendant que les kilomètres défilent, mon esprit erre, comme à son habitude, sur fond de musique allemande. Un air me revient régulièrement en tête depuis le début du voyage, un air de liberté qui est devenu, à sa façon, le symbole de la chute du mur de Berlin. Vous l’avez ? Il s’agit bien évidemment du tube planétaire de Nena, 99 Luftballons (1983). Avis aux amateurs : Nena – 99 LuftBallons

    Sous ses airs de pop joyeuse, cette chanson raconte comment 99 ballons lâchés dans le ciel sont pris pour une attaque aérienne, déclenchant une guerre totale. Un rappel constant de la tension de la guerre froide.

    En fredonnant, je repense à tout notre périple depuis Berlin. Le Land de Berlin, le Brandebourg, la Saxe-Anhalt, la Thuringe, la Bavière… Je repense à cette ligne invisible que nous avons longée, à la chute du Mur. Soudain, je me revois lors de cette soirée d’hiver 1989. Ma mère nous avait appelés, mon frère et moi, pour que nous venions vite devant la télévision, un fait assez rare à la maison pour nous marquer (l’accès à la télé était très « maîtriser » 😅, et à raison).

    Je me souviens de ses mots : « Les enfants ! Venez voir ! Vite ! ». Je me revois arriver en pyjama dans le salon, scotché devant les images de ces gens escaladant le mur, cette foule en liesse. J’entends encore ma mère nous dire : « C’est un moment historique comme on n’en voit qu’une fois dans sa vie ! ». 

    #Novembre1989
    #UnNouveauMonde

    Né à l’Est mais ayant grandi à l’Ouest, je repense à notre vie actuelle à Berlin, à toutes ces histoires de la division que nous découvrons au quotidien, et à cet écart architectural, économique, ou à ces routes pavées déglinguées de l’ex-RDA, qui subsiste encore parfois entre l’Est et l’Ouest de l’Allemagne.

    #Potsdam
    #Dessau
    #Iéna

    Il est 11h45. Le thermomètre affiche déjà 30°C et nous avons 55 km dans les jambes quand nous atteignons Karlsruhe. On ne va pas se mentir, la ville a peu de charme au premier abord. Comme Berlin, elle a énormément souffert de la Seconde Guerre mondiale : son centre-ville a été détruit à plus de 80 %, car Karlsruhe était un nœud ferroviaire et industriel hautement stratégique pour le Reich.

    #OnSeCroiraitDansLe93

    Pourtant, quelques vestiges du passé subsistent, à l’image de la Grenadierkaserne. Cet ancien complexe militaire du XIXe siècle, qui a vu passer des générations de soldats (badois, impériaux, puis la Wehrmacht et même l’armée française après-guerre), a aujourd’hui été très bien réhabilité.

    #GrenadierKaserne

    Pas de grosse pause déjeuner au programme, mais plutôt des petits breaks réguliers pour se sustenter et, surtout, s’hydrater! À 13h30, avec 75 km au compteur et 33°C à l’ombre, c’est l’heure du bretzel !

    #ÇaSentLaFarigue hein 😅

    Au-delà du cliché gourmand (et moi j’adore !), le bretzel est un véritable symbole culturel ici. Né au Moyen Âge dans les monastères du Sud de l’Allemagne, sa forme unique représenterait des bras croisés sur la poitrine pour la prière, et ses trois trous symboliseraient la Sainte Trinité. C’est le carburant officiel et sacré du cycliste en Allemagne !

    Encore quelques coups de pédale et voilà enfin les premiers panneaux indiquant la France !

    #BientôtLaFrance

    Nous longeons le Rhin sur les digues. Loin d’être un long fleuve tranquille et rectiligne servant de simple frontière politique, le Rhin sauvage offre ici des zones naturelles magnifiques, une alternance de bras morts, de petits lacs et de zones marécageuses… incroyable !

    #SurLesDigues

    Pour franchir le fleuve, nous empruntons un pont suspendu de « toute beauté ». Attention, amis qui avez le vertige, abstenez-vous ! 

