Bonjour à tous !
Aujourd’hui, on passe aux choses sérieuses : le mode grimpeur est officiellement activé, comme vous l’aurez compris avec le titre ! Parce que les contreforts des Vosges c’est bien gentil, mais pour rejoindre Paris, il nous faut bien finir par les traverser ! 😅

À 8h30, on attaque directement le plat principal avec le col de la Schlucht.

Au programme : une belle et grande ascension de 19 km de long pour avaler environ 1 000 m de dénivelé positif. Histoire de bien se mettre en jambes dès le matin ! C’est parti 😁.
Les routes de montagne sont définitivement les plus belles, même si ce sont aussi les plus exigeantes.

Bon, voilà, nous on va tout là-haut…

Force est de constater que la route est absolument superbe. Ce n’est pas pour rien que la Schlucht est l’un des grands classiques du Tour de France ! Franchi pour la première fois par le peloton en 1931, ce col a vu passer les plus grandes légendes du cyclisme, d’Eddy Merckx à Thomas Voeckler. Non mais regardez-moi ces paysages !

Allez, trêve de rêvasserie, on grimpe, on grimpe. À chaque kilomètre, la borne nous rappelle les kilomètres restants et le dénivelé déjà effectué. Allez, plus que 8 km et déjà 755 m de hauteur !

Le thermomètre affiche déjà 28°C, on surchauffe, on transpire, mais qu’est-ce que c’est beau ! 🤩

Et dans ma tête, « On avance, on avance, on avance… C’est une évidence, on n’a pas assez d’essence pour faire la route dans l’autre sens… ». C’est un peu la chanson du jour, non ?
Avis aux amateurs : Alain Souchon – On Avance
Allez, plus que 5 km et déjà 898 m d’altitude.

Mais que c’est beau !

Plus que 1 km et « déjà » 1 089 m.

Mais encore une fois, quelle vue !

Et voilà, sommet ! 19 km d’ascension bouclés en 1h49 pour moi, hors pauses GPS (parce qu’il ne faut pas déconner, on a 3 cols au programme aujourd’hui, j’ai pas envie de me gourer et d’en faire 5 ou 6 ! 😅).
Étienne, lui, l’avale en 1h39 sans aucune pause (oui, c’est lui le boss du GPS ! 😅). Et hopla, comme on dit en alsacien !

Pour la minute culture générale, nous quittons ici officiellement l’Alsace pour pénétrer dans le département des Vosges. Entre 1871 et 1918, à l’époque où l’Alsace-Moselle était annexée par l’Empire allemand, ce col marquait la frontière physique et douanière entre la France et l’Allemagne. Pédaler ici, c’est rouler sur une ancienne ligne de démarcation impériale !
Mais on n’est pas là pour rigoler, c’est parti pour le second col ! On redescend un peu, et hopla, on remonte ! Cette fois-ci, direction le col des Feignes sous Vologne, culminant à 954 m d’altitude.

Peu après le col, surprise : un bretzel sauvage qui se baladait au milieu des sapins !

Et hop, miam !


Après cette pause roborative, on repart pour le troisième et dernier col de la journée. On descend à nouveau, et on remonte. La chaleur commence sérieusement à se faire sentir, le thermomètre affiche déjà 33°C.

Enfin, au kilomètre 40, nous atteignons le col de la Croix des Moinats, à 891 m d’altitude.

En basculant de l’autre côté, le thermomètre s’affole et grimpe à 35°C. Ici, malheureusement, tout est cramé par la chaleur, cela fait de la peine à voir.

Même les vaches cherchent désespérément un coin d’ombre pour se mettre à l’abri du soleil.

Tout n’est que désolation : les ruisseaux sont à sec, l’herbe est totalement jaune, les arbres sont en souffrance et les bouleaux meurent sur pied… 😔

Sous cette canicule, une pause s’impose pour ménager les organismes. Halte salvatrice de 20 minutes à Remiremont, l’occasion pour nous de s’enfiler pas moins d’un litre et demi de boisson fraîche, dont un excellent milkshake au chocolat.

On reprend la route direction Plombières-les-Bains. Ce petit bijou architectural est une célèbre ville thermale dont les eaux étaient déjà prisées par les Romains, puis plus tard par Louis XIV, Napoléon III et Joséphine. C’est ici qu’a été signée la fameuse « entrevue de Plombières » en 1858, un accord secret pour l’unification de l’Italie. Malheureusement, la ville fait aujourd’hui de la peine à voir : beaucoup de bâtiments historiques semblent totalement laissés à l’abandon…


Après Plombières-les-Bains, nous reprenons une route un peu plus verte.

Nous franchissons une nouvelle frontière invisible et pénétrons en Bourgogne-Franche-Comté, la terre de ma famille paternelle !

Je repense à mon grand-père, à Vesoul, à Bonnevent, à mon père qui nous a quitté, à toutes ces histoires qu’ils racontaient pendant les repas de famille, tous ces souvenirs d’enfant. Et sur cette grand route, sur la route de Vesoul, l’émotion.
Finalement, après 85 km et 1 371 m de dénivelé positif cumulé, nous arrivons enfin à notre destination : Aillevillers-et-Lyaumont. Le temps pour nous de savourer une bonne bière fraîche :

Et de déguster la grande spécialité locale : la carpe frite !

A demain pour de nouvelles aventures !


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