Après une excellente nuit de sommeil bien au frais grâce à la climatisation, nous voilà sur nos vélos, parés pour l’ultime chapitre de cette épopée. Au programme du jour : 85 km (prévisionnels) à la conquête du Provinois et des portes de Paris !
À 8h30, sous un très doux 14°C, nous donnons nos premiers coups de pédale.

Les routes du Provinois sont agréables, bien qu’un peu monotones : des champs à perte de vue, coupés par quelques bosquets de bois.



En observant ce paysage qui défile, mon esprit vagabonde. Je repense à tout ce chemin parcouru depuis le premier jour, à nos aventures, nos doutes, nos fous rires, nos calories brûlées… Ce voyage a eu un air de pèlerinage moderne pour nous ramener vers notre ancien Heimat.
La minute philo : C’est quoi le Heimat ?
Ce mot allemand est quasiment intraduisible en français. C’est bien plus que la « patrie » ou la « maison » : le Heimat, c’est ce lieu refuge où l’on se sent profondément chez soi, lié par les souvenirs, les odeurs, les proches et l’histoire personnelle. En quittant Berlin pour pédaler jusqu’à Paris, nous avons tissé un pont physique entre notre Heimat d’adoption et notre Heimat de cœur.
Rapidement, nous rejoignons le Chemin des Roses, cette superbe voie verte aménagée sur une ancienne ligne de chemin de fer.

En roulant sous ce tunnel de verdure, je pense à vous, chers lecteurs. C’est quand même une sacrée aventure : partir de Berlin, traverser des régions entières à la force des cuisses, pour finalement arriver à Paris et retrouver la famille, les beaux-parents, les amis… et surtout Odessa !

Sur fond de Love sis in the air , ma chanson officielle du jour, je repense à notre petite poulette d’amour. Vous avez été tellement nombreux à nous demander des nouvelles d’elle tout au long de notre voyage ! (Ou de mes cheveux 🤣)
Aujourd’hui, ces derniers kilomètres, on les pédale un peu pour vous, avec vous, et tout particulièrement pour elle. 🐶❤️

Mais trêve d’émotion, l’appel du ventre me ramène à la réalité. À 12h00 précises, après 60 kilomètres au compteur, l’heure du tout dernier pique-nique du périple a sonné. Au menu : un classique sandwich à la rosette !

et surtout, surtout… un ultime flan pâtissier pour honorer la tradition jusqu’au bout !

Après cette pause gourmande, nous reprenons la route.

Très vite, la tranquillité rurale s’efface : nous rattrapons l’agglomération parisienne.

Nous revoilà plongés dans les « joies » des aménagements cyclables de la banlieue : un patchwork un peu décousu où chaque municipalité y va de sa petite touche, ce qui ne facilite pas toujours la navigation, mais offre une immersion brute dans le décor urbain.

Et puis… enfin Paris !

Le spectacle des arbres calcinés par les canicules successives nous fend le cœur.

Des trémolos dans la gorge, les jambes qui tremblent légèrement sous le coup de l’émotion et de la fatigue, nous mettons le cap sur la place Félix Éboué.
Et enfin… la rue du Rendez-Vous !

Ce n’est pas sans une vive émotion que nous posons pour un selfie sous la plaque de cette rue parisienne où nous avons vécu pendant une quinzaine d’années, notre Heimat.
Le temps de s’accorder un Perrier en terrasse, la tête pleine de souvenirs de notre ancienne vie ici, et nous repartons pour l’assaut final vers la Seine-Saint-Denis (le 93) pour les retrouvailles tant attendues avec Odessa.
Il est 16h00. 95 kilomètres au compteur aujourd’hui. Et enfin, les retrouvailles !

Voilà, chers lecteurs : la boucle est bouclée.
Depuis de nombreuses années, nous rêvions de réaliser ce périple. Un pèlerinage, un hommage à notre passé parisien et un salut à notre nouvelle vie berlinoise… Et nous l’avons fait !

Mais pour le grand bilan, les chiffres fous et les anecdotes, ce sera dans un article dédié. Alors restez connectés ! 😉






















































































































































































































