    Heu vous êtes sûr de votre coup là? 😅
    Pas convaincu là 😅

    Et soudain… la France 🇫🇷 ! 

    Oui il fait très chaud là 😅

    Il nous reste une bonne trentaine de kilomètres pour atteindre notre but. On roule le long du du Rhin, alternant pistes paisibles, petits villages alsaciens et forêts accueillantes.

    #PasDésagreable

    Kilomètre 138 : enfin, Strasbourg ! Par 35°C, en sueur mais heureux !

    #SelfieNul

    Nous poussons nos vélos dans le centre-ville pour admirer ce petit bijou d’architecture.

    #Magnifique
    #Chaleur

    À 17h45, nous posons nos sacoches à l’hôtel. Inutile de vous dire que la douche n’est pas une option ! 😅

    À 18h30, nous savourons une bière bien méritée sur la place du Marché-Gayot. Cette petite place pavée et arborée est un véritable havre de paix.

    #BienMéritées

    À 19h45, direction Chez Yvonne, une véritable institution de la cuisine strasbourgeoise. Même s’il fait encore 30°C en terrasse, impossible de résister à l’appel du terroir : ce sera une choucroute royale pour tout le monde ! 

    #LaFrance 😋

    Pour digérer tout cela, nous nous offrons à 21h30 une petite balade nocturne dans le quartier historique de la Petite France, avec ses maisons à colombages.

    #PetiteFrance

    22h30. Il est l’heure pour nous de vous laisser après cette journée riche en émotions, en souvenirs et en coups de pédale. Que du bonheur !

    #EtapeDuJour

    À demain pour la suite !

    #Périple
  • #7 : Wertheim 🚲 Heidelberg

    #7 : Wertheim 🚲 Heidelberg

    Grosse vague de chaleur oblige, ce matin le réveil pique un peu : départ à 7h30 tapantes pour profiter un maximum des heures « fraîches ». Oui, on a un concept des vacances bien à nous ! 😅

    #OnTheRoad
    #JeFaisLeMalin

    L’itinéraire est toujours aussi calme, paisible et agréable. Au fil de nos coups de pédales, nous changeons discrètement de région. Bienvenue dans le Baden-Wurtemberg !

    #Baden-Wurtenberg

    Ce Land du sud-ouest de l’Allemagne est une terre de contrastes profonds, historiquement née de la fusion en 1952 de trois anciennes régions : le Bade, le Wurtemberg et la Prusse-Hohenzollern. C’est aujourd’hui le moteur économique et industriel du pays (le berceau de Porsche et Mercedes), mais aussi une région à la nature exubérante, célèbre pour sa Forêt-Noire et sa vallée du Neckar (merci ChatGPT 😊).

    Avec 117 km prévus et pas moins de 1 000 m de dénivelé cumulé, on sait que la journée va être longue. D’autant qu’à 9h30, le thermomètre affiche déjà 30°C… Allez, une petite pause contemplative en bord de rivière s’impose !

    #Break

    Au passage, les statues religieuses qui ornent les ponts et les chemins nous rappellent à chaque instant que nous roulons toujours dans le grand Sud catholique.

    #TerresCatholiques

    Le Bade-Wurtemberg se dévoile et il faut avouer que c’est très beau. Paysages vallonnés, forêts denses, rivières sinueuses et églises de charme…

    #Magnifique

    La grande particularité ici, c’est la pierre en grès rose (le fameux Bunthandstein). Typique de la région et extraite des carrières locales, elle habille les ponts, les églises et les maisons, donnant aux villages un cachet fou. Bon, certains Français chauvins diront que ça ne vaut pas les ocres de Roussillon, mais franchement, c’est très beau !

    Ensuite, le profil de l’étape se corse : ça monte, ça descend, ça monte, ça monte… exactement comme le thermomètre ! À 11h00, il fait déjà 34°C 🥵. Heureusement, nous avons déjà 50 km dans les jambes. On squatte les moindres coins d’ombre et de « fraîcheur » pour faire des pauses régulières. Avec cette chaleur écrasante, il faut ménager le cœur !

    Vous lisez les panneaux ? 😜

    Après une ascension particulièrement coriace… (voir topographie ci-dessous)

    #Elevation

    … nous débarquons dans un petit bled équipé de notre QG officiel : un supermarché Edeka. Le temps de chasser de quoi pique-niquer, puis de s’hydrater à l’abri du soleil qu’il nous faut déjà repartir.

    #TrainStation

    Objectif? En abattre un maximum avant que le mercure ne dépasse les 35°C.

    Pour la suite, nous empruntons une ancienne voie ferrée réhabilitée en piste cyclable.

    #GoGoGo 🥵

    C’est le moment idéal pour que mon cerveau enclenche le mode jukebox 😜

    36 Grad und es wird noch heißer,

    Mach den Beat nie wieder leiser,

    36 Grad, kein Ventilator 

    Das Leben kommt mir gar nicht hart vor

    Vous l’avez ? Bon je vous traduis !

    36 degrés, et ça devient encore plus chaud

    Ne baisse plus jamais le tempo

    36 degrés, pas de ventilateur

    La vie ne me paraît pas si dure

    La chanson résume parfaitement notre état d’esprit et le ressenti du moment ! 

    2RaumWohnung – 36Grad

    On s’accorde une énième pause pour déguster un grand classique de la boulangerie allemande : le Stangengebäck ou Laugenstange (un genre de bretzel allongé, salé et ultra-moelleux). Guten Appetit ! 

    #Yummy

    Alors comme le dit ma mère… « c’est bon mais c’est un peu étouffe chrétiens ton truc » 🤣 mais moi j’adore, comme les bretzels 😋 #CitationDuJour

    Trêve de gourmandise, il faut pédaler sans relâche. La chaleur nous plonge en mode pilote automatique. Les jambes tournent, le cerveau surchauffe et divague, mais on avance. D’ailleurs, il n’y a pas que nous qui souffrons de la canicule : on croise même un cheval étalé de tout son long dans son pré, en mode pépère total, visiblement assommé par les degrés !

    #38Degrés
    #TropMignons

    Une fois l’ascension principale achevée, et la descente qui va avec, nous découvrons enfin la très belle vallée de la Neckar.

    #Vallée

    À ce stade, nous sommes sur un rythme de pause syndicale tous les 10 kilomètres : on boit, on pédale, on boit, on pédale.

    Finalement, après 117 km d’effort intense, Heidelberg se dévoile enfin à nous, dominée par son célébrissime château romantique. 

    #Heidelberg

    Suspendu au-dessus de la vieille ville, ce joyau en grès rose (tiens, encore lui !) est l’emblème absolu du romantisme allemand. Partiellement détruit par les troupes de Louis XIV au XVIIe siècle, ses ruines majestueuses ont fasciné des générations de poètes et d’artistes, de Goethe à William Turner.

    Le temps de prendre une douche (et là, croyez-moi, c’était une urgence absolue pour la survie du couple !), et nous voilà partis à la découverte de la ville et de ses spécialités.

    #ChateauRomantique

    Au menu ce soir pour recharger les batteries : une excellente bière bien fraîche:

    #Bières

    Et une assiette de Maultaschen !

    #Maultaschen

    C’est tout simplement une sorte de très gros raviolis, généralement farcis bœuf haché, chair à saucisse (oui ça reste le pays de la saucisse hein 😅), d’épinards, d’oignons, et de pain rassis. C’est typique du coin, et c’est très bon 😋

    Allez, à demain pour une étape majeure !

    #Etape
    #Periple

  • #6 : Pause thermale à Bad Kissingen & Cap sur Wertheim 🚲

    #6 : Pause thermale à Bad Kissingen & Cap sur Wertheim 🚲

    Mardi 29 Juillet : Amis lecteurs, vous avez beaucoup entendu parler de nos efforts, mais aujourd’hui, c’est par une pause bien méritée que cet article commence ! Après 5 jours de selle, plus de 500 km dans les pattes, 5 Länder traversés et une chaîne de dérailleur transformée en pignon fixe, un break s’imposait.

    Nous avons posé nos sacoches à Bad Kissingen. Cette somptueuse ville thermale bavaroise n’est pas n’importe quelle station de milieu de zone : elle est officiellement classée au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des « Grandes villes d’eaux d’Europe » (aux côtés de Vichy ou de Spa).

    Au programme ? L’art de vivre à la bavaroise : réparation officielle du vélo d’Étienne (ouf !), balades dans les parcs fleuris et, surtout, une déconnexion totale aux thermes. On a alterné les bains de cure entre 28°C et 35°C, profité des saunas, des hammams et des célèbres espaces naturistes (FKK obligent, on laisse le maillot au vestiaire !)

    #CentreVille
    #RivièreSaale
    #Biergarten

    Mais cette journée de détente n’a qu’assez duré… on est là pour faire du vélo !

    Mercredi 29 juillet : L’étape de la fournaise

    Il est 8h30. Le thermomètre affiche déjà 20°C au réveil et on sait qu’il ne faut pas traîner : Météo Allemagne annonce plus de 35°C cet après-midi ! La sortie de Bad Kissingen se fait sans encombres, en longeant la rivière Fränkische Saale. Surprise locale : la piste est bordée de palmiers. Autant vous dire qu’on ne se croit clairement pas à Berlin ! 

    #NotInBerlin

    La Bavière rurale se découvre un peu plus à chaque coup de pédale. Tout y est vert, paisible, ultra-tranquille, et surtout doté d’aménagements cyclables frôlant la perfection.

    #PasMal 😎

    Avec nos cuisses parfaitement reposées de la veille, des pistes lisses comme un billard, 22°C et un vent aux abonnés absents, les conditions de roulage sont optimales. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas s’arrêter. Après tout, ça reste les vacances !

    #Pause

    On traverse des villages pleins de charme et richement décorés : aucun doute, les calvaires et les églises baroques nous rappellent que nous sommes en terres profondément catholiques.

    #Village
    #TerresCatholiques
    #TerresCatholiques

    Trêve de rêvasserie, il faut pédaler. Alors on enchaîne les kilomètres et, comme d’habitude, mon esprit s’égare. Une musique commence à tourner en boucle dans ma tête : « Guten Morgen, Guten Morgen, Guten Morgen Sonnenschein… ». Vous l’avez ? Non ? Un grand classique de Nana Mouskouri en allemand qui ne me lâchera pas de la journée ! 😅

    Avis aux amateurs/amatrices : Nana Mouskouri – Guten Morgen

    Au kilomètre 40, il est temps d’anticiper le pique-nique. Arrêt obligatoire chez Edeka, le temple des supermarchés allemands. Bon, soyons honnêtes, ce n’est pas aussi bien que le Super U national pour y dénicher des Figolus (petite dédicace à Juliette), mais ça fait le job !

    #Figolu

    Kilomètre 55 : pause réglementaire au bord du Main (la fameuse rivière qui traverse Francfort).

    #LeMain

    Kilomètre 75 : C’est le moment idéal pour la minute gastronomique et notre pause dessert. Au menu : les fameux Quarkbällchen ! Mais qu’est-ce que c’est ? 

    #Miam

    Littéralement des « boules de fromage blanc ». Imaginez des petits beignets ronds, ultra-moelleux grâce au fromage frais (Quark) intégré à la pâte, frits et roulés généreusement dans le sucre. Ca ressemble un peu à des bugnes 😋. PS: celui-ci était en format XXL 🙈

    Oui, parce qu’on pédale beaucoup, mais il faut faire vivre la machine. Après tout, comme le dit une grande philosophe de chez nous (Cécile si tu nous lis 😜) : « Le gras, c’est la vie » ! #JournéeCitation

    Le thermomètre monte, monte, monte… Il fait désormais 35°C à l’ombre. On transpire à grosses gouttes, mais on garde le sourire !

    #Sellefie

    Au kilomètre 90, nouvel arrêt hydratation d’urgence. Par temps de canicule, la règle d’or est de boire. Pour l’occasion, on déguste un Johannisbeerschorle. Qu’est-ce que c’est ? 

    #Johannisbeerschorle

    Le Schorle, c’est la boisson reine en Allemagne : un jus de fruit coupé à l’eau gazeuse, ultra-désaltérant et pas trop sucré. Ici, il est au cassis (Johannisbeer), même si mon grand favori reste le Rhabarberschorle (à la rhubarbe).

    Allez, trêve de gourmandise, il nous reste quelques kilomètres et un dernier sursaut de dénivelé à travers les bois. Avec cette chaleur étouffante, l’ombre de la forêt est une bénédiction.

    #Dénivelé

    Après 104 km, 570 m de dénivelé cumulé, 5h30 de selle et par une température finale de 36°C, nous voilà enfin arrivés à Wertheim, blottie à la confluence du Main et de la Tauber.

    #Wertheim

    Le temps de prendre une douche salvatrice (et croyez-moi, il y en avait grandement besoin) et nous partons explorer cette ville magnifique. Le patrimoine médiéval avec son château en ruine qui surplombe les toits, le cadre fluvial, le climat… tout y est

    #Clichés
    #SoClichés

    Même la bière locale fraîche pour clore le chapitre !

    #BierZeit

    En bref? Plus on avance, plus on se régale 😊

    #EtapeDuJour
    #Périple
  • #5: Gehlberg 🚲 Bad Kissingen

    #5: Gehlberg 🚲 Bad Kissingen

    Départ à 8h30 après une bonne nuit de sommeil réparateur. La grisaille est de la partie ce matin, et la première section s’annonce comme la plus coriace du trajet : une belle et longue ascension pour se mettre en jambes ! 

    #OnGrimpe

    Étienne a un mérite fou avec son pignon fixe bricolé la veille, mais on y arrive coûte que coûte ! 🙃

    #DuckFace

    Pendant cette petite ascension, cet air dans ma tête: je n’ai qu’une philosophie, être accepté comme je suis… peut être la suite de mon inspiration de la veille? Vous l’avez? Amel Bent, Ma Philosophie

    C’est donc sur cet air entraînant que nous attaquons notre descente.

    La descente se fait via un chemin de forêt, non goudronné, attention !

    #Vacances2rêves

    Mais elle nous offre tout de même de jolis points de vue.

    #Point2vue

    Après un peu plus d’une heure à grelotter, nous arrivons à Suhl, sous une pluie battante.

    #TropBienLesVacances 😅

    Le relief est ici très différent de ce que nous avons traversé jusque-là : c’est un paysage de moyenne montagne, particulièrement vallonné.

    #SurLaRoute

    Après encore quelques kilomètres, la faim se fait sentir. On décide de s’arrêter pour ravitailler dans une zone d’activité commerciale au charme… tout relatif. Finalement, vu le déluge, ce sera achat express de sandwichs sous plastique, dégustés à la hâte sur le parking de supermarché. La vraie vie de bikepackers ! 😜

    #Cadre2rêve
    #RestauGastro

    Heureusement, la route qui suit est très belle. Toujours aussi vallonnée, elle serpente au cœur de la forêt de Thuringe, dont la réserve de biosphère est d’ailleurs classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

    #OnAvanceOnAvance

    Finalement, un petit rayon de soleil perce les nuages, et un banc perdu au milieu de nulle part nous tend les bras. Parfait pour une pause bien méritée avec déjà plus de 60 km dans les jambes. On s’installe, on grignote quelques chips en complément de nos sandwichs premier prix, et on observe les environs. 

    #Chips 😜

    Il faut avouer que c’est très beau. Mais soudain, une tourelle au loin, isolée au milieu des champs, interpelle notre regard. Qu’est-ce que c’est ?

    Quelques minutes d’observation et une rapide recherche sur Google plus tard, le verdict tombe : nous sommes pile sur la frontière invisible entre la Thuringe et la Bavière. Autrement dit, l’ancienne frontière interallemande entre l’ex-RDA et l’ex-RFA. Cette tourelle n’est rien d’autre qu’un ancien mirador de l’Est.

    #Mirador

    Plus loin, un poteau piteusement peint aux couleurs de l’Allemagne est un autre vestige de ce Rideau de fer, qui devait passer exactement là où se trouve la route que nous empruntons.

    #Frontière

    C’est fascinant… fascinant. Je ne trouve pas d’autre mot pour décrire cette impression étrange qui nous envahit en reprenant notre route, en circulant littéralement sur cette cicatrice de l’Histoire.

    À gauche l’Est, à droite l’Ouest

    Quelques mètres à peine qui ont séparé deux mondes que l’on a longtemps crus irréconciliables.

    Peut-être parce que je suis né à l’Est mais que j’ai grandi à l’Ouest que cette période me parle tout particulièrement, mais ce sentiment est indéfinissable. Se dire qu’il y a là deux villages, distants de seulement 5 km, qui partagent la même architecture, la même nourriture, où les habitants parlent la même langue et font souvent partie des mêmes familles… et que pendant 40 ans, ils ont été coupés du monde par un mur de barbelés et de mines ? C’est une prise de conscience vertigineuse sur la folie des hommes.

    Mais trêve de philosophie, pédaler il nous faut !

    En franchissant cette ligne, le changement de Land est presque instantané. Force est de constater que les routes de Bavière sont en bien meilleur état.

    #UnBillard

    Les villages bavarois ont eux aussi des pavés, mais de tout petits pavés parfaitement alignés, bien loin des gros blocs chaotiques de la RDA. 

    Ah la Bavière 😁

    Enfin, un détail ne trompe pas : les calvaires et les églises qui bordent la route nous rappellent que nous sommes désormais en terres catholiques, et plus protestantes.

    #TerresCatholique

    Une ancienne frontière, une simple route, et pourtant deux mondes qui affichent encore leurs différences après presque 40 ans de réunification.

    Le temps d’un selfie bavarois…

    #Sellefie

    Finalement, après 100,7 km et 750 mètres de dénivelé cumulé, nous arrivons enfin à destination : Bad Kissingen, une magnifique ville thermale bavaroise où l’on va pouvoir soigner les jambes… et le vélo !

    #BadKissingen

    Le temps d’une bonne bière et d’un bon repas qu’il nous faut nous laisser, prêts à savourer notre pause bien méritée !

    (Ça fait toujours sourire)

    À demain pour un premier bilan? 😜

  • #4 : Iéna 🚲 Ghelberg

    #4 : Iéna 🚲 Ghelberg

    Départ à 9h00 de Iéna, la faute à un petit-déjeuner tardif (l’hôtel n’ouvrait le buffet qu’à 8h00, un scandale pour des cyclistes affamés ! 🍳)

    #BonAppétit

    Il fait doux, le ciel est clément et nous mettons le cap sur Weimar pour commencer la journée.

    #SurLaRoute

    Après une vingtaine de kilomètres, nous voilà arrivés à Weimar. Cette ville d’environ 65 000 habitants est mondialement connue pour avoir été le cœur vibrant des Lumières allemandes, abritant les écrivains Goethe et Schiller, mais aussi pour avoir donné son nom à la fragile « République de Weimar » (1919-1933). Visuellement, la ville n’a rien d’extraordinaire au premier abord, mais ici, l’histoire résonne à chaque coin de rue.

    #Weimar

    Une histoire qui sait aussi se faire terriblement sombre, comme en témoigne ce panneau à la sortie de la ville indiquant la direction du camp de concentration de Buchenwald…

    #SombreHistoire

    Nous continuons notre route direction Erfurt. Pour vous, amis lecteurs, ce nom ne résonne peut-être pas. Pour nous, si ! Erfurt, c’est un peu le Saint-Pierre-des-Corps allemand : un nœud ferroviaire mondialement connu par tous les voyageurs qui traversent le pays en train, sans que personne ne sache vraiment ce qu’il s’y passe. 

    #Erfurt

    Et là… c’est le drame. Étienne rencontre un problème technique majeur : son câble de dérailleur arrière lâche net. Conséquence immédiate : la chaîne se bloque sur le plus petit pignon, le braquet le plus dur possible. Le timing est parfait, sachant que nous sommes censés attaquer du gros dénivelé cet après-midi pour découvrir le parc naturel de la forêt de Thuringe ! 😱

    Le temps de se sustenter stratégiquement:

    #MacDo

    et me voilà reconverti en « Bricole Boy », moi qui suis d’ordinaire si « manuel ». Heureusement, mon coach perso (Gemini) à distance est là pour nous guider par message. Parce qu’en Allemagne, un dimanche à 13h00, autant vous dire que tout est fermé !

    #BricoleBoy

    Après quelques sueurs froides, nous réussissons l’opération de la dernière chance : bloquer mécaniquement le dérailleur sur un pignon intermédiaire à l’aide des vis de butée. Étienne se retrouve en pignon fixe / single-speed, mais il peut enfin pédaler ! C’est reparti !

    La route s’élève et le paysage se transforme. Les forêts deviennent plus denses, plus variées, plus feuillues. Les villages traversés se font plus coquets et même les clochers des églises changent de style… C’est fascinant de voir les micro-régions changer sous nos yeux.

    #Village

    On croise quelques rares cyclistes, et un troupeau de moutons qui nous regarde passer d’un air dubitatif. 

    #Tranquillou

    Mais le plus important, c’est qu’on garde le sourire !

    #Smile

    Parce que le vélo d’aventure, c’est aussi ça : des crevaisons, de la pluie, du vent de face, des canicules, des chaînes ou des câbles qui cassent. Mais en vrai ? Ce n’est pas l’essentiel. Ces imprévus nous apprennent beaucoup sur nous-mêmes. Chaque voyage nous fait grandir, et c’est dans l’adversité qu’on savoure le moment. Comme le disait une grande philosophe française contemporaine (Jenifer, pour ne pas la nommer) : « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort » ! Pour les amateurs : Au soleil

    Ah on me dit dans l’oreillette que la citation originale est de Nietzsche 😅

    Nous nous enfonçons toujours un peu plus dans la forêt de Thuringe en remontant la rivière Gera. Au passage, on croise quelques vestiges du passé : une vieille ferme abandonnée, puis les restes d’une authentique Trabant est-allemande complètement désossée. 

    #GermanStyle
    #DDRStyle

    Le coin est vraiment splendide. Même si notre « arrogance » de Français nous souffle parfois des petits airs de déjà-vu, on doit bien avouer que c’est très joli.

    #ToujoursLeSmile

    Pour les derniers kilomètres, le parcours nous réserve une surprise de taille : un petit chemin gravelonné avec des pentes entre 10 et 12 %… La cerise sur le gâteau après déjà 90 km dans les pattes ! Cette fois, Étienne posera pied à terre. Il faut dire qu’attaquer de tels pourcentages en pignon fixe, c’est surhumain !

    #PresqueFini!

    En vrai, il a même couru ! Je dis ça, je dis rien 🤐

    Finalement, après 93,9 km et 970 mètres de dénivelé positif cumulé, nous voilà arrivés à destination, dans un petit coin de paradis perdu au milieu de nulle part (tout ce qu’on aime !).

    Pas même le temps de prendre une douche qu’on se jette sur une bière bien fraîche. Il fait pas loin de 30 degrés à l’ombre, et je crois qu’on ne l’a pas volée celle-ci !

    #Deserved

    Après une bonne douche salvatrice (un peu de savoir-vivre quand même !), nous nous lançons dans une dégustation des grandes spécialités de Thuringe : la fameuse Rinderroulade (paupiette de bœuf locale) accompagnée de ses Thüringer Klöße (des boules de pommes de terre, proches des Knödel, mais beaucoup plus tendres et fondantes).

    #BonAppétit!

    En bref ? Encore une bien belle étape, entre histoire, paysages, mésaventures et bons appétits !